dimanche 6 novembre 2016

A quoi les douleurs dans la partie droite de l’abdomen sont-elles dues ?

http://amelioretasante.com/


La cause la plus commune de la douleur sur le côté droit de l'abdomen sont les gaz. Cependant, si la douleur s'accompagne d'autres symptômes, il faut consulter un spécialiste.



Cela nous est déjà arrivé: une douleur soudaine dans l’abdomen, lancinante et très gênante. Parfois, elle se concentre sur le côté droit et son origine nous inquiète et nous angoisse un peu. Ici, nous allons vous expliquer quelles en sont les possibles causes afin que vous puissiez en tenir compte lors que voudrez y remédier.

Les causes de la douleur à droite de l’abdomen

Nous avons souffrons tous de douleurs à l’abdomen, avec de plus ou moins grosses fréquences. Mais quand cette gêne est concentrée sur un endroit en particulier et qu’elle se répète plusieurs fois, cela peut commencer à nous inquiéter, surtout si la douleur se trouve sur le côté droit, celui du foie, un organe qui, quand il est touché, suscite beaucoup de craintes. Avant toute chose, nous nous devons de vous rassurer et vous dire que cela peut être dû à de nombreuses autre causes que le foie. Nous allons voir quels sont les facteurs dont il faut tenir compte:

1. Les gaz


Soyez tranquilles car les gaz sont la cause la plus simple et la plus fréquente. La digestion se déroule mal, ou nous pouvons tout simplement être constipés.Tout cela provoque l’accumulation de gaz qui finissent par gonfler l’abdomen. La douleur est alors courante dans cette zone qui se trouve sous les côtes, et le fait qu’elle soit plus gênante sur la côté droit est fréquent. La première chose à faire est d’apprendre à identifier le type de douleur. Vous vous sentez plein? C’est une douleur qui survient après les repas et le matin? C’est une douleur occasionnelle? Si vous répondez oui à ces questions, ne vous inquiétez pas, ce sont sûrement des gaz.

2. Les problèmes de côlon


Les maladies associées à l’intestin peuvent aussi être la cause de douleurs abdominales dans la partie droite. La première cause est quasiment toujours les gaz. Si ce ne sont pas des gaz, il se peut alors que ce soit une inflammation de l’intestin. Quels types de maladies sont associés à l’inflammation des intestins? On peut citer la colite, en passant par l’irritation du côlon et même la grave maladie de Crohn. Toutes ces pathologies affectent la zone du côlon. Afin de pouvoir les dissocier des simples gaz, il est fondamental de savoir si vous avez ou non la diarrhée. Si oui, restez vigilant. Les symptômes de toutes ces maladies sont la douleur abdominale et la diarrhée. Les personnes touchées peuvent aussi ressentir une douleur dans le quadrant supérieur droit de l’abdomen. Ne vous alarmez pas trop non plus étant donné que la colite et la maladie de Crohn peuvent se soigner avec des médicaments qui aident à contrôler les symptômes. L’important est de consulter un médecin.

3. Les reins


La troisième cause qui peut générer une douleur à droite de l’abdomen peut venir des reins. Cela peut être par exemple une infection du rein ou des calculs rénaux. Lors d’une infection aux reins, nous ressentons un forte douleur abdominale, sévère et très intense qui s’étend même jusqu’au dos. Cela est très significatif. Dans ce cas, nous aurons également du mal à uriner, ce qui paraîtra étrange. La fièvre peut aussi monter. Comme vous pouvez le constater, les symptômes sont très clairs. Les premières phases peuvent être plus douces mais les signes sont tout de même assez nets et ne peuvent pas être confondus avec de simples gaz. Ce sont des maladies douloureuses mais il existe des traitements. Si vous souffrez de calculs rénaux, les symptômes disparaîtront rapidement une fois que les petites pierres seront passées.

4. Le pancréas


Le pancréas a la forme d’une larme et est situé à côté du duodénum (la première section de l’intestin grêle). Il se trouve donc entre l’estomac et la colonne vertébrale, entouré par le foie et les intestins, proche du côté droit. Il faut donc en tenir compte. Il se peut que nous souffrions d’une infection du pancréas si nous ressentons une douleur dans la partie droite de l’abdomen. Les symptômes sont similaires à ceux des maladies de la vésicule biliaire. Nous pouvons ressentir une douleur abdominale qui partirait de l’estomac ou du dos. Pour pouvoir le différencier des autres symptômes, concentrez-vous sur la manière dont vous vous sentez après manger. Si vous vomissez ou que vous avez des nausées, il est possible que vous ayez contracté une pancréatite.

5. Les ulcères


Très communs, les ulcères dans l’estomac peuvent provoquer une douleur dans n’importe quelle partie de l’abdomen. Mais les ulcères peptiques ou abdominaux sont justement concentrés sur le côté droit de l’abdomen, il faut le savoir. C’est une douleur qui va et qui vient mais qui se fait plus gênante lorsque nous mangeons des plats épicés par exemple.
Nous espérons vous avoir éclairés sur les causes d’une douleur à droite de l’abdomen. N’oubliez pas que dans la plupart des cas, il s’agit de gaz. Si la gêne lancinante persiste et qu’elle vous empêche d’avoir une vie normale, consultez immédiatement un médecin.

MICI : des troubles en pleine progression

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/intestin/

Peu connues, les maladies inflammatoires chroniques intestinales sont particulièrement invalidantes. Traduisant une réponse anormale des défenses naturelles de l'organisme, ces pathologies seraient même en augmentation. Comment expliquer cette évolution ? Quelques éléments de réponse avec le Pr. Pierre Desreumaux du CHU de Lille.
Depuis 1945, on note une augmentation des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) qui regroupent la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique. Cette tendance est-elle simplement due à une meilleure détection ? Pas selon le Pr. Desreumaux de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale et spécialiste de ces maladies, qui nous présente les différentes causes envisagées : des hypothèses biologiques à l'influence de l'environnement.
Un système immunitaire trop "susceptible"…
Intestin maladies chroniquesDe la polyarthrite rhumatoïde au psoriasis*, les maladies inflammatoires chroniques se caractérisent toutes par une réponse inadaptée du système immunitaire face à des éléments naturels. Dans le cas des maladies chroniques intestinales, les bactéries habituelles de la flore intestinale déclenchent une réaction disproportionnée des défenses de l'organisme. Se sentant injustement agressé, il va déclencher l'inflammation de la muqueuse intestinale. Un mécanisme qui vise normalement à empêcher la propagation d'agents toxiques, à éliminer les agents pathogènes et à amorcer les premières étapes de la réparation.
Ces inflammations se caractérisent par quatre signes : des rougeurs (due à la dilatation des vaisseaux sanguins au niveau de la zone lésée), la chaleur (due à l'afflux sanguin et à la libération de substances capables de provoquer de la fièvre), la tuméfaction avec la formation d'un oedème, qui va comprimer les terminaisons nerveuses à l'origine de la douleur (en plus de la sécrétion de substances libérées par les cellules lésées).
"Ces maladies frappent le plus souvent entre 20 et 25 ans. Mais tous les âges sont concernés, ainsi 15 à 20 % des patients ont moins de 15 ans. Evoluant par crises entrecoupées de périodes de rémission plus ou moins longue, l'évolution de cette maladie est assez comparable à l'asthme" nous précise le Pr. Desreumaux.
Les MICI en plein décollage
On compte en France 200 000 personnes atteintes de MICI : 120 000 de la maladie de Crohn et 80 000 de recto-colite hémorragique. Entre 5 000 et 6 000 nouveaux cas apparaissent chaque année. Le Pr. Desreumaux nous précise qu'entre 1945 et 1980, le nombre de cas a été multiplié par 8 à 10 dans les pays industrialisés (essentiellement Europe et Etats-Unis). Ensuite, le nombre de cas de maladie de Crohn s'est stabilisé sauf en France et en Belgique où la maladie de Crohn continue à progresser, sans qu'on ne puisse réellement expliquer l'origine de ce phénomène.
"On a observé en France d'importantes disparités régionales. Ainsi, la région du Nord-Pas-de-Calais compte 10 000 patients, c'est beaucoup plus que pour le sud de la France. Cette région cumule trois particularités : la persistance d'une augmentation du nombre de cas de la maladie de Crohn alors qu'elle stagne ou diminue dans les autres pays, l'existence de formes familiales plus fréquentes qu'ailleurs et la survenue de plus de nouveaux cas de maladie de Crohn que de nouveaux cas de recto-colite hémorragique (seule région à constater cette distribution avec la Belgique)" nous précise le Pr. Desreumaux.
On compte également plus de malades dans le Nord de l'Europe que dans le Sud. Une distribution que les chercheurs peinent à expliquer. Cependant, ils constatent aujourd'hui que la plus forte progression concernent aujourd'hui des pays en cours d'industrialisation tels que certains pays d'Asie ou l'Afrique du sud. Une observation qui plaide en faveur d'une influence de l'environnement (mode de vie, habitudes alimentaires…).

Des facteurs génétiques et environnementaux

Comment expliquer que dans certaines régions du monde, ces deux maladies touchent de plus en plus de personnes ? Selon le Pr. Desreumaux, des facteurs génétiques et environnementaux sont à l'oeuvre.

DES FACTEURS GÉNÉTIQUES LIÉS À DES FORMES FAMILIALES

On sait qu'il existe des formes familiales de la maladie de Crohn, dont la fréquence varie de 5 à 35 % selon les pays. Un premier gène de susceptibilité baptisé NOD2/CARD15 a récemment été identifié. Trois principales mutations permettent de distinguer des groupes de patients présentant un risque 40 fois plus important d'être atteint de la maladie de Crohn. "Mais le hic est que ces formes ne représentent qu'un patient sur cinq… Autant dire qu'un dépistage génétique n'est pas pour demain. De plus, ces gènes ne semblent pas liés à des formes plus sévères de la maladie ou à une meilleure réponse à certains traitements. Pour le moment, ces influences génétiques ne peuvent que nous aider dans la compréhension de la maladie et peut-être demain dans la mise au point de nouveaux traitements" avoue le Pr. Desreumaux.

DES FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX À EXPLORER

Les plus fortes augmentations du nombre de cas concernent des pays en cours d'industrialisation. Ainsi, de nombreux facteurs sont avancés pour expliquer cette évolution : pollution, alimentation, mode de vie, stress… mais sans preuve jusqu'à ce jour. Le Pr. Desreumaux précise que "seul le tabagisme a été formellement identifié comme favorisant la maladie de Crohn, mais protégeant de la recto-colite hémorragique. Parmi les autres facteurs de risque identifié, il semblerait qu'une appendicectomie avant l'âge adulte protègerait de la recto-colite hémorragique tandis que la malbouffe augmenterait simultanément le risque des deux maladies". Enfin tout comme pour les allergies alimentaires, l'augmentation du niveau d'hygiène pourrait avoir une influence (thèse hygiéniste) : trop de propreté durant l'enfance empêcherait le tube digestif de s'adapter à diverses bactéries et provoquerait à l'âge adulte une réaction excessive. Une hypothèse qui méritera confirmation…
Bien que les traitements aient largement progressé ces dernières années, beaucoup de zones d'ombre subsistent encore autour des MICI. La meilleure compréhension des interactions entre le système immunitaire et la flore intestinale pourraient demain les éclaircir. Un vaste chantier en perspective.
* Les maladies chroniques inflammatoires concernent aujourd'hui différents organes : les articulations avec la polyarthrite rhumatoïde ou les spondylarthropathies, la peau avec le psoriasis et enfin l'intestin avec la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique, regroupées sous le terme de maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI).
David Bême

Maladie de Crohn, RCH... des maladies difficiles à vivre

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Maladie de Crohn, recto-colite hémorragique… Ces pathologies mystérieuses sont des maladies inflammatoires de l'intestin. Elles affectent le quotidien de plus de 200 000 personnes. Pour en savoir plus sur le vécu des malades, nous avons interrogé Patrick Riaudet, président de l'association François Aupetit.
Diarrhées, douleurs abdominales, perte de poids, fatigue, fièvre… Les conséquences des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin peuvent considérablement handicaper la vie quotidienne de milliers de patients.

Des maladies encore taboues

Intestin maladiesAtteint depuis 1987 de la maladie de Crohn, Patrick Riaudet est président de l'Association François Aupetit (AFA), association française luttant contre les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI). A travers son parcours mais aussi celui des milliers de membres de l'AFA, on comprend mieux les particularités de ces maladies sur la vie quotidienne. Selon lui, "ces maladies restent souvent taboues. On peut généralement comparer les symptômes à une gastro-entérite qui ne guérit pas. Ainsi, les malades ont du mal à parler de leurs troubles avec leur entourage… Au sein de l'association, les langues se délient plus facilement entre patients".
Au quotidien, les symptômes présents lors de poussées sont entrecoupés de périodes de rémission plus ou moins longues. Les douleurs et les problèmes de transit peuvent ainsi survenir sans crier gare. Mais pour tous les patients, on comprend l'angoisse lors de la moindre sortie au cinéma, au restaurant, dans le métro… Ces craintes induisent des comportements ou des rituels typiques. "Si elles n'exposent pas à un risque vital, ces maladies altèrent considérablement la qualité de vie, surtout pour les formes graves qui représentent plus d'un tiers des cas. Nombre de patients développent certains réflexes : repérer où se trouvent les toilettes, éviter certaines sorties… Le plus dur est de ne pas laisser la maladie vous isoler", nous confie Patrick Riaudet.

Un traitement plus efficace, mais un diagnostic tardif

Silence des patients, mutisme des médecins… Avant de pouvoir être bien traité(e), encore faut-il être correctement diagnostiqué(e). "Le temps entre l'apparition des premiers symptômes et le diagnostic est chez nos adhérents d'environ un an, avec une grande disparité… Certains ont attendu plusieurs années avant d'être correctement diagnostiqués. Pourtant, on sait que plus les MICI sont prises en charge précocement, mieux elles sont traitées," précise Patrick Riaudet. Ainsi, avec l'équipe soignante de l'hôpital Saint-Antoine, l'association AFA a réalisé des brochures d'informations à destination des médecins généralistes sur ces petits signes qui doivent faire penser à une MICI en cas de problèmes du transit persistant : une légère fièvre nocturne, une perte de poids, une fatigue importante…
Mais une fois le diagnostic posé, c'est toute la vie qui est perturbée sur le plan affectif, familial et professionnel. La multiplication des examens et la possibilité de complications (avec la crainte de l'ablation du côlon - colectomie) jette un voile d'angoisse et menace l'image de soi. Mais les traitements permettent à une très grande majorité de malades de retrouver une vie quasi-normale. "Avant traitement, certains patients vivent un enfer au quotidien avec près de 50 selles par jour. Mais aujourd'hui, la prise en charge permet à la plupart des malades de vivre quasi-normalement. Les 5-aminosalicylés, les corticoïdes, les immunosuppresseurs et plus récemment les biothérapies ont considérablement amélioré le quotidien de la grande majorité des malades. Mais n'oublions cependant pas les quelques cas qui n'y répondent pas", avoue Patrick Riaudet.

Les missions de l'Association François Aupetit

Adhérente à la fédération européenne de la maladie de Crohn et de la recto-colite hémorragique (EFCCA) et membre fondateur de l'Alliance Maladies rares, l'association François Aupetit a bien d'autres objectifs :
  • Soutenir la recherche sur ces maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Chaque année, près de 250 000 € sont versées à des projets scientifiques sur ces pathologies.
  • Informer tous les membres de l'association sur les moyens de mieux vivre au quotidien, les perspectives de la recherche médicale, etc.
  • Ecouter les malades via 30 délégations régionales organiser des conférences débats sur la maladie de Crohn ou la recto-colite hémorragique, élaborer des brochures d'informations ;
  • Aider les patients dans leur vie quotidienne : l'association a réussi à négocier avec les AGF une surprime raisonnable en cas de demande de prêt par rapport à ces maladies. Elle propose également la Carte Urgence Toilettes à ses adhérents qui s'avère parfois très utile. Enfin, une assistante sociale est à l'écoute des personnes en difficulté.
Se félicitant d'une subvention exceptionnelle du Ministère de la santé de 20 000 €, Patrick Riaudet continue avec ses 5 000 adhérents à travailler pour une meilleure reconnaissance et un meilleur traitement de ces maladies.
David Bême
Mis à jour le 07 juillet 2014

Quelle est la différence entre la maladie intestinale inflammatoire et le syndrome de l'intestin irritable?

http://www.aboutkidshealth.ca/Fr/News/Columns/FitnessAndNutrition/

Quand les enfants présentent des troubles chroniques de l’appareil digestif et les parents commencent à chercher des réponses, ils ont souvent de la difficulté à distinguer le syndrome de l'intestin irritable de la maladie intestinale inflammatoire. Bien que bon nombre des symptômes de ces deux conditions soient semblables, en réalité, il existe une grande différence entre les deux. Ces différences englobent aussi la façon dont chacune des deux maladies est diagnostiquée et traitée.

Maladie intestinale inflammatoire (MII) ou maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI)

Comme l’indique son nom, la maladie intestinale inflammatoire (MII) est une maladie qui cause une inflammation. Il existe deux principaux types de maladie intestinale inflammatoire : la colite ulcéreuse (ou rectocolite hémorragique), qui affecte le côlon, et l'iléite régionale (ou maladie de Crohn), qui peut affecter toute partie de l’appareil digestif. La MII est idiopathique, ce qui signifie que l’on ne connaît pas sa cause. Il existe des raisons de croire que la maladie est une réaction immunitaire qui fait que le corps attaque son propre appareil digestif, ce qui cause parfois des dommages permanents. Bien que la gamme et la sévérité des symptômes varient d’un enfant à l’autre, la MII peut être une maladie très grave et débilitante.

Syndrome de l'intestin irritable (SII) ou syndrome du côlon irritable (SCI)

Comme son nom l’indique, le syndrome de l’intestin irritable (SII) affecte les intestins. Le syndrome de l’intestin irritable n’est pas une maladie. Il s’agit plutôt d’un groupe de symptômes. Il ne cause pas d’inflammation et n’endommage pas l’appareil digestif. On considère le SII comme un « trouble fonctionnel », ce qui signifie que l’appareil digestif a l’air normal, mais ne fonctionne pas comme il le devrait. La cause du SII est elle aussi inconnue, mais les infections de l’estomac, le stress, certains aliments et des médicaments peuvent déclencher les symptômes. Même s’il n’est pas aussi grave que la MII, le SII peut aussi affecter profondément les enfants.

Symptômes

Comme indiqué ci-dessus, bon nombre des symptômes sont communs aux deux maladies. La diarrhée, le ballonnement, les maux de ventre et les crampes sont des symptômes des deux maladies. Les changements de la routine des selles, comme des périodes de selles relativement normales, qui sont suivies d’épisodes de forte diarrhée, avant de revenir à la normale, peuvent se manifester dans les deux maladies.
Les personnes qui souffrent du SII ont tendance à connaître un allègement des symptômes après les selles. On ne croit pas que le SII peut entraîner d’autres maladies. La MII, quant à elle, est liée à une perte de poids et à d’autres complications qui pourraient être nocives telles que la malnutrition et la mauvaise croissance chez les enfants.

Diagnostic

Ne tentez pas de diagnostiquer l’une ou l’autre de ces maladies vous-même. Si votre enfant présente l’un de ces symptômes de façon chronique, vous devriez consulter votre médecin de famille. On pourrait ensuite vous adresser à un gastro-entérologue pédiatrique, qui est un médecin spécialisé dans les troubles de l'appareil digestif. Le diagnostic est souvent établi par l’élimination des autres maladies. C'est un peu comme les enquètes de Sherlock Holmes pour éliminer l’impossible afin d’en arriver à la solution.

Tenir à jour un journal détaillé

Une des choses que vous pouvez faire est d’assurer le suivi de ce que votre enfant mange et quand. Assurez aussi le suivi des autres questions relatives au mode de vie qui pourraient déclencher les symptômes selon vous. Si vous tenez à jour un journal détaillé de la sorte, il servira pas à l’établissement du diagnostic, mais aussi à faire des changements dans la vie de votre enfant en vue de réduire l’incidence des symptômes.
Il est très important de recevoir un bon diagnostic. Les deux maladies se traitent différemment.

Traitement

Gérer le syndrome de l’intestin irritable

Diverticulite (Diverticulose)

http://sante.canoe.ca/condition/

Description

Les diverticules sont des sacs formés par des replis de la muqueuse de la paroi intestinale. Ils se forment à même le muscle qui entoure l'intestin et, à l'occasion, les matières fécales peuvent dévier de leur route et rester prises dans les diverticules. Les diverticules sont très fréquents et généralement sans risque. Ils tendent à apparaître après la quarantaine et se rencontrent le plus souvent chez les aînés.
La diverticulose est la maladie caractérisée par la présence d'un ou plusieurs diverticules. Habituellement, cette affection n'entraîne pas de symptômes et sa présence ne cause pas de problèmes particuliers.
Un diverticule peut occasionnellement devenir inflammatoire. Si vous avez un ou plusieurs diverticules inflammatoires, le diagnostic de la diverticulite se pose. La terminaison -ite est synonyme d'inflammation. La diverticulite peut être une affection grave.
Les diverticules se présentent souvent sous forme de grappes. Chaque grappe mesure généralement moins de 2 ½ cm (1 po) de diamètre. De rares diverticules géants peuvent atteindre 15 cm (6 po) de diamètre. Ils sont toujours isolés.
Un diverticule peut aussi apparaître dans la partie du tube digestif située au-dessus de l'estomac appelée œsophage. Dans ce cas, ce sont les aliments et non les matières fécales qui y sont stockés. Un diverticule œsophagien ne provoque pas de problèmes graves, mais certaines personnes régurgitent les aliments stockés lorsqu'elles se penchent ou s'allongent.

Causes

On pense que la plupart des diverticules sont provoqués par des spasmes musculaires non perceptibles ou par un défaut de synchronisation musculaire (des paires de muscles qui ne se contractent pas de manière synchrone). Ceci crée une pression brève mais forte au niveau de la muqueuse, s'exerçant sur les points de moindre résistance. Les points de moindre résistance sont situés dans les régions entourant les vaisseaux sanguins qui traversent la paroi interne du gros intestin (également appelé côlon). Chez les sujets plus âgés, la muqueuse intestinale est plus fragile; c'est probablement la raison pour laquelle ils ont davantage de diverticules.
Personne ne connaît la cause exacte de la formation d'un diverticule géant. Selon une théorie populaire, il existe une cavité située dans les couches muqueuses qui fonctionne comme une valve. Elle laisse pénétrer les gaz intestinaux sans les laisser sortir, faisant ainsi gonfler les tissus comme un ballon.
Parmi les facteurs susceptibles d'augmenter le risque de contracter un diverticule, on retrouve un régime alimentaire pauvre en fibres et un manque d'exercice. Un excès de poids peut également contribuer à la diverticulite.

Symptômes et Complications

On ne peut pas déceler une diverticulose avant qu'il y ait des complications. De nombreuses personnes passent toute leur vie sans connaître l'existence de leur diverticule.
Il existe 2 complications possibles de la diverticulose : les saignements et l'inflammation.
Un saignement peut survenir si des selles se logent dans un diverticule. L'intestin absorbe l'eau contenue dans les selles avant de les éliminer. Si elles restent longtemps sur place, elles deviennent sèches et dures. Elles peuvent alors éroder les vaisseaux sanguins avoisinants. Parfois, une grande quantité de sang rouge peut s'écouler par le rectum. Si un saignement important se prolonge, un traitement chirurgical immédiat en milieu hospitalier s'impose. Si de petits saignements persistent avec le temps, ils peuvent provoquer une légère anémie. Un traitement est nécessaire en cas de saignement continu.
Un autre problème sous-jacent causé par le diverticule est l'inflammation – autrement dit la diverticulite. Contrairement à un saignement de diverticule, un diverticule inflammatoire et infecté peut devenir extrêmement douloureux. La douleur est particulièrement intense dans l'abdomen gauche, étant donné que la plupart des diverticules apparaissent dans la partie gauche de l'intestin. Une légère pression dans cette zone aggravera la gêne. Vous pouvez aussi avoir des nausées et des vomissements, des troubles du transit et de la difficulté à uriner ou ressentir de la douleur à la miction. Vous pouvez aussi avoir de la fièvre.
Une diverticulite peut causer des symptômes variables allant de bénins à graves. Cela dépend de l'étendue de l'inflammation dans l'intestin. Une fistule est une inflammation en forme de tunnel dont le trajet passe d'un organe à un autre. Les organes à proximité de l'intestin tels que la vessie, l'utérus et le vagin peuvent être touchés. Si l'inflammation perce la paroi intestinale, les matières fécales peuvent se répandre dans la cavité abdominale. L'inflammation et l'infection qui en résultent conduisent à un état grave connu sous le nom de péritonite. La péritonite est le terme utilisé pour désigner l'inflammation d'une grande partie de la cavité abdominale. Les personnes qui présentent une péritonite ont toujours de la fièvre et leur ventre est souvent dur et ballonné. Non traitée, une péritonite entraîne le décès en quelques heures ou en quelques jours.

Diagnostic

Pour repérer les diverticules, l'une des méthodes utilisées est la radiographie avec lavement baryté. Le gros intestin est rempli par le rectum d'un liquide blanc comme de la chaux. Cela permet de visualiser l'état des parois.
Les diverticules peuvent aussi être décelés par une tomodensitométrie (TDM), appelée aussi scanographie, avec prise d'une substance de contraste par voie buccale.
Votre médecin pourrait demander une observation plus précise à l'aide d'un endoscope. C'est un fin tuyau flexible muni d'une petite caméra à son extrémité. Il est inséré dans le gros intestin et parfois plus loin à travers le rectum. La technique est appelée coloscopie. On utilise régulièrement ces méthodes pour rechercher d'autres maladies. Il arrive que vous soyez informé de la présence d'un diverticule lorsque vous consultez un médecin pour un autre motif.

Traitement et Prévention

La grande majorité des personnes qui ont une diverticulose ne souffrent jamais de saignements même mineurs, et encore moins de fistules ou de péritonite.
Si vous avez des diverticules, il est possible que votre médecin souhaite réduire leur nombre pour empêcher l'apparition de diverticulite. Les médicaments sont habituellement sans effets, mais un régime riche en fibres et parfois certaines préparations à base de son ou de psyllium telles que Metamucil® ou Prodiem® peuvent aider.
Les diverticules œsophagiens sont en principe laissés en place, car ils ne présentent pas de danger.
Les diverticules géants, par contre, ont tendance à provoquer de sérieuses obstructions, des infections ou une perforation intestinale. Ils nécessitent une ablation chirurgicale. Les diverticules géants sont enlevés avec une petite portion du colon (gros intestin) et les 2 extrémités du colon sont suturées ensemble. Ceci est appelé résection segmentaire du colon.
Un saignement d'un diverticule peut être arrêté par l'administration de médicaments tels que la vasopressine*. Parfois, le médecin peut stopper le saignement durant une coloscopie. Si le saignement ne cède pas, vous aurez peut-être besoin d'une résection segmentaire, intervention chirurgicale qui vise à enlever une partie d'un organe (dans ce cas, il s'agit d'une partie des intestins).
Souvent, la chirurgie peut s'effectuer par laparoscopie. Cette intervention, moins effractive, n'exige que de très petites incisions dans l'abdomen et fait appel à un instrument chirurgical très spécialisé.
On peut traiter à domicile une diverticulite bénigne par le repos, un régime liquide et des antibiotiques. Vous vous sentirez souvent mieux en moins d'une semaine, mais il est tout de même important de suivre les conseils du médecin en ce qui concerne le régime alimentaire pour les semaines suivantes. Un traitement en milieu hospitalier est nécessaire pour les personnes qui présentent une diverticulite grave. Une alimentation par voie intraveineuse leur est administrée afin de laisser le système gastro-intestinal vide et au repos, et des antibiotiques par voie intraveineuse sont prescrits.
Environ 20 % des personnes présentant une diverticulite ont besoin d'une opération chirurgicale, c'est-à-dire d'une résection segmentaire. Cette opération ne cause ni une incontinence ni la perte de la fonction intestinale. Si une péritonite ou d'autres complications liées à la rupture de la paroi intestinale surviennent, une intervention chirurgicale devient nécessaire pour refermer la plaie et/ou drainer le foyer d'infection.
Afin de prévenir ou de ralentir la formation de diverticules et d'une diverticulite, voici quelques mesures qui favorisent la santé intestinale :
  • augmenter la quantité de fibres de votre régime alimentaire – manger des aliments à forte teneur en fibres comme des grains entiers, des fruits et des légumes;
  • boire beaucoup d'eau tout au cours de la journée;
  • faire de l'exercice régulièrement.