vendredi 7 avril 2017

Santé Canada propose d'interdire un type de gras trans industriel

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Publié le 07 avril 2017 à 16h42 | Mis à jour à 16h42
Certaines margarines recèlent des huiles partiellement hydrogénées.... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)
Certaines margarines recèlent des huiles partiellement hydrogénées.
PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE
La Presse Canadienne
OTTAWA
Santé Canada propose d'interdire les huiles partiellement hydrogénées (HPH) - «la principale source de gras trans industriels» - dans tous les aliments vendus au pays.
Le projet de règlement, qui ajouterait les HPH à la Liste des contaminants et des autres substances adultérantes dans les aliments, fera l'objet d'une consultation publique jusqu'au 21 juin. Le ministère de la Santé s'engage à accorder à l'industrie une période de transition d'un an s'il est adopté.
Santé Canada souhaite ainsi «réduire au minimum l'offre de gras trans dans l'offre alimentaire canadienne», alors qu'elle estime que les Canadiens étaient parmi ses plus grands consommateurs vers le milieu des années 1990.
Le communiqué de l'agence souligne que les gras trans font augmenter le taux sanguin de «mauvais» cholestérol, tout en abaissant le taux de « bon » cholestérol - ce qui accroît les risques de maladie du coeur.
Le procédé industriel appelé hydrogénation partielle sert à durcir et à stabiliser les huiles végétales liquides pour améliorer la durée de conservation et la texture des aliments, précise Santé Canada.
L'élimination des HPH s'inscrit dans la Stratégie en matière de saine alimentation, par laquelle le «gouvernement s'emploie à faire du choix sain le choix facile», a déclaré la ministre de la Santé, Jane Philpott.
L'Organisation mondiale de la Santé estime que moins de 1 % de l'apport énergétique total devrait être issu des gras trans.
L'indication des gras trans sur les étiquettes nutritionnelles est obligatoire depuis 2002.

jeudi 16 mars 2017

Système de santé québécois: défis de taille à relever, selon un rapport

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Publié le 16 mars 2017 à 11h24 | Mis à jour à 11h24
Bien que le système de santé québécois figure parmi les meilleurs au monde, des... (Archives La Presse, Martin Chamberland)
ARCHIVES LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND
(Québec) Bien que le système de santé québécois figure parmi les meilleurs au monde, des défis de taille restent à relever en matière d'accessibilité et de continuité des soins, selon un rapport du Commissaire à la santé et au bien-être déposé jeudi à l'Assemblée nationale. L'organisme estime que les difficultés du système de santé ne sont pas liées à une enveloppe budgétaire insuffisante, mais bien plutôt à l'organisation des soins et à la répartition des ressources humaines et matérielles.
Dans l'ensemble, le Québec fait bonne figure en ce qui a trait à l'état de santé de sa population, aux bons résultats de soins hospitaliers et à la qualité technique des soins, tant sur les plans de la sécurité et de la pertinence que sur celui des bonnes pratiques, souligne d'emblée le CSBE dans son dernier rapport d'appréciation de la performance du système de santé et de services sociaux.
«Cependant, quelques défis de taille demeurent très présents au Québec, notamment en accessibilité et en continuité» des soins, observe le Commissaire.
Selon lui, le temps d'attente pour avoir accès aux soins est souvent trop long, que ce soit pour consulter un médecin de famille ou un médecin spécialiste, pour passer des tests diagnostiques ou pour avoir une chirurgie non priorisée par les politiques gouvernementales. 
Le CSBE note également que l'information ne suit pas nécessairement le patient dans son parcours à l'intérieur du système de santé. «Il y a peu de partage d'information entre les professionnels de la santé concernant le patient, particulièrement de la part du médecin spécialiste vers le médecin de famille», déplore-t-il dans son document de près de 70 pages.  
Le coût des services médicaux offerts par les médecins de famille est particulièrement élevé, soit 1,7 fois plus que les mêmes services selon la moyenne canadienne, et ils sont moins disponibles en dehors des heures régulières (soirs et fins de semaine), note encore le Commissaire. Un problème que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a promis de régler avec l'ouverture de 50 supercliniques d'ici la fin 2018.
Une autre préoccupation du CSBE tient à «l'iniquité documentée relativement au suivi des patients et aux résultats de santé pour les personnes ayant les revenus les plus faibles», un enjeu de taille qui devrait, selon lui, être au centre des préoccupations du système public québécois. «Les populations vulnérables ont davantage besoin de services et ces besoins non comblés exacerbent leur condition défavorable. Ce manque d'équité va à l'encontre de la solidarité, valeur chère à la société québécoise», écrit-il.
Le CSBE déplore par ailleurs qu'il soit absolument impossible à l'heure actuelle de tracer un portrait des résultats des soins reçus par les patients atteints d'un cancer en raison de l'indisponibilité de données récentes. «Pourtant, le cancer est la première cause de décès au Québec», rappelle-t-il. 
Le Commissaire remarque aussi une multidisciplinarité «limitée» dans les cliniques du Québec. Selon lui, le personnel infirmier n'est pas suffisamment impliqué dans la gestion des patients.
Plus de détails à venir...

Une taxe d'accise de 20 % sur les boissons sucrées sauverait des vies, selon une étude

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Des chercheurs de l'Université de Waterloo concluent qu'une telle taxe sauverait 13 000 vies dans les 25 prochaines années. De plus, elle permettrait d'épargner 11,5 milliards de dollars en soins de santé et générerait 43,6 milliards de dollars.

Certaines maladies augmentent avec les changements climatiques, selon des données médicales

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Le réchauffement climatique, en contribuant à un accroissement de la pollution de l'air et à un changement de l'habitat de moustiques vecteurs de maladies infectieuses, rend davantage de gens malades, selon un groupe d'associations médicales américaines. (Avec AFP)

lundi 13 mars 2017

CHSLD Herron: le comité des usagers démissionne en bloc

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EXCLUSIF
Publié le 13 mars 2017 à 05h00 | Mis à jour à 11h43
Les membres du comité des usagers du CHSLD... (PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)
Les membres du comité des usagers du CHSLD Herron se sont dits «incapables de remplir leur rôle de défense des droits des résidants dans le climat actuel».
PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE
Les six membres du comité des usagers du centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Herron, dans l'ouest de Montréal, ont démissionné en bloc le 28 février, se disant «incapables de remplir leur rôle de défense des droits des résidants dans le climat actuel».
Dans la lettre de démission, obtenue par La Presse, les membres du comité des usagers accusent l'administration du CHSLD d'adopter une «approche irrespectueuse», de faire preuve d'un «manque d'intégrité» et d'une «incapacité à dialoguer dans un environnement constructif».
Le CHSLD Herron est un établissement privé qui peut accueillir jusqu'à 150 résidants âgés en perte d'autonomie. Actuellement, 17 patients envoyés par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal y sont hébergés.
Dialogues infructueux
Andrei Stanica, directeur général du CHSLD Herron, estime qu'il est dommage que le comité des usagers en soit arrivé là. «Nous travaillons maintenant à mettre sur pied un autre comité», dit-il. Selon le directeur général, des efforts de dialogue ont été maintes fois tentés, sans succès. «Le comité des usagers doit respecter son mandat.»
M. Stanica précise que le CHSLD Herron vient d'obtenir son agrément et répond «à toutes les exigences» du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).
Le CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal a informé le MSSS de la démission en bloc du comité des usagers du CHSLD Herron et dit «poursuivre ses activités d'accompagnement en matière de qualité des soins et des services» dans cet établissement.
Le CIUSSS précise qu'une visite d'évaluation de la qualité du milieu de vie a été faite le mois dernier par le MSSS au CHSLD Herron et que cette visite «a confirmé l'engagement de cette ressource privée d'offrir des soins de qualité».
Désaccord sur la manière
Le directeur général du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU), Pierre Blain, a aussi été mis au courant de la démission en bloc au CHSLD Herron. Il estime toutefois que les points soulevés par le comité des usagers dans sa lettre de démission «ne sont pas de leur mandat prévu à l'article 212 de la loi».
«Je ne dis pas qu'ils ne peuvent pas avoir de préoccupations, mais il faudrait qu'ils puissent les faire valoir autrement», estime M. Blain.
Cette position surprend Me Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé dans la défense des droits des patients. «Je suis fortement étonné par la position du RPCU, qui ne semble pas correspondre aux dispositions de la loi sur les comités des usagers.»
L'article 212 de la Loi sur la santé et les services sociaux stipule notamment que les comités des usagers doivent promouvoir l'amélioration de la qualité des conditions de vie et défendre les droits et les intérêts collectifs des usagers.
«Il est extrêmement décevant et inquiétant que le RPCU n'appuie pas les comités des usagers dans la défense des droits des usagers. Cette position confine les comités d'usagers à un rôle de figurant», dénonce Me Ménard, qui défend lui-même plusieurs comités d'usagers dans le cadre de ses fonctions.

La pharmaceutique Valeant larguée par un actionnaire important

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Publié le 13 mars 2017 à 18h00 | Mis à jour à 18h00
La pharmaceutique Valeant a brièvement été la plus grande société... (Photo archives Associated Press)
La pharmaceutique Valeant a brièvement été la plus grande société canadienne au chapitre de la valeur boursière après avoir multiplié les acquisitions
PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
JULIEN ARSENAULT
La Presse Canadienne
Valeant Pharmaceuticals a été larguée lundi par l'un de ses plus importants actionnaires, Pershing Square Capital, qui profitera de cette transaction pour inscrire une importante perte fiscale.
Le fonds d'investissement dirigé par le milliardaire Bill Ackman a confirmé, lundi, après la fermeture des marchés, qu'il avait liquidé sa position dans la controversée pharmaceutique établie à Laval.
À la Bourse de New York, cette nouvelle faisait plonger le titre de Valeant de près de 10% dans les transactions d'après-séance.
La pharmaceutique a brièvement été la plus grande société canadienne au chapitre de la valeur boursière après avoir multiplié les acquisitions, mais sa réputation a été entachée en raison de nombreuses controverses, comme ses liens avec la société américaine de commandes postales pharmaceutiques Philidor.
Pour l'instant, M. Ackman ainsi que le vice-président de Pershing Square, Steve Fraidin, demeurent sur le conseil d'administration de Valeant, mais les deux hommes ne solliciteront pas de nouveau mandat dans le cadre de l'assemblée annuelle de l'entreprise, prévue le 2 mai.
Le fonds d'investissement, qui a déjà été le plus important actionnaire de Valeant, a réduit sa participation dans la pharmaceutique au fil du temps.
«Au prix actuel (de l'action de Valeant), l'investissement représentait entre 1,5 et 3% des différents fonds de Pershing Square, toutefois, cet investissement exigeait beaucoup de temps et de ressources», a fait valoir le fonds d'investissement dans un communiqué.
Pershing Square avait également été le partenaire de l'entreprise dans le cadre de sa prise de contrôle ratée d'Allergan - le fabricant du Botox.
Après leur arrivée au conseil d'administration de Valeant, l'an dernier, MM. Ackman et Fraidin ont notamment contribué à stabiliser l'entreprise en faisant le ménage au sein de la haute direction ainsi qu'au conseil, souligne Pershing Square.
Le fonds ajoute que les deux hommes ont joué un rôle dans la vente d'actifs jugés non essentiels afin que Valeant puisse récolter 2,7 milliards US. Le produit de ces transactions devait aider à rembourser une partie de la lourde dette de Valeant.
M. Ackman souligné le travail accompli par l'actuel président et chef de la direction, Joseph Papa, afin de redresser la barre et rétablir la réputation de l'entreprise.
En décembre, Pershing avait vendu 3,47 millions US d'actions de Valeant à des fins fiscales.
Il y a un peu plus d'un an, M. Ackman avait témoigné devant un comité sénatorial à propos de la stratégie d'affaires de Valeant qui consistait à hausser les prix des médicaments - parfois de 3000% - immédiatement après les avoir acquis.
Aux côtés de l'ex-grand patron de la pharmaceutique Michael Pearson, le milliardaire s'était engagé à assurer que Valeant mette en place les meilleures pratiques concernant l'établissement des prix des médicaments et maintienne son contrat social avec les patients et les médecins.

samedi 18 février 2017

10 millions de dollars pour combattre la crise des opioïdes en C.-B.

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PUBLIÉ LE VENDREDI 17 FÉVRIER 2017 À 12 H 05 | Mis à jour le 17 février 2017 à 13 h 00

La Colombie-Britannique, qui a signé l'entente sur la santé proposée par Ottawa, recevra 10 millions de dollars pour lutter contre la crise provinciale des opioïdes.
Un texte de Maryse Bernard
La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, et son homologue provincial, Terry Lake, ont annoncé vendredi lors d’une conférence de presse un financement de 65 millions de dollars pour aider à combattre la flambée de surdoses aux opioïdes au Canada, et un financement spécial pour la Colombie-Britannique, en raison de la sévérité de la crise dans la province.
Mme Philpott a souligné que la crise « dévastatrice » touche tout le pays, mais que la Colombie-Britannique a été la province la plus durement touchée.
Le fentanyl a la réputation d'être l'une des drogues les plus meurtrières dans la crise des opioïdes.
Le fentanyl a la réputation d'être l'une des drogues les plus meurtrières. Photo : Radio-Canada/CBC
« Plus de 900 personnes sont mortes de surdoses l’année dernière […] une augmentation de 80 % de 2015 », a-t-elle affirmé.
M. Lake a ajouté que le taux de surdoses mortelles de drogues illicites a diminué de 18 % entre décembre et janvier en Colombie-Britannique, mais que la situation demeure grave.

Santé mentale et à domicile

L'accord sur la santé signé vendredi par la Colombie-Britannique porte aussi sur les soins en santé à domicile et en santé mentale.
M. Philpott a soutenu que le gouvernement fédéral dépensera plus de 1,4 milliard de dollars dans le domaine de la santé dans la prochaine décennie.
L’investissement visera à réduire le temps d’attente pour les services de santé mentale, et permettra à plus de patients de recevoir des soins à domicile et de rester proches de leur communauté, selon Mme Philpott.
« La Colombie-Britannique se joint aux 8 territoires qui ont accepté l’offre du gouvernement fédéral », a indiqué la ministre fédérale de la Santé.
Jane Philpott, ministre fédérale de la Santé
Jane Philpott, ministre fédérale de la Santé Photo : La Presse canadienne/Sean Kilpatrick
Le Nouveau-BrunswickTerre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écossela Saskatchewanl'Île-du-Prince-Édouard et les trois territoires se sont déjà entendus avec Ottawa sur les transferts en santé.
L'Ontario, le Québec, le Manitoba et l’Alberta n'ont pas accepté l’offre du gouvernement fédéral l’an dernier, espérant une meilleure proposition.
L’an dernier, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a fait savoir qu’en l'absence d'une entente, la hausse des transferts sera de 3 % à compter du 1er avril.

Santé Canada propose d'interdire un type de gras trans industriel

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/ Publié le 07 avril 2017 à 16h42   |  Mis à jour à 16h42 Certaines margarines recèlent des hui...