vendredi 7 avril 2017

Santé Canada propose d'interdire un type de gras trans industriel

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Publié le 07 avril 2017 à 16h42 | Mis à jour à 16h42
Certaines margarines recèlent des huiles partiellement hydrogénées.... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)
Certaines margarines recèlent des huiles partiellement hydrogénées.
PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE
La Presse Canadienne
OTTAWA
Santé Canada propose d'interdire les huiles partiellement hydrogénées (HPH) - «la principale source de gras trans industriels» - dans tous les aliments vendus au pays.
Le projet de règlement, qui ajouterait les HPH à la Liste des contaminants et des autres substances adultérantes dans les aliments, fera l'objet d'une consultation publique jusqu'au 21 juin. Le ministère de la Santé s'engage à accorder à l'industrie une période de transition d'un an s'il est adopté.
Santé Canada souhaite ainsi «réduire au minimum l'offre de gras trans dans l'offre alimentaire canadienne», alors qu'elle estime que les Canadiens étaient parmi ses plus grands consommateurs vers le milieu des années 1990.
Le communiqué de l'agence souligne que les gras trans font augmenter le taux sanguin de «mauvais» cholestérol, tout en abaissant le taux de « bon » cholestérol - ce qui accroît les risques de maladie du coeur.
Le procédé industriel appelé hydrogénation partielle sert à durcir et à stabiliser les huiles végétales liquides pour améliorer la durée de conservation et la texture des aliments, précise Santé Canada.
L'élimination des HPH s'inscrit dans la Stratégie en matière de saine alimentation, par laquelle le «gouvernement s'emploie à faire du choix sain le choix facile», a déclaré la ministre de la Santé, Jane Philpott.
L'Organisation mondiale de la Santé estime que moins de 1 % de l'apport énergétique total devrait être issu des gras trans.
L'indication des gras trans sur les étiquettes nutritionnelles est obligatoire depuis 2002.

jeudi 16 mars 2017

Système de santé québécois: défis de taille à relever, selon un rapport

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Publié le 16 mars 2017 à 11h24 | Mis à jour à 11h24
Bien que le système de santé québécois figure parmi les meilleurs au monde, des... (Archives La Presse, Martin Chamberland)
ARCHIVES LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND
(Québec) Bien que le système de santé québécois figure parmi les meilleurs au monde, des défis de taille restent à relever en matière d'accessibilité et de continuité des soins, selon un rapport du Commissaire à la santé et au bien-être déposé jeudi à l'Assemblée nationale. L'organisme estime que les difficultés du système de santé ne sont pas liées à une enveloppe budgétaire insuffisante, mais bien plutôt à l'organisation des soins et à la répartition des ressources humaines et matérielles.
Dans l'ensemble, le Québec fait bonne figure en ce qui a trait à l'état de santé de sa population, aux bons résultats de soins hospitaliers et à la qualité technique des soins, tant sur les plans de la sécurité et de la pertinence que sur celui des bonnes pratiques, souligne d'emblée le CSBE dans son dernier rapport d'appréciation de la performance du système de santé et de services sociaux.
«Cependant, quelques défis de taille demeurent très présents au Québec, notamment en accessibilité et en continuité» des soins, observe le Commissaire.
Selon lui, le temps d'attente pour avoir accès aux soins est souvent trop long, que ce soit pour consulter un médecin de famille ou un médecin spécialiste, pour passer des tests diagnostiques ou pour avoir une chirurgie non priorisée par les politiques gouvernementales. 
Le CSBE note également que l'information ne suit pas nécessairement le patient dans son parcours à l'intérieur du système de santé. «Il y a peu de partage d'information entre les professionnels de la santé concernant le patient, particulièrement de la part du médecin spécialiste vers le médecin de famille», déplore-t-il dans son document de près de 70 pages.  
Le coût des services médicaux offerts par les médecins de famille est particulièrement élevé, soit 1,7 fois plus que les mêmes services selon la moyenne canadienne, et ils sont moins disponibles en dehors des heures régulières (soirs et fins de semaine), note encore le Commissaire. Un problème que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a promis de régler avec l'ouverture de 50 supercliniques d'ici la fin 2018.
Une autre préoccupation du CSBE tient à «l'iniquité documentée relativement au suivi des patients et aux résultats de santé pour les personnes ayant les revenus les plus faibles», un enjeu de taille qui devrait, selon lui, être au centre des préoccupations du système public québécois. «Les populations vulnérables ont davantage besoin de services et ces besoins non comblés exacerbent leur condition défavorable. Ce manque d'équité va à l'encontre de la solidarité, valeur chère à la société québécoise», écrit-il.
Le CSBE déplore par ailleurs qu'il soit absolument impossible à l'heure actuelle de tracer un portrait des résultats des soins reçus par les patients atteints d'un cancer en raison de l'indisponibilité de données récentes. «Pourtant, le cancer est la première cause de décès au Québec», rappelle-t-il. 
Le Commissaire remarque aussi une multidisciplinarité «limitée» dans les cliniques du Québec. Selon lui, le personnel infirmier n'est pas suffisamment impliqué dans la gestion des patients.
Plus de détails à venir...

Une taxe d'accise de 20 % sur les boissons sucrées sauverait des vies, selon une étude

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Des chercheurs de l'Université de Waterloo concluent qu'une telle taxe sauverait 13 000 vies dans les 25 prochaines années. De plus, elle permettrait d'épargner 11,5 milliards de dollars en soins de santé et générerait 43,6 milliards de dollars.

Certaines maladies augmentent avec les changements climatiques, selon des données médicales

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Le réchauffement climatique, en contribuant à un accroissement de la pollution de l'air et à un changement de l'habitat de moustiques vecteurs de maladies infectieuses, rend davantage de gens malades, selon un groupe d'associations médicales américaines. (Avec AFP)

lundi 13 mars 2017

CHSLD Herron: le comité des usagers démissionne en bloc

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EXCLUSIF
Publié le 13 mars 2017 à 05h00 | Mis à jour à 11h43
Les membres du comité des usagers du CHSLD... (PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)
Les membres du comité des usagers du CHSLD Herron se sont dits «incapables de remplir leur rôle de défense des droits des résidants dans le climat actuel».
PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE
Les six membres du comité des usagers du centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Herron, dans l'ouest de Montréal, ont démissionné en bloc le 28 février, se disant «incapables de remplir leur rôle de défense des droits des résidants dans le climat actuel».
Dans la lettre de démission, obtenue par La Presse, les membres du comité des usagers accusent l'administration du CHSLD d'adopter une «approche irrespectueuse», de faire preuve d'un «manque d'intégrité» et d'une «incapacité à dialoguer dans un environnement constructif».
Le CHSLD Herron est un établissement privé qui peut accueillir jusqu'à 150 résidants âgés en perte d'autonomie. Actuellement, 17 patients envoyés par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal y sont hébergés.
Dialogues infructueux
Andrei Stanica, directeur général du CHSLD Herron, estime qu'il est dommage que le comité des usagers en soit arrivé là. «Nous travaillons maintenant à mettre sur pied un autre comité», dit-il. Selon le directeur général, des efforts de dialogue ont été maintes fois tentés, sans succès. «Le comité des usagers doit respecter son mandat.»
M. Stanica précise que le CHSLD Herron vient d'obtenir son agrément et répond «à toutes les exigences» du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).
Le CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal a informé le MSSS de la démission en bloc du comité des usagers du CHSLD Herron et dit «poursuivre ses activités d'accompagnement en matière de qualité des soins et des services» dans cet établissement.
Le CIUSSS précise qu'une visite d'évaluation de la qualité du milieu de vie a été faite le mois dernier par le MSSS au CHSLD Herron et que cette visite «a confirmé l'engagement de cette ressource privée d'offrir des soins de qualité».
Désaccord sur la manière
Le directeur général du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU), Pierre Blain, a aussi été mis au courant de la démission en bloc au CHSLD Herron. Il estime toutefois que les points soulevés par le comité des usagers dans sa lettre de démission «ne sont pas de leur mandat prévu à l'article 212 de la loi».
«Je ne dis pas qu'ils ne peuvent pas avoir de préoccupations, mais il faudrait qu'ils puissent les faire valoir autrement», estime M. Blain.
Cette position surprend Me Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé dans la défense des droits des patients. «Je suis fortement étonné par la position du RPCU, qui ne semble pas correspondre aux dispositions de la loi sur les comités des usagers.»
L'article 212 de la Loi sur la santé et les services sociaux stipule notamment que les comités des usagers doivent promouvoir l'amélioration de la qualité des conditions de vie et défendre les droits et les intérêts collectifs des usagers.
«Il est extrêmement décevant et inquiétant que le RPCU n'appuie pas les comités des usagers dans la défense des droits des usagers. Cette position confine les comités d'usagers à un rôle de figurant», dénonce Me Ménard, qui défend lui-même plusieurs comités d'usagers dans le cadre de ses fonctions.

La pharmaceutique Valeant larguée par un actionnaire important

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Publié le 13 mars 2017 à 18h00 | Mis à jour à 18h00
La pharmaceutique Valeant a brièvement été la plus grande société... (Photo archives Associated Press)
La pharmaceutique Valeant a brièvement été la plus grande société canadienne au chapitre de la valeur boursière après avoir multiplié les acquisitions
PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
JULIEN ARSENAULT
La Presse Canadienne
Valeant Pharmaceuticals a été larguée lundi par l'un de ses plus importants actionnaires, Pershing Square Capital, qui profitera de cette transaction pour inscrire une importante perte fiscale.
Le fonds d'investissement dirigé par le milliardaire Bill Ackman a confirmé, lundi, après la fermeture des marchés, qu'il avait liquidé sa position dans la controversée pharmaceutique établie à Laval.
À la Bourse de New York, cette nouvelle faisait plonger le titre de Valeant de près de 10% dans les transactions d'après-séance.
La pharmaceutique a brièvement été la plus grande société canadienne au chapitre de la valeur boursière après avoir multiplié les acquisitions, mais sa réputation a été entachée en raison de nombreuses controverses, comme ses liens avec la société américaine de commandes postales pharmaceutiques Philidor.
Pour l'instant, M. Ackman ainsi que le vice-président de Pershing Square, Steve Fraidin, demeurent sur le conseil d'administration de Valeant, mais les deux hommes ne solliciteront pas de nouveau mandat dans le cadre de l'assemblée annuelle de l'entreprise, prévue le 2 mai.
Le fonds d'investissement, qui a déjà été le plus important actionnaire de Valeant, a réduit sa participation dans la pharmaceutique au fil du temps.
«Au prix actuel (de l'action de Valeant), l'investissement représentait entre 1,5 et 3% des différents fonds de Pershing Square, toutefois, cet investissement exigeait beaucoup de temps et de ressources», a fait valoir le fonds d'investissement dans un communiqué.
Pershing Square avait également été le partenaire de l'entreprise dans le cadre de sa prise de contrôle ratée d'Allergan - le fabricant du Botox.
Après leur arrivée au conseil d'administration de Valeant, l'an dernier, MM. Ackman et Fraidin ont notamment contribué à stabiliser l'entreprise en faisant le ménage au sein de la haute direction ainsi qu'au conseil, souligne Pershing Square.
Le fonds ajoute que les deux hommes ont joué un rôle dans la vente d'actifs jugés non essentiels afin que Valeant puisse récolter 2,7 milliards US. Le produit de ces transactions devait aider à rembourser une partie de la lourde dette de Valeant.
M. Ackman souligné le travail accompli par l'actuel président et chef de la direction, Joseph Papa, afin de redresser la barre et rétablir la réputation de l'entreprise.
En décembre, Pershing avait vendu 3,47 millions US d'actions de Valeant à des fins fiscales.
Il y a un peu plus d'un an, M. Ackman avait témoigné devant un comité sénatorial à propos de la stratégie d'affaires de Valeant qui consistait à hausser les prix des médicaments - parfois de 3000% - immédiatement après les avoir acquis.
Aux côtés de l'ex-grand patron de la pharmaceutique Michael Pearson, le milliardaire s'était engagé à assurer que Valeant mette en place les meilleures pratiques concernant l'établissement des prix des médicaments et maintienne son contrat social avec les patients et les médecins.

samedi 18 février 2017

10 millions de dollars pour combattre la crise des opioïdes en C.-B.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ LE VENDREDI 17 FÉVRIER 2017 À 12 H 05 | Mis à jour le 17 février 2017 à 13 h 00

La Colombie-Britannique, qui a signé l'entente sur la santé proposée par Ottawa, recevra 10 millions de dollars pour lutter contre la crise provinciale des opioïdes.
Un texte de Maryse Bernard
La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, et son homologue provincial, Terry Lake, ont annoncé vendredi lors d’une conférence de presse un financement de 65 millions de dollars pour aider à combattre la flambée de surdoses aux opioïdes au Canada, et un financement spécial pour la Colombie-Britannique, en raison de la sévérité de la crise dans la province.
Mme Philpott a souligné que la crise « dévastatrice » touche tout le pays, mais que la Colombie-Britannique a été la province la plus durement touchée.
Le fentanyl a la réputation d'être l'une des drogues les plus meurtrières dans la crise des opioïdes.
Le fentanyl a la réputation d'être l'une des drogues les plus meurtrières. Photo : Radio-Canada/CBC
« Plus de 900 personnes sont mortes de surdoses l’année dernière […] une augmentation de 80 % de 2015 », a-t-elle affirmé.
M. Lake a ajouté que le taux de surdoses mortelles de drogues illicites a diminué de 18 % entre décembre et janvier en Colombie-Britannique, mais que la situation demeure grave.

Santé mentale et à domicile

L'accord sur la santé signé vendredi par la Colombie-Britannique porte aussi sur les soins en santé à domicile et en santé mentale.
M. Philpott a soutenu que le gouvernement fédéral dépensera plus de 1,4 milliard de dollars dans le domaine de la santé dans la prochaine décennie.
L’investissement visera à réduire le temps d’attente pour les services de santé mentale, et permettra à plus de patients de recevoir des soins à domicile et de rester proches de leur communauté, selon Mme Philpott.
« La Colombie-Britannique se joint aux 8 territoires qui ont accepté l’offre du gouvernement fédéral », a indiqué la ministre fédérale de la Santé.
Jane Philpott, ministre fédérale de la Santé
Jane Philpott, ministre fédérale de la Santé Photo : La Presse canadienne/Sean Kilpatrick
Le Nouveau-BrunswickTerre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écossela Saskatchewanl'Île-du-Prince-Édouard et les trois territoires se sont déjà entendus avec Ottawa sur les transferts en santé.
L'Ontario, le Québec, le Manitoba et l’Alberta n'ont pas accepté l’offre du gouvernement fédéral l’an dernier, espérant une meilleure proposition.
L’an dernier, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a fait savoir qu’en l'absence d'une entente, la hausse des transferts sera de 3 % à compter du 1er avril.

Trump est-il fou ?

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Publié le 18 février 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Yves Boisvert... (PHOTO LA PRESSE)
Yves Boisvert
PHOTO LA PRESSE
YVES BOISVERT
La Presse
L'homme est vaniteux, narcissique et incohérent. Il est si émotif qu'il est inapte à gouverner.
Vous aurez sûrement reconnu ici le profil psychiatrique de Lucien Bouchard, tel que dressé par un éminent spécialiste. Le docteur Vivian Rakoff, en effet, n'était pas le premier venu, quand il a décidé de faire un diagnostic du politicien le plus populaire au Québec, il y a 20 ans. Professeur émérite, il avait dirigé 10 ans durant le département de psychiatrie de l'Université de Toronto. Depuis, il a présidé un centre de recherche et a reçu l'Ordre du Canada.
Ça ne l'a pas empêché de s'aventurer dans une sorte d'essai diagnostique à distance. Jamais, bien entendu, l'éminent psychiatre n'avait étendu Lucien Bouchard sur un divan ni ne l'avait croisé à l'épicerie.
Qu'importe, il avait saisi sa personnalité à travers certaines révélations du « patient ». La passion de M. Bouchard pour la littérature française et son indifférence à la littérature canadienne, par exemple, témoignent d'un attachement malsain à une mère patrie perdue et fantasmée, écrivait le psy. Pensez donc : l'oeuvre qu'il préfère entre toutes ? À la recherche du temps perdu !
Malade, vous dites ?
Conclusion du grand docteur Rakoff ? Lucien Bouchard souffre d'un « trouble de la personnalité esthétique ». Une affection « peu connue », selon lui. Si peu connue, en fait, qu'elle est absente du fameux DSM, ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, qui énonce le consensus scientifique en la matière.
La haine politique peut faire dérailler même les grands spécialistes de l'âme humaine, apparemment. Pour Rakoff, les souverainistes sont forcément xénophobes et leur chef devait nécessairement être atteint d'une maladie mentale. Non, mais faut-tu être fou pour vouloir briser un aussi beau pays !
***
Vingt ans plus tard, la même tentation de psychanalyser Donald Trump est irrésistible. Après des « portraits psychologiques » fascinants publiés ici et là, on a commencé à voir des psys aller plus loin et décrire des symptômes de troubles mentaux. On ne se contente plus de décrire sa personnalité, on le déclare malade.
Vision grandiose de lui-même, incapacité à tolérer la critique, difficulté ou incapacité à distinguer clairement la réalité, etc. Cette semaine, dans une lettre envoyée au New York Times, 35 psychiatres disent que les enjeux sont trop graves pour qu'ils se taisent plus longtemps.
« Ses paroles et son comportement suggèrent une incapacité profonde de faire preuve d'empathie. Les individus affectés de tels traits déforment la réalité pour qu'elle se conforme à leur état mental, s'en prenant aux faits et à ceux qui les rapportent (journalistes, scientifiques). [...] Nous croyons que la grande instabilité dont témoignent le discours de M. Trump et ses actions le rend incapable d'agir comme président de manière sécuritaire. »
Les experts ne fournissent pas de diagnostic, ça leur est interdit. Barry Goldwater (candidat défait à la présidence en 1964) s'était fait décrire comme un paranoïaque et même un schizophrène par certains psychiatres dans un magazine. Il avait poursuivi avec succès le périodique qui avait entrepris de fouiller son « inconscient ». Et depuis 1973, il est interdit aux psychiatres de faire ce genre de diagnostic médiatique.
Sauf qu'une rapide consultation du DSM-5 permet de décoder le langage des psys au sujet de Trump : on décrit les symptômes d'un « trouble de la personnalité narcissique ».
***
Il faut en finir avec cette « tendance à surdiagnostiquer pour dénoncer les attitudes qu'on n'aime pas », a répliqué dans le même journal un autre psychiatre, Allen Frances. Les politiciens devraient être dénoncés pour leurs actions et leur comportement, pas pour l'état de santé mentale qu'on leur attribue, dit-il.
Pour commencer, un diagnostic à distance ne vaut évidemment rien. Ensuite, la présence évidente de « traits » de personnalité ne permet pas de conclure à un « trouble ». On a tous des traits de personnalité et il suffit de lire la description des différents troubles de la personnalité pour finir par croire qu'on en est atteint. C'est la quantité et l'intensité de ces traits qui permettent de conclure à une « maladie ».
Sans compter qu'on insulte ceux qui souffrent vraiment de maladie mentale, et qui en arrachent pour vrai. Trump, au contraire, triomphe.
Comme si la disqualification ultime était psychiatrique : il est fou !
Il suffit pourtant que ses politiques soient exécrables.
Churchill a lutté toute sa vie avec la dépression, son « black dog », qui revenait le hanter périodiquement. Est-ce que ça le disqualifiait ?
Ce qui ne signifie nullement que Trump n'est pas dangereux. Mais à moins de le voir délirer (médicalement), la façon de lutter contre la présidence de Trump est par la contestation de son action politique. Pas en s'attaquant à sa maladie mentale supposée ou à sa personnalité - qu'un psychologue a classée probablement justement comme la plus déficiente en « agréabilité » de toute l'histoire présidentielle américaine...
«Sans compter qu'on insulte ceux qui souffrent vraiment de maladie mentale, et qui en arrachent pour vrai. Trump, au contraire, triomphe.»

Réforme Barrette: un orthopédiste forcé d'annuler des opérations

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Publié le 16 février 2017 à 22h20 | Mis à jour le 17 février 2017 à 07h09
Avant le 31 octobre, l'orthopédiste de l'Hôtel-Dieu de... (Le Soleil, Patrice Laroche)
Avant le 31 octobre, l'orthopédiste de l'Hôtel-Dieu de Lévis, le Dr Jean-François Bégin, faisait lui-même le tri dans les dizaines, voire les centaines de demandes de consultations qu'il recevait chaque année.
LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE
(Québec) Un orthopédiste de l'Hôtel-Dieu de Lévis, le Dr Jean-François Bégin, fulmine après avoir vu ses chirurgies annulées jeudi en raison d'une réforme du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.
Avant le 31 octobre, le Dr Bégin, qui se spécialise dans les chirurgies des membres supérieurs, faisait lui-même le tri dans les dizaines, voire les centaines de demandes de consultations qu'il recevait chaque année.
«Dans un monde idéal, on verrait tout le monde, mais on n'a pas les ressources pour le faire. On a donc instauré un système de priorisation des cas parmi ceux qui nécessitaient une chirurgie. Sur 10 consultations, on pouvait en céduler trois ou quatre qui avaient vraiment besoin d'une chirurgie», explique le médecin en entrevue au Soleil.
Or il y a quatre mois, le ministre Barrette a mis sur pied les Centres de répartition des demandes de services (CRDS) et transféré aux médecins de famille le pouvoir de déterminer ce qui est urgent ou pas, poursuit le Dr Bégin. 
«Résultat : depuis quatre mois, au lieu d'opérer 3 ou 4 cas sur 10, j'en opère 1 sur 25. Pendant deux semaines, je n'ai pas cédulé un seul rendez-vous, soit parce que la personne n'avait pas besoin de chirurgie, soit parce qu'elle n'était pas rendue au stade chirurgical, c'est-à-dire qu'elle n'avait pas d'abord été traitée en physiothérapie ou avec des anti-inflammatoires, par exemple», déplore le DrBégin.
Malgré toute leur bonne volonté, les médecins de famille n'ont pas les connaissances pointues des chirurgiens orthopédiques, explique-t-il. «Je suis incapable de voir des cas qui ont réellement besoin d'être vus parce qu'on se fait envoyer n'importe quoi. [...] Ceux qu'on peut aider sont noyés parmi des patients qu'on ne peut pas aider!» résume le spécialiste, rappelant qu'il a des cibles à respecter, à défaut de quoi il s'expose à des pénalités.
Jeudi, le médecin a vu ses chirurgies annulées parce que son programme opératoire était incomplet, rapporte-t-il. «Je suis en vacances forcées parce que j'avais juste cinq heures de chirurgie au lieu de sept. Il faut que ce soit complet pour que je puisse avoir la salle», explique le Dr Bégin.
Au cabinet du ministre Barrette, on affirme qu'après vérification auprès du CISSS de la Chaudière-Appalaches, aucune chirurgie n'a été annulée en lien avec le CRDS. L'attachée de presse du ministre, Julie White, a du reste indiqué que le ministère de la Santé s'était entendu avec l'Association d'orthopédie du Québec (AOQ), sans donner plus de détails.
Nouvelle entente
Vérification faite auprès du président de l'AOQ, le Dr Robert Turcotte, une nouvelle entente de fonctionnement avec le CRDS a effectivement été conclue en début de semaine. «Dorénavant, les demandes de consultation vont être acheminées à l'hôpital, et c'est nous qui allons sélectionner les patients en fonction de l'urgence. [...] On va avoir plus de contrôle pour s'assurer que nos ressources sont utilisées au maximum de nos capacités», a précisé le DrTurcotte, tout en convenant qu'il s'agit essentiellement du même mode de fonctionnement qu'avant la mise en place du CRDS.
Au cours des dernières semaines, le Dr Turcotte et d'autres spécialistes ont fait état de problèmes liés au nouveau système, déplorant que les places de consultation qu'ils rendaient disponibles ne se remplissaient pas.
«Nos listes d'attente ont baissé de 25 %, passant de 8000 à 6000 patients, juste parce que les patients ne venaient pas à nous, que les rendez-vous ne se donnaient pas», illustre le président de l'AOQ, selon qui les CRDS ont été mis sur pied trop vite. «Le Ministère avait été averti qu'il y aurait des ratés, mais il n'a pas retenu les commentaires. Là, il s'est rendu à l'évidence. Heureusement que ce n'est pas toutes les spécialités qui font partie du projet...»
Pénurie d'infirmières
Le Dr Turcotte note par ailleurs un autre problème dans plusieurs blocs opératoires de la province, notamment à l'Hôtel-Dieu de Lévis, lié cette fois au manque d'infirmières.
«On fonctionne avec des budgets très serrés, de sorte que quand une infirmière part en congé maladie ou de maternité, il n'y a personne pour la remplacer, on n'a pas de réserves. À Lévis, il y a des salles d'opération qui vont être coupées pour les deux prochains mois par manque d'infirmières», dénonce le spécialiste, précisant que «ça prend six mois former une infirmière au bloc opératoire». 
«À plusieurs endroits, on arrête les salles d'opération à l'heure du dîner parce qu'il manque d'infirmières. [...] Ça coûte moins cher, mais le corollaire, c'est qu'on cancelle ou retarde des chirurgies», déplore-t-il.

jeudi 16 février 2017

Ces acouphènes qui sifflent dans nos têtes

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Au Québec, des centaines de millers de personnes sont affectées par des acouphènes. «Dans mon cas, c’est un petit bruit hyperaigu, mais très discret», nous dit Alain Vadeboncoeur. Qui a appris à vivre avec celui-ci.

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Comme des centaines de milliers de personnes au Québec, je souffre d’un acouphène, même si le mot «souffrir» est nettement exagéré dans mon cas. C’est que je dois admettre que je ne l’entends presque plus ces dernières années, même s’il revient à la charge quand je suis fatigué ou si je suis exposé à des sons intenses.
Un acouphène, plus ou moins continu, ressemble à un sifflement, à un bourdonnement ou à un cliquetis. Dans mon cas, c’est un petit bruit hyperaigu, mais très discret. Il peut être perçu dans différentes parties de la tête: une oreille ou les deux, à l’avant, au centre ou à l’arrière. Ce bruit est bien réel et non imaginaire, mais personne autour ne peut l’entendre, bien entendu. Si vous ignorez de quoi il en retourne, je vous suggère d’en écouter quelques-uns sur ce site.
Vraiment désagréable, n’est-ce pas? De tels acouphènes entraînent des répercussions psychologiques sérieuses. Les personnes qui en souffrent montrent d’ailleurs un état de stress plus intense que la moyenne, comme l’indique cette étude récente.

Les acouphènes causent ainsi des troubles de concentration, de l’irritabilité, de l’insomnie, des problèmes en milieu de travail, voire une détresse psychologique, des dépressions et même des idées suicidaires. Je plains ceux qui en sont vraiment affectés. Au Québec, 90 000 personnes sont ainsi sévèrement affectées par de tels acouphènes, selon le site Acouphène Québec, une ressource pertinente.

De bons soins de santé, mais des délais trop longs au Québec, selon une étude

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MONTRÉAL – De bons soins, mais une attente beaucoup trop longue: voilà comment les Québécois perçoivent en gros leur système de santé, selon une étude dévoilée jeudi.
Le Commissaire québécois à la santé et au bien-être a publié des résultats pour la province basés sur l’enquête internationale sur les politiques de santé du Commonwealth Fund de 2016. Près de 27 000 personnes, dans 11 pays industrialisés, y ont participé et ont fait part de leurs expériences et de leurs perceptions.
Il s’agit de la troisième enquête à avoir été menée à ce sujet, les précédentes versions ayant été effectuées en 2010 et en 2013.
Les résultats spécifiques au Québec démontrent que la problématique la plus importante demeure celle de l’accès aux soins, ce qui explique une grande part de l’insatisfaction de la population à l’égard du système de santé, relève la commissaire par intérim, Anne Robitaille, dans un communiqué.

Par contre, ajoute-t-elle, les Québécois ont l’impression de recevoir des soins de qualité: près de 70 pour cent d’entre eux jugent la qualité des soins reçus de «très bonne à excellente». De ceux-là, 38 pour cent ont parlé de «soins excellents». Dans les autres pays, la satisfaction est moins élevée à ce chapitre.

Le Québec se démarque aussi positivement en ce qui a trait à la qualité de la relation avec le médecin de famille qui, pour la majorité des répondants à l’étude, connaît bien leurs antécédents, passe suffisamment de temps avec eux et leur explique les choses clairement.
Toutefois, seulement 22 pour cent des citoyens de la province pensent que le système de santé fonctionne «assez bien» — soit le même pourcentage depuis 2010. Pendant ce temps, la moyenne des autres pays à ce chapitre s’est améliorée, atteignant même 50 pour cent dans certains pays.
«La confiance envers le système de santé est un indicateur important de l’adéquation entre les besoins de la population et la réponse du système à ces besoins. Or, au Québec, l’opinion de la population sur le système de santé est plutôt négative», est-il écrit dans le rapport.
Un autre fait à noter est qu’un adulte québécois sur quatre — 25 pour cent — rapporte ne pas avoir de médecin de famille. La moyenne canadienne est de 15 pour cent. Ces pourcentages sont restés relativement stables depuis 2010.
Dans plusieurs pays, comme en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, pratiquement tous les adultes ont un médecin de famille.
Le fait d’avoir un médecin de famille ne garantit pas toujours un accès rapide aux services, prévient-on.
Seulement 41 pour cent des Québécois rapportent pouvoir voir un médecin ou une infirmière le jour même ou le lendemain en cas de besoin. La moyenne est de 45 pour cent au Canada et de 59 pour cent dans les autres pays participants.
Cette situation mène à un engorgement des urgences, relève le rapport: «Ce manque d’accès aux soins de première ligne entraîne une surutilisation des urgences, puisque 38 pour cent des adultes québécois ont fait au moins une visite à l’urgence dans les deux dernières années et près de la moitié de ces personnes (44 pour cent) indiquent qu’elles auraient pu aller voir leur médecin à la place, si celui-ci avait été disponible».
Le problème est aussi présent pour les rendez-vous avec un spécialiste au Québec. Les deux tiers des adultes ont attendu plus de quatre semaines pour voir un médecin spécialiste.
Si ce pourcentage est relativement semblable à celui du Canada, il est le pire parmi les pays participants.
Par contre, le manque d’argent n’est pas une barrière aux soins pour la grande majorité des Québécois. «Seulement 6 à 7 pour cent des adultes rapportent ne pas avoir vu un médecin ou ne pas avoir eu un examen ou un traitement à cause des coûts», est-il écrit dans l’étude. Et seulement neuf pour cent ont omis de prendre un médicament pour les mêmes raisons.
Bref, entre 2010 et 2016, la performance du Québec est demeurée assez stable pour la plupart des thématiques traitées dans cette enquête.
Outre le Canada, les pays participants étaient l’Australie, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis.
Le Commonwealth Fund est une organisation américaine à but non lucratif dont le mandat vise à soutenir la prise de décision dans le domaine de la santé. Chaque année, l’organisation mène une enquête internationale dans une dizaine de pays.
Quant au Commissaire à la santé et au bien-être, il a pour mission d’apporter un éclairage pertinent au débat public et à la prise de décision gouvernementale dans le but de contribuer à l’amélioration de l’état de santé et de bien-être des Québécois.

mercredi 8 février 2017

Intolérance alimentaire

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L’intolérance alimentaire, à ne pas confondre avec l’allergie alimentaire, survient lorsque l’organisme est incapable de digérer un aliment ou un certain composant présent dans cet aliment. Contrairement à l’allergie, l’intolérance alimentaire n’entraine pas une réaction du système immunitaire. Les aliments le plus fréquemment en cause sont les produits laitiers (lactose) et céréaliers (gluten)

Causes de l'intolérance alimentaire

Il existe plusieurs causes pouvant expliquer l’apparition d’une intolérance alimentaire :
  • La cause la plus fréquente est que l’organisme ne produit pas (ou pas assez) d’une certaine enzyme qui est nécessaire à la digestion d’un composant précis que l’on retrouve dans l’aliment. Il existe un grand nombre d’enzymes digestives et l’absence de l’une ou l’autre entrainera une intolérance différente.
  • Certaines personnes développent une sensibilité à certains additifs chimiques présents dans les aliments préparés industriellement (comme le glutamate).
  • Une maladie peut être à l’origine de l’intolérance alimentaire (comme la maladie cœliaque pour l’intolérance au gluten.)

Qui est touché par l'intolérance alimentaire? Quels sont les facteurs de risque?

N’importe qui peut être touché par une intolérance alimentaire, indépendamment du genre, de l’âge et de la région. On remarque que les pourcentages de personnes touchées sont plus élevés dans les pays occidentaux, mais certains scientifiques affirment que cette différence s’explique surtout par le fait que les cas sont plus souvent déclarés dans ces pays que dans les régions en voie de développement.
Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de souffrir d’intolérance alimentaire :
  • Un facteur génétique
  • Des habitudes alimentaires monotones
  • Certains médicaments
  • Des infections dans le système digestif
  • L’alcool
  • La consommation presque exclusive de produits industriellement modifiés
  • Le stress
  • Des facteurs environnementaux

Contagion

Les intolérances alimentaires ne sont pas contagieuses.

Les principaux symptômes de l'intolérance alimentaire

Dans la grande majorité des cas, les symptômes des intolérances alimentaires sont surtout digestifs, mais certaines personnes expérimentent aussi d’autres signes. Les symptômes les plus fréquents sont :
  • Maux de ventre
  • Crampes abdominales
  • Nausées
  • Diarrhées
  • Vomissements
  • Ballonnement
  • Mal-être généralisé
  • Maux de tête
  • Brulures d’estomac
  • Irritabilité
  • Nervosité
  • Sueurs froides
  • Réactions de peau : boutons, urticaire, démangeaisons, etc.

Diagnostic

Lorsque les symptômes de l'intolérance alimentaire reviennent fréquemment, il est nécessaire de noter ce que l’on mange afin de déterminer quel est l’aliment qui pourrait déclencher les signes d’intolérance. Le médecin prescrira des analyses sanguines afin de déterminer quels sont les aliments qui causent une intolérance.
Possibles risques de complications
Contrairement aux allergies, les intolérances alimentaires n’ont pas de complications graves. Lorsque la personne intolérante consomme une grande quantité de l’aliment incriminé, elle s’expose à des symptômes plus sévères pendant quelque temps, mais il n’y a pas d’autre risque en jeu.

Traitement de l'intolérance alimentaire

Il n’existe actuellement pas de traitement contre l'intolérance alimentaire. La seule manière d’éviter les symptômes consiste à ne plus consommer les aliments incriminés.

Prévention de l'intolérance alimentaire

Il n’est pas possible de prévenir l’apparition d’une intolérance alimentaire.

Note

Les informations contenues dans cette fiche vous sont fournies à titre informatif seulement et vous permettront de poser des questions éclairées à votre médecin. En aucun cas, elles ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de la santé. Notre équipe de rédacteurs et d'experts met tout en oeuvre pour vous fournir de l'information de qualité. Toutefois, Canal Vie ne saurait être tenu responsable si le contenu d'une fiche s'avérait incomplet ou désuet. Nous vous rappelons qu'il est fortement recommandé de consulter un médecin si vous croyez souffrir d'un problème de santé.

Mal de ventre

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Tout le monde a déjà eu un mal de ventre dans sa vie… Cette douleur inconfortable n’est pas une maladie, mais plutôt le symptôme que quelque chose perturbe notre abdomen.
Les maux de ventre peuvent être parfaitement bénins et disparaître d’eux-mêmes en quelques heures, mais ils sont parfois un symptôme à prendre très au sérieux. Pour s’y retrouver, voici un petit aperçu des diverses sortes de maux de ventre et de leurs causes éventuelles.

Causes du mal de ventre

La localisation, l’intensité et la fréquence de récurrence du mal de ventre sont l’unique façon de déterminer ce qui le cause. Les douleurs abdominales sont très courantes et peuvent être expliquées par de nombreuses choses :
  • Aérophagie et flatulences
  • Mauvaise digestion
  • Intoxication alimentaire
  • Ulcère d’estomac
  • Reflux gastro-oesophagien
  • Constipation
  • Diarrhée
  • Ulcère d’estomac
  • Colique néphrétique
  • Syndrome de l’intestin ou du colon irritable
  • Intolérance alimentaire
  • Douleurs menstruelles
  • Appendicite
  • Endométriose
  • Maladie de Crohn
  • Maladie cœliaque
  • Grossesse extra-utérine ou fausse couche
  • Inflammation des trompes utérines
  • Infection urinaire
  • Stress et nervosité
  • Calculs
  • Entre autres…

Qui est touché par le mal de ventre? Quels sont les facteurs de risque?

Tout le monde, depuis les plus jeunes enfants aux personnes âgées sont touchés à l’occasion par des maux de ventre d’intensité et d’origines variées.
Le mal de ventre représente d’ailleurs plus de 20 % des consultations de médecin.
Dans l’immense majorité des cas, les douleurs sont bénignes et d’origine digestive. Elles ne nécessitent donc pas de traitement à long terme.

Contagion

Le mal de ventre n'est pas contagieux.

Les principaux symptômes

Les symptômes de mal de ventre sont très différents selon la cause première, ainsi que la perception de chaque personne. Ils incluent :
  • Douleurs diffuses dans tout l’abdomen
  • Pic de douleur décelable dans un endroit précis
  • Nausées, vomissements et ballonnements
  • Forte douleur en pulsations
  • Spasmes
  • Crampes
  • Baisse d’appétit
  • Perte de poids inexpliquée
  • Sensation de brûlure

Diagnostic du mal de ventre

Lorsque vous consultez un professionnel de la santé pour un mal de ventre, celui-ci procèdera à un examen et une palpation de l’abdomen afin d’identifier la cause de votre douleur. Selon son pronostic, il faudra ensuite avoir recours à divers examens et analyses afin d’identifier la cause probable du mal de ventre.

Possibles risques de complications

Même si les douleurs abdominales sont très fréquentes, tout mal de ventre intense qui apparaît rapidement doit être prise au sérieux. Cela pourrait être causé par une appendicite ou une grossesse extra-utérine, par exemple.
De plus, lorsque les douleurs, même si elles sont supportables, reviennent très régulièrement, elles peuvent être causées par une maladie sous-jacente qu’il est souvent possible de traiter.

Traitement du mal de ventre

Le traitement préconisé par le médecin dépendra de son diagnostic final.
Pour les petits maux de ventre (digestion, brulures d’estomac, etc.), il existe de nombreux médicaments disponibles en vente libre. Demandez conseil à votre pharmacien.

Prévention du mal de ventre

Les maux de ventre qui sont causés par une maladie ou une affection sérieuse ne peuvent être prévenus, du moins au tout début. Ensuite, le personnel médical vous informera sur les meilleures façons de contrôler l’apparition de vos douleurs, si c’est possible.
Pour les maux de ventre d’origine digestive, il est possible dans certains cas de les éviter en éliminant les aliments qui sont à l’origine des douleurs (sensibilité à l’acidité, intolérances alimentaires, etc.)

Note

Les informations contenues dans cette fiche vous sont fournies à titre informatif seulement et vous permettront de poser des questions éclairées à votre médecin. En aucun cas, elles ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de la santé. Notre équipe de rédacteurs et d'experts met tout en oeuvre pour vous fournir de l'information de qualité. Toutefois, Canal Vie ne saurait être tenu responsable si le contenu d'une fiche s'avérait incomplet ou désuet. Nous vous rappelons qu'il est fortement recommandé de consulter un médecin si vous croyez souffrir d'un problème de santé.

Santé Canada propose d'interdire un type de gras trans industriel

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/ Publié le 07 avril 2017 à 16h42   |  Mis à jour à 16h42 Certaines margarines recèlent des hui...