mardi 31 janvier 2017

Cannabis: davantage de risques avant 17 ans

http://www.quebecscience.qc.ca/actualites/

Par Marine Corniou - 26/01/2017
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Cannabis
Si votre ado veut fumer du pot, mieux vaut qu'il attende d'avoir 17 ans... C'est en substance ce que conclut une étude menée par des chercheurs de l'Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine, publiée dans dans la revue Development and Psychopathology  des Presses universitaires de Cambridge. 

Les chercheurs, menés par Natalie Castellanos Ryan, ont analysé les résultats de tests cognitifs de 294 adolescents, à l’âge de 13, 14 et 20 ans. "Ces derniers ont répondu à un questionnaire une fois par année, de l’âge de 13 ans jusqu’à leurs 17 ans, puis de nouveau à l’âge de 20 ans, entre 1991 et 1998", résume le communiqué

Bilan? Les adolescents qui fument du cannabis dès l’âge de 14 ans obtiennent de moins bons résultats à certains tests cognitifs passés à l’âge de 20 ans et ils sont plus nombreux à abandonner leurs études que ceux qui ne fument pas de cannabis. 

En revanche, les chercheurs n'ont pas observé de différences entre les jeunes qui ne fumaient pas de cannabis et ceux qui avaient commencé leur consommation après 17 ans. 

Retarder la consommation 

Cette étude confirme les craintes souvent avancées quant aux effets du cannabis sur le cerveau en plein développement des adolescents. Le message à faire passer aux jeunes? “Nous avons des preuves que la consommation de cannabis a des effets nocifs, surtout si vous commencez à en consommer quand vous êtes jeunes. Donc, si vous pouvez retarder autant que possible votre expérimentation du cannabis, au moins jusqu’à l’âge de 17 ans, il y aura moins de risques que cela ait des incidences sur votre cerveau”, explique la chercheuse. 

De nombreuses études visent à évaluer les effets nocifs du cannabis, surtout dans un contexte de légalisation et d'usage médical accru. Rappelons ainsi que plusieurs études ont démontré, chez l'humain et chez l'animal, que la consommation de cannabis à l’adolescence entraînait des troubles cognitifs durables persistant à l’âge adulte (même après arrêt de la consommation). La consommation régulière de cannabis est également associée à des troubles "immédiats" de la mémoire et de l'attention. 

Par ailleurs, c'est un facteur de risque important de déclenchement de la psychose (mutliplication du risque par deux ou trois) chez les adolescents. Là encore, l’effet est plus marqué en cas de consommation importante et en cas de consommation précoce, avant l’âge de 15 ans.

Se sortir de l'enfer de l'anorexie et de la boulimie

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Le lundi 30 janvier 2017
François Imbeau-Dulac, Anaïs Guertin-Lacroix et Saskia Thuot
François Imbeau-Dulac, Anaïs Guertin-Lacroix et Saskia Thuot  
 Photo : Radio-Canada/Mathieu Arsenault
L'animatrice à MétéoMédia Anaïs Guertin-Lacroix et le plongeur François Imbeau-Dulac ont développé un trouble alimentaire de façon soudaine, après avoir été jugés sur leur apparence. Ils racontent à Catherine Perrin comment ils ont réussi à vaincre la boulimie et l'anorexie, avec l'aide de leurs proches. L'animatrice Saskia Thuot, qui fait l'éloge de la diversité corporelles, se joint à la conversation. 
 
La boulimie, le contraire de l'élégance 
« L'image de se faire vomir, c'est violent. J'ai accepté d'en parler parce que ça nous suit pendant de nombreuses années. » Anaïs Guertin-Lacroix considère que ses cinq années de boulimie ont été un enfer dont elle garde encore des séquelles physiques. Elle a pu retrouver un équilibre de vie grâce à sa mère, qui l'a obligée à consulter une psychologue spécialiste des troubles alimentaires. 
 
« Le regard des autres m'alimentait » 
François Imbeau-Dulac a cessé de s'alimenter normalement lorsqu'il a cru que son image corporelle pouvait avoir un rôle à jouer dans ses performances sportives. Lors des prises de sang avant les compétitions, il cachait son problème alimentaire en se bourrant de nourriture. Pour se sortir de l'anorexie, il a suivi une thérapie pendant un an. Il avoue devoir faire attention pour ne pas retomber dans ces habitudes malsaines. 
 
Nos invités : 
Saskia Thuot, animatrice, une des marraines de la 10e campagne d'anorexie et boulimie Québec (ANEB-Québec) 
Anaïs Guertin-Lacroix, animatrice à MétéoMédia 
François Imbeau-Dulac, athlète olympique

lundi 30 janvier 2017

Conflit en vue entre Barrette et les ambulanciers

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/

EXCLUSIF
Publié le 29 janvier 2017 à 23h40 | Mis à jour le 30 janvier 2017 à 07h01
Pour la Corporation des services d’ambulance du Québec... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE
Pour la Corporation des services d’ambulance du Québec (CSAQ), qui regroupe une soixantaine d’entreprises en région – 92 % de l’industrie qui est au privé –, le gouvernement n’a pas le droit d’imposer, à ses conditions, le contrat qui lie les établissements de santé au réseau qui dessert les régions en services ambulanciers.

DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Affrontements avec les cadres du réseau de la santé, avec les pharmaciens, avec les infirmières, avec les médecins de famille, puis avec les spécialistes. On croirait que le ministre Gaétan Barrette est à court d'adversaire. Voilà qu'un nouveau conflit se profile, avec les ambulanciers cette fois.
Le regroupement des entreprises d'ambulances qui dessert l'ensemble du Québec a inscrit la semaine dernière, en Cour supérieure, une demande d'injonction visant le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, l'ensemble des centres intégrés de santé et de services sociaux et le nouveau président du Conseil du trésor, Pierre Moreau.
Pour la Corporation des services d'ambulance du Québec (CSAQ), qui regroupe une soixantaine d'entreprises en région - 92 % de l'industrie qui est au privé -, le gouvernement n'a pas le droit d'imposer, à ses conditions, le contrat qui lie les établissements de santé au réseau qui dessert les régions en services ambulanciers. Les firmes membres de la CSAQ représentent environ 3500 ambulanciers paramédicaux. Seules exceptions, les régions de Montréal et Laval sont desservies par Urgences-santé, qui fait partie du secteur public.
Dans la requête de 34 pages, obtenue par La Presse, la Corporation et ses membres soulignent que le ministère de Gaétan Barrette a transmis, le 21 décembre, une lettre où il indiquait qu'il imposait ses règles dans 90 jours, soit le 31 mars prochain. Ce geste suit une longue série d'engagements à négocier de la part du gouvernement depuis la prolongation du contrat qui se terminait en décembre 2014. Après un chassé-croisé d'engagements et de rencontres annulées, le ministre a, par lettre, «cavalièrement déterminé unilatéralement des termes de conditions du contrat». En décembre dernier, une directrice du Ministère prévenait des établissements que le futur contrat serait «très différent du contrat actuel».
Dans sa requête, l'industrie de l'ambulance privée réclame que le tribunal impose que le contrat actuel s'applique jusqu'en mars 2018. On demande au juge de déclarer que le ministre a «abusé de son pouvoir discrétionnaire» et «violé les expectatives légitimes» des entreprises d'ambulances de «participer à la négociation du contenu minimal du contrat de services ambulanciers».
«Ainsi, le ministre, dans la négociation et en abstraction totale du processus de collaboration avec les CI [centres intégrés de santé] et la Corporation, a pris la décision d'imposer unilatéralement un contrat de services à toute une industrie.»
Pour la CSAQ et les entreprises qu'elle représente, la décision «arbitraire» du ministre Barrette «constitue un détournement des pouvoirs qui lui sont conférés par la loi».
Pour Denis Perreault, directeur général de la Corporation, les conditions que souhaite imposer le gouvernement feraient qu'il sera impossible aux employeurs de donner aux ambulanciers paramédicaux les mêmes conditions de travail que ce qui est accordé dans le secteur privé. Le salaire des ambulanciers privés est aligné depuis des années sur celui de leurs collègues du secteur public, de Montréal.
Pour l'ensemble des entreprises, les nouveaux paramètres du gouvernement signifieraient une diminution du budget de 121 millions sur trois ans. Une situation qui rendrait leur fonctionnement impossible. La même règle pour Urgences-santé signifierait une réduction de 25 millions, plus du quart de son budget annuel. Les dépenses des entreprises d'ambulances sont essentiellement du salaire et des frais d'exploitation, fait valoir M. Perreault.

Des essais cliniques inutiles

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Publié le 30 janvier 2017 à 05h00 | Mis à jour à 07h10
Des essais cliniques sur des molécules aux perspectives... (ARCHIVES AFP)
Des essais cliniques sur des molécules aux perspectives incertaines gaspillent des ressources et font courir des risques aux volontaires, dénonce une nouvelle étude montréalaise publiée ce matin dans la revue Nature.ARCHIVES AFP
Les autorités médicales devraient être plus sévères avant d'approuver des essais cliniques, selon une nouvelle étude montréalaise publiée ce matin dans la revue Nature. Des essais cliniques sur des molécules aux perspectives incertaines gaspillent des ressources et font courir des risques aux volontaires, comme l'a montré la mort de cinq personnes dans un essai clinique en France l'an dernier.
«Je m'intéresse aux débuts de la recherche sur un nouveau médicament», explique Jonathan Kimmelman, bioéthicien de l'Université McGill et auteur principal de l'essai. «À ma grande surprise, j'ai découvert que lors des premiers essais sur les humains, les autorités réglementaires se penchent sur les risques potentiels à partir des résultats sur les animaux, mais pas sur les perspectives que le médicament soit efficace. Il faudrait que ces perspectives d'efficacité soient évaluées avant d'autoriser une étude clinique.»
Il y a un an, un volontaire est mort et quatre autres ont eu des séquelles neurologiques lors d'un premier test sur les humains d'une molécule interagissant avec le système nerveux, à Paris. Selon un rapport des autorités françaises, la firme française d'essais cliniques n'aurait pas reçu de la société pharmaceutique portugaise ayant inventé la molécule des informations sur des effets négatifs sur la santé des singes des essais cliniques antérieurs. La molécule portugaise ne semblait pas non plus très efficace, selon des documents consultés par M. Kimmelman.
De tels cas sont-ils fréquents? «On ne le sait pas, à cause des ententes de confidentialité que signent les autorités réglementaires, dit le bioéthicien montréalais. Les autorités européennes ont fini par dévoiler des chiffres après la mort du volontaire à Paris, mais il n'y en a pas pour le Canada ou les États-Unis.»
Les sociétés pharmaceutiques ne font-elles pas déjà une évaluation interne des perspectives de succès d'une nouvelle molécule? « Les autorités réglementaires se disent que les compagnies ne feront pas de tests s'il n'y a pas de bonnes perspectives de succès, note M. Kimmelman. Ensuite, les comités d'éthique universitaires qui approuvent les essais cliniques se disent que les autorités ont fait l'évaluation de l'efficacité. Donc, personne ne vérifie si les compagnies font leurs devoirs. Tester une molécule qui n'a pas de bonnes chances de succès, c'est exposer des gens à des risques inutiles et c'est gaspiller de l'argent à un moment où les médicaments coûtent déjà très cher. Si les autorités évaluaient elles-mêmes l'efficacité potentielle des nouvelles molécules, on ferait moins d'essais cliniques, et les médicaments coûteraient moins cher.»

2
Nombre d'études cliniques de phase I qui ont causé des problèmes de santé importants aux participants, sur les 3100 supervisées depuis 2005 par les autorités réglementaires européennes (EMA)
2,6
milliards US
Coût de développement d'un nouveau médicament

vendredi 27 janvier 2017

Le Canada pourrait contribuer au fonds sur l'avortement des Pays-Bas

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Publié le 27 janvier 2017 à 18h33 | Mis à jour à 18h33
La ministre canadienne du Développement international, Marie-Claude Bibeau... (PHOTO Adrian Wyld, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
La ministre canadienne du Développement international, Marie-Claude Bibeau
PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Agence France-Presse
OTTAWA
Le Canada envisage de contribuer au fonds international que veut mettre en place le gouvernement néerlandais afin de compenser l'arrêt du financement américain d'ONG internationales soutenant l'avortement, a indiqué vendredi à l'AFP le gouvernement canadien.
Le nouveau président américain Donald Trump a signé lundi un décret interdisant le financement par les États-Unis de ces organisations non gouvernementales (ONG).
Le lendemain, les Pays-Bas ont, par la voix de la ministre néerlandaise responsable de la Coopération au développement Lilianne Ploumen, pris «l'initiative d'un fonds international pour offrir aux femmes dans les pays en voie de développement l'accès à de bonnes informations, à des moyens contraceptifs et à l'avortement».
Mme Ploumen s'est entretenue mercredi avec Marie-Claude Bibeau, ministre canadienne du Développement international pour évoquer ce fonds, a indiqué à l'AFP le cabinet de Mme Bibeau.
«Les paramètres du Fond commencent à se définir donc on va analyser le dossier rapidement», a indiqué Louis Bélanger, porte-parole de la ministre canadienne.
Le gouvernement de Justin Trudeau, au pouvoir depuis un peu plus d'un an, doit prochainement présenter sa nouvelle politique d'aide au développement et «les droits sexuels et génésiques (liés à la reproduction) seront au coeur» de cette nouvelle approche, a relevé le cabinet de Mme Bibeau.
«L'approche du Canada vise à s'assurer que chaque grossesse est voulue, que chaque naissance est sans danger, et que chaque fille et femme est traitée avec la dignité et le respect qu'elle mérite». Le financement de «l'avortement sans danger» s'inscrit dans cette approche, selon le gouvernement canadien.
Selon l'organisation Marie Stopes International, citée par la ministre Ploumen, l'arrêt des subventions américaines engendreront en quatre ans 6,5 millions de grossesses non désirées, 2,1 millions d'avortements à risques et la mort inutile de 21 700 mères.

Un nouvel envol sur un nouveau site pour la Maison des Trois colombes

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Publié le 27 janvier 2017 à 18h15 | Mis à jour à 18h15
La générosité des familles d'André Buisson et de... (Stéphane Lessard)
La générosité des familles d'André Buisson et de Jean Chrétien permettront à la Maison des Trois colombes de prendre son envol sur un nouveau site à Shawinigan.
STÉPHANE LESSARD
GUY VEILLETTE
Le Nouvelliste
(Shawinigan) La Maison des Trois colombes ne verra finalement pas le jour sur les terrains de l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie, mais dans la vaste résidence de l'un des grands bâtisseurs de Shawinigan. Vendredi matin, la famille Buisson a annoncé que la maison familiale de la Terrasse Cascade serait cédée à l'organisme de bienfaisance, ce qui lui permettra d'accélérer son projet d'offrir huit lits aux personnes en fin de vie sur un site exceptionnel.
Une centaine de personnes ont assisté à ce dévoilement chargé en émotion, vendredi matin au club de golf Le Mémorial. L'ex-premier ministre du Canada, Jean Chrétien, faisait partie des invités d'honneur en raison d'une exceptionnelle contribution de 845 000 $ amassés dans sa famille et chez des amis proches pour cette maison de soins palliatifs. 
«Il y a environ deux ans, Lise Landry et André Garant sont venus me voir pour que je m'implique dans cette campagne», raconte M. Chrétien, toujours en très grande forme. «Je fais beaucoup de philanthropie à travers la pays mais je n'en parle pas beaucoup parce que sinon, je serais encore plus sollicité et je n'ai pas rien que ça à faire. Il faut que je gagne ma vie!»
M. Chrétien a bien connu Gabriel Buisson, fondateur de la Société Laurentide, décédé en février 2016 à l'âge de 88 ans. Comme avocat, il avait travaillé à l'incorporation de l'entreprise à la fin des années 50, en plus de s'impliquer comme secrétaire du conseil d'administration du club de golf Le Mémorial, également propriété de la famille.
L'ex-député de Saint-Maurice observe qu'il est plutôt rare qu'un service semblable puisse hériter d'une spacieuse demeure pour lancer ses opérations. Il estime qu'il s'agissait d'un endroit rêvé pour accompagner les derniers jours d'une personne.
«Le site est fantastique», assure-t-il. «C'est au-dessus du Saint-Maurice. Il y a des arbres, une entrée magnifique. On sera tous fiers de dire que nous avons ça à Shawinigan.»
Tourner la page
Pour le clan Buisson, les émotions s'entremêlent entre la fierté de poser un geste significatif pour les personnes en fin de vie de la région et la nostalgie de tourner une importante page de l'histoire familiale.
Au cours des dernières années, la famille a vécu de très près l'importance d'un accompagnement de qualité auprès des personnes en perte d'autonomie puisque Gabriel Buisson était atteint de la maladie d'Alzheimer. Son épouse, Pauline Arseneault, livre le même combat.
«La progression de la maladie a fait en sorte qu'ils avaient besoin de soins continuels», explique André Buisson. «Nous avons formé une équipe pour nous assurer que leur qualité de vie serait maintenue. Nous avons réalisé à quel point ça faisait la différence. Mon père est décédé à la maison l'an dernier et malgré que ça ait été un événement très triste, de la manière dont ça s'est déroulé, c'était un beau moment. Ça m'a fait vraiment réaliser toute l'amplitude de cette problématique (des soins de fin de vie).»
Au net, la famille et la Société Laurentide remettent 550 000 $ à la Maison des Trois colombes. André Buisson assure que le consensus est apparu assez rapidement entre les enfants concernant l'avenir de la maison.
Dans son allocution, l'homme d'affaires a souligné certaines caractéristiques de la demeure, qu'il associait volontiers à la personnalité de Gabriel Buisson: envergure, démesure, innovation, dépassement de soi et souci non négociable pour la qualité et le travail bien fait.
«Comme maison unifamiliale, ça n'avait aucun sens de penser à l'habiter», fait-il remarquer. «C'était disproportionné. On est convaincu qu'on fait la bonne chose, parce que ça répond à un besoin criant.»
La présidente du conseil d'administration de la Maison des Trois colombes, Lise Landry, flottait sur un nuage en voyant tout près de 1,4 million de dollars apparaître pour la réalisation du projet. La campagne de financement se poursuit pour atteindre un objectif de 850 000 $.
Tel qu'annoncé dans le projet initial, ce centre de soins palliatifs comptera huit chambres. Certains réaménagements sont évidemment prévus dans la résidence Buisson, dont la condamnation de la piscine intérieure pour la remplacer par des bureaux administratifs.
«Quand on regardait les avantages de cette maison, on constatait qu'elle est beaucoup plus grande que ce que nous aurions construit. Quand on dit que ce sera la plus belle maison au Québec, ça va être vrai!», promet l'ex-mairesse.
La conférence d'information a aussi permis de présenter la nouvelle signature visuelle de l'organisation et d'annoncer la mise en ligne d'un site web. 
Rappelons que l'an dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, s'était déplacé à Shawinigan pour annoncer un financement récurrent de 544 000 $ pour ce projet, correspondant aux frais d'exploitation annuels.
Mme Landry souhaite que la Maison des Trois colombes puisse ouvrir ses portes d'ici une douzaine de mois.

Le pour et le contre de la pesée des élèves

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Publié le 27 janvier 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
La Fédération des comités de parents du Québec... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)
La Fédération des comités de parents du Québec est fortement opposée à la pesée des élèves qui se fait dans plusieurs cégeps et aussi dans certaines écoles primaires et secondaires sans qu'on sache à quel point la pratique est répandue.
PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE
LOUISE LEDUC
La Presse
Faut-il ou pas peser les élèves au cégep, au secondaire, voire au primaire ? Étudiée ces jours-ci en commission parlementaire après avoir fait l'objet d'une pétition de 4336 signataires opposés à la pratique, la question devra être tranchée par le ministre de l'Éducation.
Dans le coin droit : la Fédération des comités de parents du Québec, fortement opposée à l'idée de cette pesée qui se fait dans plusieurs cégeps et aussi dans certaines écoles primaires et secondaires sans qu'on sache à quel point la pratique est répandue. Au cégep, la pesée et l'indice de masse corporelle sont souvent pris en compte pour évaluer la condition physique des élèves.
S'appuyant sur des experts comme l'American Academy of Pediatrics et après avoir mené un sondage auprès des parents qu'elle représente, la Fédération estime que la pesée «comporte de trop grands risques d'engendrer chez les jeunes des comportements alimentaires malsains, de la stigmatisation et de l'intimidation liée au poids».
La Fédération des comités de parents du Québec reconnaît certes que la proportion de jeunes avec un surplus de poids est préoccupante. Au nom des parents qu'ils ont sondés, l'organisme souhaite qu'à la pesée, les écoles privilégient plutôt la transmission d'informations sur les bienfaits d'un mode de vie actif et d'une saine alimentation.
De son côté, la Fédération des enseignants d'éducation physique du Québec a tenu un autre discours en commission parlementaire.
Dans son mémoire, cette fédération demande à ce que les enseignants d'éducation physique maintiennent «la prise de mesures anthropométriques sur une base volontaire et confidentielle comme moyen éducatif, à savoir comme moyen de sensibilisation des étudiants à l'image corporelle positive».
Troubles alimentaires
Les enseignants d'éducation physique font d'abord remarquer que la connaissance du poids corporel est parfois nécessaire pour évaluer la condition physique des jeunes.
Ils observent ensuite dans leur mémoire que «le passage au collégial est souvent critique. Les étudiants quittent le milieu familial, ils ont souvent moins accès à des lieux d'entraînement et ils doivent prendre en charge leur alimentation». 
«Il peut en résulter des changements importants dans la composition corporelle [des jeunes] et notre rôle est de faire prendre conscience aux étudiants de ces changements.» - Extrait du mémoire de la Fédération des enseignants d'éducation du Québec
Les enseignants d'éducation physique notent cependant que la pesée et la mesure de l'indice de la masse corporelle doivent absolument se faire sur une base volontaire et de manière confidentielle.
Sensibles à la question des troubles alimentaires, ils s'opposent à la pesée au primaire et au secondaire.
Au terme des débats, les commissaires parlementaires qui se penchent sur le sujet devront transmettre un avis au ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx.
Cet été, lorsqu'il avait été interrogé sur le sujet, le ministre s'était montré plutôt opposé à la pratique de la pesée.

jeudi 26 janvier 2017

Frais accessoires: les propos «méprisants» du ministre Barrette dénoncés

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Publié le 26 janvier 2017 à 16h16 | Mis à jour à 16h16
En mêlée de presse hier, le ministre Gaétan... (La Presse Canadienne)
En mêlée de presse hier, le ministre Gaétan Barrette a mentionné que l'abolition des frais accessoires crée des «situations malheureuses»
LA PRESSE CANADIENNE
L'avocat spécialisé dans la défense des droits des patients, Me Jean-Pierre Ménard, et le Réseau FADOQ dénoncent les «propos méprisants et insultants» tenus par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, dans le dossier des frais accessoires.
Me Ménard mentionne que le dossier des frais accessoires est plongé dans un «véritable chaos» actuellement alors que «plein de choses de sont pas ficelées» et qu'il est «odieux» que le ministre «mette ça sur le dos des gens qui ont demandé de les abolir».
En mêlée de presse hier, le ministre Barrette a mentionné que l'abolition des frais accessoires crée des «situations malheureuses». «On demande une loi sans frais accessoires et quand on fait ça on est obligé d'interdire une pratique qui était à l'avantage des patients. J'avise la population que quand on fait des lois qui sont le résultat de pressions populaires, qui elles mêmes ne sont pas réfléchies, bien ça peut donner ça», a dit M. Barrette.
Décourager les patients
Directeur général du Réseau FADOQ, Danis Prud'homme mentionne que c'est grâce à la bataille menée par la FADOQ et 27 autres organismes contre les frais accessoires que le ministre Barrette n'a eu d'autres choix que de les abolir. Il estime que les propos du ministre Barrette visent à «décourager les sonneurs d'alarme» et sont «indécents et insultants pour la société civile».

mercredi 25 janvier 2017

Frais accessoires: toujours pas d'entente entre Barrette et les médecins

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Publié le 25 janvier 2017 à 12h14 | Mis à jour à 15h59
Gaétan Barrette... (La Presse Canadienne)
Gaétan Barrette
LA PRESSE CANADIENNE
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Il n'y a toujours pas d'entente entre Québec et les fédérations médicales sur l'abolition des frais accessoires. Accord ou pas, ces frais seront interdits comme prévu à compter de jeudi et les médecins récalcitrants seront sanctionnés, prévient le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.
Mercredi, à son arrivée à une réunion du conseil des ministres, il a toutefois annoncé que certains problèmes qui auraient pu entraîner une coupe dans les services sont « réglés à toutes fins utiles ». 
« Pour les optométristes, nous avons fait les adaptations nécessaires pour qu'il n'y ait aucun impact sur l'accès aux services » avec la fin des frais accessoires, a-t-il dit aux journalistes.
Il a ajouté que l'Association des pharmaciens propriétaires a « une compréhension appropriée de la réglementation actuelle et que les aménagements apportés font en sorte qu'il n'y aura pas de perte d'accès ou de changement à l'accès ». Il sera toujours possible de facturer les vaccins. Mais les tests de coagulation ne pourront plus l'être, « ce sera à notre charge », a dit le ministre.
Dans le cas des dentistes, les problèmes soulevés « sont réglés ou en voie de règlement ». « Il n'y aura pas de frais chez les chirurgiens dentistes pour les enfants », a-t-il affirmé.
Il n'y a toutefois pas d'entente avec les fédérations médicales. Dans le cas de la Fédération des médecins omnipraticiens, l'enjeu principal concerne la vasectomie. Le tarif payé par la Régie de l'assurance maladie pour une telle intervention est revu à la hausse pour atteindre 218 $ afin de compenser l'abolition des frais accessoires, a annoncé le ministre. La FMOQ demandait 250 $. Cette dépense est couverte à même la hausse, convenue dans le passé, de l'enveloppe de rémunération des médecins.
Pour le reste, « il y a encore des discussions techniques sur certains éléments à la table, mais les choses vont bon train », a soutenu Gaétan Barrette.
Selon lui, la Fédération des médecins spécialistes réclame au gouvernement 10 millions de dollars pour couvrir le coût des équipements lourds des cliniques, financés avant par le truchement des frais accessoires. M. Barrette rejette cette demande. « On a investi 21 millions de dollars dans 18 salles d'opération dans notre réseau public, et ces salles vont largement compenser pour les activités qui diminueraient au privé », a-t-il plaidé.
Pour lui, les négociations avec la FMSQ « vont bien » et « vont arriver à destination ».
Même s'il n'y a pas d'entente, la loi va s'appliquer, a-t-il prévenu. Les frais accessoires seront interdits jeudi. Si un patient est forcé d'en payer, « il doit nous le rapporter et il y aura immédiatement une enquête ». « La personne sera remboursée dans tous les cas. S'il le faut, nous relayerons l'information au Collège des médecins. Dans l'application de la Loi sur l'assurance maladie, il y aura enquête et si les faits s'avèrent, malheureusement, ou heureusement, il y aura des sanctions. Quand il n'y en a pas, il n'y en a pas des frais accessoires, point », a-t-il expliqué.
Le président de la FMOQ, Louis Godin, a confirmé que les négociations se poursuivent avec le gouvernement. «Pour la vasectomie et les petites chirurgies, je suis optimiste. Pour le reste, j'ai des réserves importantes», a-t-il dit à La Presse.
« Rien n'est réglé »
La présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), la Dre Diane Francoeur, affirme que « rien n'est réglé » dans le dossier des frais accessoires, même si les discussions « progressent beaucoup rapidement» depuis la semaine dernière. 
«Même si le dossier avance, on essaie de rattraper deux ans en une semaine », note la Dre Francoeur. Celle-ci explique que les enjeux à régler touchent pas moins de 35 associations de spécialistes et que le tout est complexe.
« La question ne concerne pas l'argent, mais bien l'organisation », dit-elle. Une rencontre de négociation est prévue demain matin avec Québec.
- Avec la collaboration d'Ariane Lacoursière

Aucune pharmacie ouverte le dimanche

http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/petite-nation/

Publié le 24 janvier 2017 à 18h30 | Mis à jour le 24 janvier 2017 à 18h30
Le maire de Chénéville, Gilles Tremblay, soutient que... (Archives, Le Soleil)
Le maire de Chénéville, Gilles Tremblay, soutient que la population de la MRC Papineau mérite d'avoir accès à un pharmacien, à proximité, tous les jours de la semaine.
ARCHIVES, LE SOLEIL
La municipalité de Chénéville demande l'aide de ses voisines de la MRC Papineau afin de faire pression sur les pharmaciens détaillants de la Petite-Nation, pour obtenir des heures d'ouverture le dimanche.
Considéré comme le « centre de services » du nord de la Petite-Nation, Chénéville a fait parvenir en décembre une demande d'appui en ce sens aux 23 autres municipalités du territoire de Papineau.
Pour le moment, neuf d'entre elles ont répondu favorablement à la requête.
Une lettre demandant l'ouverture d'une pharmacie le dimanche a également été acheminée ces dernières semaines aux propriétaires des pharmacies de Chénéville, Ripon, Saint-André-Avellin, Papineauville et Thurso, de même qu'aux sièges sociaux des grandes bannières Brunet, Proxim et Uniprix.
Le maire de Chénéville, Gilles Tremblay, soutient que la population de la MRC mérite d'avoir accès à un pharmacien, à proximité, tous les jours de la semaine.
« Peut-être qu'il y aurait moyen de faire au moins une rotation dans la MRC et d'ouvrir juste trois ou quatre heures le dimanche pour offrir un service continu, dit-il. En ce moment, quand les gens de notre région ont besoin de leurs médicaments pendant la fin de semaine, ils doivent se rendre à Buckingham. »
« C'est un service essentiel, poursuit-il, surtout que nous sommes un endroit touristique et qu'il y a un nombre additionnel de personnes qui fréquentent notre coin les fins de semaine. »
Avec l'arrivée de la Coopérative santé du nord de la Petite-Nation (CSNPN) à Chénéville, ces dernières années, une plus grande accessibilité aux médicaments est devenue d'autant plus essentielle afin d'assurer une continuité dans les soins de santé, plaide le maire Tremblay, qui espère que sa démarche portera ses fruits.
Pas de sans rendez-vous
Par ailleurs, l'omnipraticien qui vient offrir des plages horaire de « sans rendez-vous » à la clinique de Chénéville, à raison d'un week-end par mois, a cessé depuis décembre dernier d'offrir le service le dimanche, notamment en raison des heures d'ouverture limitées des pharmacies, la fin de semaine.
La présidente de la CSNPN, Lise Villeneuve, affirme qu'il s'agit là de l'une des raisons ayant motivé la décision du spécialiste de la santé de réduire ses services le week-end. Le statut du CLSC de la Petite-Nation, à Saint-André-Avellin, a aussi joué dans la balance, puisque l'établissement est aussi fermé le dimanche, fait remarquer Mme Villeneuve.
« Ce n'est pas compliqué, le CLSC doit ouvrir le dimanche. Ça prend un accès au laboratoire et à la radiologie. Sinon, il y a zéro service dans la région et les conditions de pratique ne sont pas acceptables », dit-elle.
Au Centre intégré de santé et de services sociaux, la porte-parole Geneviève Côté indique que le dossier de l'augmentation des heures à l'urgence de Saint-André-Avellin progresse, mais qu'aucune annonce n'est prévue pour l'instant.
Promesse électorale
Rappelons que le député de Papineau, Alexandre Iracà, avait fait la promesse, lors de la campagne électorale 2014, que le nombre d'heures du CLSC Petite-Nation serait doublé à l'intérieur d'un premier mandat sous le règne libéral.

Gestion merdique des ressources humaines

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Publié le 25 janvier 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Patrick Lagacé... (Photo archives La Presse)
Patrick Lagacé
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

PATRICK LAGACÉ
La Presse
L'homme entre dans la pièce, mi-cinquantaine, gestionnaire de carrière, homme d'action. Mais là, ça ne va plus. Il vient voir son médecin de famille. Elle s'appelle Dre Pascale Breault.
Je ne dors plus, docteure, je suis anxieux, je ne sais pas ce que j'ai, pu le goût de rien...
Toute l'année, des patients comme cet homme viennent s'échouer dans la chaise située devant le bureau de médecins de famille comme Pascale Breault.
Et la Dre Breault écoute, elle ausculte, elle pose des questions, elle écoute encore, elle demande des analyses sanguines...
Des analyses qui ne révèleront rien.
« Je revois alors le patient, dit-elle. Performant. Jusqu'à tout récemment, chef d'une équipe comptant des dizaines d'employés... Réduite à 10, avec les coupures. Il fait le même travail, mais avec le quart des effectifs. Son boss lui a même dit qu'il devrait remplir les tablettes lui-même... »
Malade du travail ? Son patient n'y croyait pas.
« Il ne voulait pas accepter qu'ultimement, comme médecin, je n'ai pas de pilule miracle pour gommer les problèmes de ressources humaines de son entreprise, problèmes qui avaient maintenant des conséquences sur lui. »
Après quelques consultations avec la Dre Breault, l'homme a fini par parler à son boss. Réponse du boss : « Si t'es pas content, remets ta démission. »
C'est le 25 janvier aujourd'hui. Et on va causer pour la cause, la cause étant de « briser le silence entourant la maladie mentale ».
On montrera des gens, connus et moins connus, qui ont fait le geste courageux de parler de leur maladie mentale à leur entourage. De briser le tabou, comme on dit.
On parlera du réseau de la santé et des services sociaux, encore joyeusement démuni face aux dépressifs, bipolaires et autres anxieux chroniques, pour ne nommer que ceux-là.
Mais il faudra bien parler un jour de ce colossal vecteur de maladies mentales : le travail.
***
Un détour, avant de revenir à la Dre Breault. Détour par le bureau d'un autre doc.
Médecin, Serge Marquis a une maîtrise en médecine du travail du School of Hygiene and Tropical Medicine, à Londres. Consultant, conférencier, auteur : depuis 1980, sa pratique touche aux maladies causées par le travail.
Il a lu la lettre que Pascale Breault m'a envoyée. Sa réaction : « C'est représentatif de ce que beaucoup de médecins vivent, elle l'explique clairement. On diminue les ressources, il y a moins de monde pour faire plus de travail. Faire plus avec moins, ça arrête quand ? Elle est où, la limite ? On coupe dans le gras, on coupe dans l'os, on coupe dans la moelle. Peut-on encore couper, rendu dans la moelle ? »
Jusqu'à tout récemment dans l'histoire de l'humanité, rappelle Serge Marquis, la majorité d'entre nous travaillait avec son corps, nous fabriquions des choses de mains.
« En quelques décennies, ça s'est complètement renversé : 75 % des gens gagnent leur vie uniquement avec leur tête. Les problèmes de santé étaient physiques : maux de dos, tendinites, bras arrachés... »
Aujourd'hui, quand le travail blesse, il blesse la plupart du temps l'organe le plus sollicité chez le travailleur moderne : le cerveau. « Les limites sont psychiques, désormais. Et elles s'expriment à travers la fatigue physique, intellectuelle, relationnelle, émotionnelle... »
Une minorité d'entreprises, constate Serge Ménard, sont éveillées aux dangers de surcharger les employés, qui finissent par craquer, rendus malades par le travail.
***
Retour dans le cabinet de la Dre Breault. Les bureaux des médecins de famille comme le sien sont souvent le premier récif où les gens malades du travail viennent s'échouer.
Des gens qui ne pensaient jamais se taper un burn-out, devenir dépressifs, tomber dans les sables mouvants de l'anxiété...
Non, pas eux.
Mais bien sûr, eux aussi...
« On te coupe 75 % de ton staff, on te dit qu'on peut te remplacer n'importe quand. Tu te valorisais par ton travail... Et ton travail devient vide de sens. C'est dur pour l'estime de soi. Et les symptômes apparaissent, tranquillement. Anxiété, perte de plaisir, colère, impatience, irritabilité, perte de sommeil. Et ça déboule. Parfois, jusqu'au suicide. »
C'est donc le 25 janvier. Et on va causer pour la cause, d'un océan à l'autre, et Bell va financer un tas de projets en santé mentale...
Pascale Breault n'a rien contre #BellCause.
«Mais pendant qu'on rapporte à l'individu la responsabilité de sa santé mentale, on oublie le système qui, lui, ne fait pas beaucoup d'efforts pour changer et qui médicalise ce qui est un problème de ressources humaines et de gros bon sens.»Dre Pascale Breault
En lisant les mots de la Dre Breault, je faisais des recoupements avec les dizaines de témoignages que j'ai pu colliger depuis une semaine, témoignages de gens qui ont eu ces entorses du cerveau que sont les dépressions, les burn-out, les troubles anxieux, etc.
Constat : que d'hypocrisie...
On dit aux citoyens d'aller chercher de l'aide, et ils ont de la misère à en trouver. Six mois d'attente, au public. Strict minimum, si vous avez un régime d'assurances privées*.
On dit aux travailleurs de ne pas avoir honte de leur maladie mentale, mais ils sont encore accueillis comme s'ils avaient la lèpre dans trop de services de ressources humaines, tsé, tout d'un coup qu'on pourrait te pousser à démissionner, ça économiserait du fric...
Pascale Breault : « Ce qui me dérange, c'est qu'on confond problème médical et problème social. Et on fait du premier le traitement du second. Et ça, c'est un gros problème, car on ne cause pas du vrai problème. Et on ne fait rien pour le régler. »
Évidemment que Pascale Breault prescrit des pilules. Elle est d'accord quand on décrie les médecins qui prescrivent trop d'antidépresseurs, trop d'anxiolytiques, trop de somnifères...
«L'absurdité, c'est que les médicaments sont facilement accessibles et remboursés par les assurances, publiques et privées. On ne peut pas en dire autant de la psychothérapie, pourtant démontrée comme efficace, et avec de meilleurs effets à long terme...»Dre Pascale Breault
Peut-être que ceux qui font de la psychothérapie devraient embaucher les mêmes lobbyistes que Big Pharma, qui sait ?
Un autre jour, un autre patient vient s'échouer dans le bureau de la Dre Breault. Un autre qui tient un autre formulaire d'assurance qui demande à la médecin la cause de l'arrêt de travail...
Des fois, Pascale Breault a juste envie d'écrire cinq mots bien simples : « Gestion merdique des ressources humaines. »
Elle trouve autre chose, bien sûr.
* Absurde précision, mais... Demandez de l'aide malgré tout : le réseau répond de façon inégale et des fois... il répond bien.

Les psychologues s'inquiètent de la baisse des services publics

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/

Publié le 25 janvier 2017 à 08h26 | Mis à jour à 08h26
Alors que les Québécois sont invités aujourd'hui à « causer pour la cause » et... (Photothèque La Presse)
PHOTOTHÈQUE LA PRESSE
Alors que les Québécois sont invités aujourd'hui à « causer pour la cause » et à discuter des enjeux de santé mentale, l'Association des psychologues du Québec (APQ) déplore qu'il soit de plus en plus difficile pour les patients d'avoir accès à leurs services dans le réseau public de la province.
Après avoir mené un sondage auprès de ses membres, l'APQ conclut que « l'accès aux services psychologiques se dégrade d'année en année ». « C'est très bien de discuter des enjeux de santé mentale. Mais il faut aussi se demander ce que l'on veut offrir comme services publics. Parce qu'actuellement, l'accès n'est pas facile pour plusieurs personnes souffrant de problèmes de santé mentale », dénonce le président de l'APQ, Charles Roy.
Baisse du nombre de psychologues
L'attente pour obtenir des services psychologiques au public varie de 2 mois à 12 mois actuellement au Québec selon l'APQ. « Une personne qui ne peut voir de psychologue et qui est en détresse va voir son état de dégrader. Des gens vont tomber en arrêt de travail. Leur détresse va s'aggraver. Il y a plusieurs impacts », note M. Roy.
Au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), on explique que « ce sont les établissements du réseau qui ont la responsabilité de l'organisation des services et de l'embauche de ressources pour répondre au besoin de leur population ». Le MSSS note une « stabilité » des effectifs pour le titre de psychologue entre 2011 et 2015 alors que le nombre de travailleurs sociaux a nettement augmenté durant cette période.
Trop d'attente
Dans le sondage de l'APQ, on apprend que des postes des psychologues partant à la retraite ne sont plus toujours remplacés dans le réseau. Que plusieurs psychologues sont remplacés par des travailleurs sociaux ou d'autres professionnels. « Quand une personne demande l'aide d'un psychologue et qu'on lui offre autre chose, c'est déplorable », estime M. Roy, qui y voit un « manque de connaissances » sur ce que les psychologues apportent aux patients.
Pour M. Roy, la pression financière sur le réseau de la santé est telle « que partout où l'on peut faire des économies, on essaie de le faire » et les services psychologiques en font les frais. « C'est comme si le gouvernement n'est pas conscient qu'on est une source d'économie majeure. Un patient suivi par un psychologue a moins de chance de visiter l'urgence, de tomber en arrêt de travail, de consommer des médicaments... Il faut se rappeler que l'accès aux services psychologiques est très important », affirme M. Roy.

Metro: la baisse du prix des aliments complique les affaires

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Publié le 25 janvier 2017 à 07h40 | Mis à jour à 07h40
Par rapport à l'hiver dernier, les fruits, les... (Photo Ninon Pednault, Archives La Presse)
Par rapport à l'hiver dernier, les fruits, les légumes, la viande, les oeufs et le beurre sont plus abordables, ce qui fait le bonheur des consommateurs, mais complique les affaires chez Metro.
PHOTO NINON PEDNAULT, ARCHIVES LA PRESSE
Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Tandis que les consommateurs se réjouissent de la baisse du prix des aliments, l'épicier Metro en subit les conséquences. Mais son grand patron se veut rassurant : « On a des stratégies pour augmenter nos ventes et nos profits ».
Eric Richer La Flèche, président et chef de... (photo martin leblanc, archives la presse) - image 1.0
Eric Richer La Flèche, président et chef de la direction de Metro, a assuré avoir « des stratégies » pour augmenter ses ventes et son bénéfice net en cette période de déflation alimentaire.
PHOTO MARTIN LEBLANC, ARCHIVES LA PRESSE
Par rapport à l'hiver dernier, les fruits, les légumes, la viande, les oeufs et le beurre sont plus abordables, a énuméré le grand patron des supermarchés Metro et Super C, Eric R. La Flèche, en marge de l'assemblée annuelle des actionnaires, hier matin.
Cette déflation, a-t-il ajouté, « est une complication de plus dans le puzzle », déjà difficile en raison de l'environnement hautement concurrentiel qui sévit.
Plus concrètement, le panier chez Metro a affiché une déflation de 1 % au cours du trimestre clos à la mi-décembre. Cela se compare à une hausse de prix de 2,8 % à la même période l'an dernier.
« La première partie de 2017 représente un défi supplémentaire, car les résultats sont comparés à ceux d'une période de forte inflation en 2016 », a d'ailleurs souligné le PDG.
DE METRO À SUPER C
Malgré la déflation, les consommateurs « courent encore les aubaines » et les parts de marché des supermarchés au rabais (comme Super C et Maxi) continuent de croître, observe Eric R. La Flèche. 
Résultat, un plus grand nombre de Super C que de Metro seront inaugurés cette année. « Quelques » Metro seront convertis en Super C et quelques nouvelles épiceries seront construites. Les décisions sont prises « marché par marché en fonction de la concurrence à proximité », a précisé le PDG.
PAS JUSTE DU STEAK HACHÉ
La déflation change-t-elle les habitudes d'achat ? 
« Il n'y a pas des grands changements de comportement, a répondu le patron de Metro. Est-ce que les gens se gâtent plus ? Depuis six mois, la viande est certainement plus abordable. On vend plus de coupes de meilleure qualité, ou nobles comme on dit. Alors qu'en période d'inflation, on vend du steak haché, et le reste, c'est difficile. » 
La déflation a aussi un impact sur le marchandisage. Par exemple, le filet mignon a été mis à la une de la circulaire dans le temps des Fêtes, ce qui aurait été impensable l'année d'avant, vu son prix exorbitant.
ADONIS ET PREMIÈRE MOISSON
Le PDG de Metro affirme « travailler sur des ouvertures additionnelles » d'Adonis, autant en Ontario qu'au Québec. Il n'était pas en mesure de dire si la prochaine inauguration aura lieu cette année ou en 2018. À l'heure actuelle, il y a 11 Adonis, soit 9 au Québec et 2 en Ontario. Metro affirme qu'il y a « encore de la place au Québec » pour cette chaîne ethnique. En ce qui concerne la boulangerie Première Moisson, Metro espère en ouvrir d'autres au Québec. Il y en a 24 présentement.
ÉPICERIE EN LIGNE : PATIENCE
Depuis le mois d'octobre, trois Metro de Montréal offrent le service d'achat en ligne avec livraison à domicile ou cueillette en magasin. « C'est prometteur. [...] Les résultats de nos premiers pas sont encourageants », a indiqué Eric R. La Flèche. Ce service sera « progressivement étendu » dans la région de Montréal cette année. Le marché ontarien devra attendre en 2018, au minimum. Évidemment, on est loin de la rentabilité et il y a des ajustements à faire, en ce qui concerne l'interface et la logistique.
AIR MILES ET LA « PRESSION DES CLIENTS »
La crise qui a ébranlé Air Miles l'automne dernier pourrait lui faire perdre un important client : Metro, qui accepte la carte bleue dans ses établissements ontariens. Le PDG de Metro a admis que l'événement l'avait fait « réfléchir » sur son partenariat avec le programme de fidélisation. « Ça n'a pas été facile pour les détaillants ni pour les membres. On a ressenti la pression des clients. » Ainsi, il n'exclut pas la possibilité de proposer son programme maison metro & moi en Ontario, « quand notre contrat viendra à échéance ».

La grippe chez le chat

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