samedi 18 février 2017

10 millions de dollars pour combattre la crise des opioïdes en C.-B.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ LE VENDREDI 17 FÉVRIER 2017 À 12 H 05 | Mis à jour le 17 février 2017 à 13 h 00

La Colombie-Britannique, qui a signé l'entente sur la santé proposée par Ottawa, recevra 10 millions de dollars pour lutter contre la crise provinciale des opioïdes.
Un texte de Maryse Bernard
La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, et son homologue provincial, Terry Lake, ont annoncé vendredi lors d’une conférence de presse un financement de 65 millions de dollars pour aider à combattre la flambée de surdoses aux opioïdes au Canada, et un financement spécial pour la Colombie-Britannique, en raison de la sévérité de la crise dans la province.
Mme Philpott a souligné que la crise « dévastatrice » touche tout le pays, mais que la Colombie-Britannique a été la province la plus durement touchée.
Le fentanyl a la réputation d'être l'une des drogues les plus meurtrières dans la crise des opioïdes.
Le fentanyl a la réputation d'être l'une des drogues les plus meurtrières. Photo : Radio-Canada/CBC
« Plus de 900 personnes sont mortes de surdoses l’année dernière […] une augmentation de 80 % de 2015 », a-t-elle affirmé.
M. Lake a ajouté que le taux de surdoses mortelles de drogues illicites a diminué de 18 % entre décembre et janvier en Colombie-Britannique, mais que la situation demeure grave.

Santé mentale et à domicile

L'accord sur la santé signé vendredi par la Colombie-Britannique porte aussi sur les soins en santé à domicile et en santé mentale.
M. Philpott a soutenu que le gouvernement fédéral dépensera plus de 1,4 milliard de dollars dans le domaine de la santé dans la prochaine décennie.
L’investissement visera à réduire le temps d’attente pour les services de santé mentale, et permettra à plus de patients de recevoir des soins à domicile et de rester proches de leur communauté, selon Mme Philpott.
« La Colombie-Britannique se joint aux 8 territoires qui ont accepté l’offre du gouvernement fédéral », a indiqué la ministre fédérale de la Santé.
Jane Philpott, ministre fédérale de la Santé
Jane Philpott, ministre fédérale de la Santé Photo : La Presse canadienne/Sean Kilpatrick
Le Nouveau-BrunswickTerre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écossela Saskatchewanl'Île-du-Prince-Édouard et les trois territoires se sont déjà entendus avec Ottawa sur les transferts en santé.
L'Ontario, le Québec, le Manitoba et l’Alberta n'ont pas accepté l’offre du gouvernement fédéral l’an dernier, espérant une meilleure proposition.
L’an dernier, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a fait savoir qu’en l'absence d'une entente, la hausse des transferts sera de 3 % à compter du 1er avril.

Trump est-il fou ?

http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/yves-boisvert/

Publié le 18 février 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Yves Boisvert... (PHOTO LA PRESSE)
Yves Boisvert
PHOTO LA PRESSE
YVES BOISVERT
La Presse
L'homme est vaniteux, narcissique et incohérent. Il est si émotif qu'il est inapte à gouverner.
Vous aurez sûrement reconnu ici le profil psychiatrique de Lucien Bouchard, tel que dressé par un éminent spécialiste. Le docteur Vivian Rakoff, en effet, n'était pas le premier venu, quand il a décidé de faire un diagnostic du politicien le plus populaire au Québec, il y a 20 ans. Professeur émérite, il avait dirigé 10 ans durant le département de psychiatrie de l'Université de Toronto. Depuis, il a présidé un centre de recherche et a reçu l'Ordre du Canada.
Ça ne l'a pas empêché de s'aventurer dans une sorte d'essai diagnostique à distance. Jamais, bien entendu, l'éminent psychiatre n'avait étendu Lucien Bouchard sur un divan ni ne l'avait croisé à l'épicerie.
Qu'importe, il avait saisi sa personnalité à travers certaines révélations du « patient ». La passion de M. Bouchard pour la littérature française et son indifférence à la littérature canadienne, par exemple, témoignent d'un attachement malsain à une mère patrie perdue et fantasmée, écrivait le psy. Pensez donc : l'oeuvre qu'il préfère entre toutes ? À la recherche du temps perdu !
Malade, vous dites ?
Conclusion du grand docteur Rakoff ? Lucien Bouchard souffre d'un « trouble de la personnalité esthétique ». Une affection « peu connue », selon lui. Si peu connue, en fait, qu'elle est absente du fameux DSM, ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, qui énonce le consensus scientifique en la matière.
La haine politique peut faire dérailler même les grands spécialistes de l'âme humaine, apparemment. Pour Rakoff, les souverainistes sont forcément xénophobes et leur chef devait nécessairement être atteint d'une maladie mentale. Non, mais faut-tu être fou pour vouloir briser un aussi beau pays !
***
Vingt ans plus tard, la même tentation de psychanalyser Donald Trump est irrésistible. Après des « portraits psychologiques » fascinants publiés ici et là, on a commencé à voir des psys aller plus loin et décrire des symptômes de troubles mentaux. On ne se contente plus de décrire sa personnalité, on le déclare malade.
Vision grandiose de lui-même, incapacité à tolérer la critique, difficulté ou incapacité à distinguer clairement la réalité, etc. Cette semaine, dans une lettre envoyée au New York Times, 35 psychiatres disent que les enjeux sont trop graves pour qu'ils se taisent plus longtemps.
« Ses paroles et son comportement suggèrent une incapacité profonde de faire preuve d'empathie. Les individus affectés de tels traits déforment la réalité pour qu'elle se conforme à leur état mental, s'en prenant aux faits et à ceux qui les rapportent (journalistes, scientifiques). [...] Nous croyons que la grande instabilité dont témoignent le discours de M. Trump et ses actions le rend incapable d'agir comme président de manière sécuritaire. »
Les experts ne fournissent pas de diagnostic, ça leur est interdit. Barry Goldwater (candidat défait à la présidence en 1964) s'était fait décrire comme un paranoïaque et même un schizophrène par certains psychiatres dans un magazine. Il avait poursuivi avec succès le périodique qui avait entrepris de fouiller son « inconscient ». Et depuis 1973, il est interdit aux psychiatres de faire ce genre de diagnostic médiatique.
Sauf qu'une rapide consultation du DSM-5 permet de décoder le langage des psys au sujet de Trump : on décrit les symptômes d'un « trouble de la personnalité narcissique ».
***
Il faut en finir avec cette « tendance à surdiagnostiquer pour dénoncer les attitudes qu'on n'aime pas », a répliqué dans le même journal un autre psychiatre, Allen Frances. Les politiciens devraient être dénoncés pour leurs actions et leur comportement, pas pour l'état de santé mentale qu'on leur attribue, dit-il.
Pour commencer, un diagnostic à distance ne vaut évidemment rien. Ensuite, la présence évidente de « traits » de personnalité ne permet pas de conclure à un « trouble ». On a tous des traits de personnalité et il suffit de lire la description des différents troubles de la personnalité pour finir par croire qu'on en est atteint. C'est la quantité et l'intensité de ces traits qui permettent de conclure à une « maladie ».
Sans compter qu'on insulte ceux qui souffrent vraiment de maladie mentale, et qui en arrachent pour vrai. Trump, au contraire, triomphe.
Comme si la disqualification ultime était psychiatrique : il est fou !
Il suffit pourtant que ses politiques soient exécrables.
Churchill a lutté toute sa vie avec la dépression, son « black dog », qui revenait le hanter périodiquement. Est-ce que ça le disqualifiait ?
Ce qui ne signifie nullement que Trump n'est pas dangereux. Mais à moins de le voir délirer (médicalement), la façon de lutter contre la présidence de Trump est par la contestation de son action politique. Pas en s'attaquant à sa maladie mentale supposée ou à sa personnalité - qu'un psychologue a classée probablement justement comme la plus déficiente en « agréabilité » de toute l'histoire présidentielle américaine...
«Sans compter qu'on insulte ceux qui souffrent vraiment de maladie mentale, et qui en arrachent pour vrai. Trump, au contraire, triomphe.»

Réforme Barrette: un orthopédiste forcé d'annuler des opérations

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/

Publié le 16 février 2017 à 22h20 | Mis à jour le 17 février 2017 à 07h09
Avant le 31 octobre, l'orthopédiste de l'Hôtel-Dieu de... (Le Soleil, Patrice Laroche)
Avant le 31 octobre, l'orthopédiste de l'Hôtel-Dieu de Lévis, le Dr Jean-François Bégin, faisait lui-même le tri dans les dizaines, voire les centaines de demandes de consultations qu'il recevait chaque année.
LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE
(Québec) Un orthopédiste de l'Hôtel-Dieu de Lévis, le Dr Jean-François Bégin, fulmine après avoir vu ses chirurgies annulées jeudi en raison d'une réforme du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.
Avant le 31 octobre, le Dr Bégin, qui se spécialise dans les chirurgies des membres supérieurs, faisait lui-même le tri dans les dizaines, voire les centaines de demandes de consultations qu'il recevait chaque année.
«Dans un monde idéal, on verrait tout le monde, mais on n'a pas les ressources pour le faire. On a donc instauré un système de priorisation des cas parmi ceux qui nécessitaient une chirurgie. Sur 10 consultations, on pouvait en céduler trois ou quatre qui avaient vraiment besoin d'une chirurgie», explique le médecin en entrevue au Soleil.
Or il y a quatre mois, le ministre Barrette a mis sur pied les Centres de répartition des demandes de services (CRDS) et transféré aux médecins de famille le pouvoir de déterminer ce qui est urgent ou pas, poursuit le Dr Bégin. 
«Résultat : depuis quatre mois, au lieu d'opérer 3 ou 4 cas sur 10, j'en opère 1 sur 25. Pendant deux semaines, je n'ai pas cédulé un seul rendez-vous, soit parce que la personne n'avait pas besoin de chirurgie, soit parce qu'elle n'était pas rendue au stade chirurgical, c'est-à-dire qu'elle n'avait pas d'abord été traitée en physiothérapie ou avec des anti-inflammatoires, par exemple», déplore le DrBégin.
Malgré toute leur bonne volonté, les médecins de famille n'ont pas les connaissances pointues des chirurgiens orthopédiques, explique-t-il. «Je suis incapable de voir des cas qui ont réellement besoin d'être vus parce qu'on se fait envoyer n'importe quoi. [...] Ceux qu'on peut aider sont noyés parmi des patients qu'on ne peut pas aider!» résume le spécialiste, rappelant qu'il a des cibles à respecter, à défaut de quoi il s'expose à des pénalités.
Jeudi, le médecin a vu ses chirurgies annulées parce que son programme opératoire était incomplet, rapporte-t-il. «Je suis en vacances forcées parce que j'avais juste cinq heures de chirurgie au lieu de sept. Il faut que ce soit complet pour que je puisse avoir la salle», explique le Dr Bégin.
Au cabinet du ministre Barrette, on affirme qu'après vérification auprès du CISSS de la Chaudière-Appalaches, aucune chirurgie n'a été annulée en lien avec le CRDS. L'attachée de presse du ministre, Julie White, a du reste indiqué que le ministère de la Santé s'était entendu avec l'Association d'orthopédie du Québec (AOQ), sans donner plus de détails.
Nouvelle entente
Vérification faite auprès du président de l'AOQ, le Dr Robert Turcotte, une nouvelle entente de fonctionnement avec le CRDS a effectivement été conclue en début de semaine. «Dorénavant, les demandes de consultation vont être acheminées à l'hôpital, et c'est nous qui allons sélectionner les patients en fonction de l'urgence. [...] On va avoir plus de contrôle pour s'assurer que nos ressources sont utilisées au maximum de nos capacités», a précisé le DrTurcotte, tout en convenant qu'il s'agit essentiellement du même mode de fonctionnement qu'avant la mise en place du CRDS.
Au cours des dernières semaines, le Dr Turcotte et d'autres spécialistes ont fait état de problèmes liés au nouveau système, déplorant que les places de consultation qu'ils rendaient disponibles ne se remplissaient pas.
«Nos listes d'attente ont baissé de 25 %, passant de 8000 à 6000 patients, juste parce que les patients ne venaient pas à nous, que les rendez-vous ne se donnaient pas», illustre le président de l'AOQ, selon qui les CRDS ont été mis sur pied trop vite. «Le Ministère avait été averti qu'il y aurait des ratés, mais il n'a pas retenu les commentaires. Là, il s'est rendu à l'évidence. Heureusement que ce n'est pas toutes les spécialités qui font partie du projet...»
Pénurie d'infirmières
Le Dr Turcotte note par ailleurs un autre problème dans plusieurs blocs opératoires de la province, notamment à l'Hôtel-Dieu de Lévis, lié cette fois au manque d'infirmières.
«On fonctionne avec des budgets très serrés, de sorte que quand une infirmière part en congé maladie ou de maternité, il n'y a personne pour la remplacer, on n'a pas de réserves. À Lévis, il y a des salles d'opération qui vont être coupées pour les deux prochains mois par manque d'infirmières», dénonce le spécialiste, précisant que «ça prend six mois former une infirmière au bloc opératoire». 
«À plusieurs endroits, on arrête les salles d'opération à l'heure du dîner parce qu'il manque d'infirmières. [...] Ça coûte moins cher, mais le corollaire, c'est qu'on cancelle ou retarde des chirurgies», déplore-t-il.

jeudi 16 février 2017

Ces acouphènes qui sifflent dans nos têtes

http://www.lactualite.com/sante-et-science/

Au Québec, des centaines de millers de personnes sont affectées par des acouphènes. «Dans mon cas, c’est un petit bruit hyperaigu, mais très discret», nous dit Alain Vadeboncoeur. Qui a appris à vivre avec celui-ci.

par 
iStockphoto
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Comme des centaines de milliers de personnes au Québec, je souffre d’un acouphène, même si le mot «souffrir» est nettement exagéré dans mon cas. C’est que je dois admettre que je ne l’entends presque plus ces dernières années, même s’il revient à la charge quand je suis fatigué ou si je suis exposé à des sons intenses.
Un acouphène, plus ou moins continu, ressemble à un sifflement, à un bourdonnement ou à un cliquetis. Dans mon cas, c’est un petit bruit hyperaigu, mais très discret. Il peut être perçu dans différentes parties de la tête: une oreille ou les deux, à l’avant, au centre ou à l’arrière. Ce bruit est bien réel et non imaginaire, mais personne autour ne peut l’entendre, bien entendu. Si vous ignorez de quoi il en retourne, je vous suggère d’en écouter quelques-uns sur ce site.
Vraiment désagréable, n’est-ce pas? De tels acouphènes entraînent des répercussions psychologiques sérieuses. Les personnes qui en souffrent montrent d’ailleurs un état de stress plus intense que la moyenne, comme l’indique cette étude récente.

Les acouphènes causent ainsi des troubles de concentration, de l’irritabilité, de l’insomnie, des problèmes en milieu de travail, voire une détresse psychologique, des dépressions et même des idées suicidaires. Je plains ceux qui en sont vraiment affectés. Au Québec, 90 000 personnes sont ainsi sévèrement affectées par de tels acouphènes, selon le site Acouphène Québec, une ressource pertinente.

De bons soins de santé, mais des délais trop longs au Québec, selon une étude

http://www.lactualite.com/actualites/

par 

MONTRÉAL – De bons soins, mais une attente beaucoup trop longue: voilà comment les Québécois perçoivent en gros leur système de santé, selon une étude dévoilée jeudi.
Le Commissaire québécois à la santé et au bien-être a publié des résultats pour la province basés sur l’enquête internationale sur les politiques de santé du Commonwealth Fund de 2016. Près de 27 000 personnes, dans 11 pays industrialisés, y ont participé et ont fait part de leurs expériences et de leurs perceptions.
Il s’agit de la troisième enquête à avoir été menée à ce sujet, les précédentes versions ayant été effectuées en 2010 et en 2013.
Les résultats spécifiques au Québec démontrent que la problématique la plus importante demeure celle de l’accès aux soins, ce qui explique une grande part de l’insatisfaction de la population à l’égard du système de santé, relève la commissaire par intérim, Anne Robitaille, dans un communiqué.

Par contre, ajoute-t-elle, les Québécois ont l’impression de recevoir des soins de qualité: près de 70 pour cent d’entre eux jugent la qualité des soins reçus de «très bonne à excellente». De ceux-là, 38 pour cent ont parlé de «soins excellents». Dans les autres pays, la satisfaction est moins élevée à ce chapitre.

Le Québec se démarque aussi positivement en ce qui a trait à la qualité de la relation avec le médecin de famille qui, pour la majorité des répondants à l’étude, connaît bien leurs antécédents, passe suffisamment de temps avec eux et leur explique les choses clairement.
Toutefois, seulement 22 pour cent des citoyens de la province pensent que le système de santé fonctionne «assez bien» — soit le même pourcentage depuis 2010. Pendant ce temps, la moyenne des autres pays à ce chapitre s’est améliorée, atteignant même 50 pour cent dans certains pays.
«La confiance envers le système de santé est un indicateur important de l’adéquation entre les besoins de la population et la réponse du système à ces besoins. Or, au Québec, l’opinion de la population sur le système de santé est plutôt négative», est-il écrit dans le rapport.
Un autre fait à noter est qu’un adulte québécois sur quatre — 25 pour cent — rapporte ne pas avoir de médecin de famille. La moyenne canadienne est de 15 pour cent. Ces pourcentages sont restés relativement stables depuis 2010.
Dans plusieurs pays, comme en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, pratiquement tous les adultes ont un médecin de famille.
Le fait d’avoir un médecin de famille ne garantit pas toujours un accès rapide aux services, prévient-on.
Seulement 41 pour cent des Québécois rapportent pouvoir voir un médecin ou une infirmière le jour même ou le lendemain en cas de besoin. La moyenne est de 45 pour cent au Canada et de 59 pour cent dans les autres pays participants.
Cette situation mène à un engorgement des urgences, relève le rapport: «Ce manque d’accès aux soins de première ligne entraîne une surutilisation des urgences, puisque 38 pour cent des adultes québécois ont fait au moins une visite à l’urgence dans les deux dernières années et près de la moitié de ces personnes (44 pour cent) indiquent qu’elles auraient pu aller voir leur médecin à la place, si celui-ci avait été disponible».
Le problème est aussi présent pour les rendez-vous avec un spécialiste au Québec. Les deux tiers des adultes ont attendu plus de quatre semaines pour voir un médecin spécialiste.
Si ce pourcentage est relativement semblable à celui du Canada, il est le pire parmi les pays participants.
Par contre, le manque d’argent n’est pas une barrière aux soins pour la grande majorité des Québécois. «Seulement 6 à 7 pour cent des adultes rapportent ne pas avoir vu un médecin ou ne pas avoir eu un examen ou un traitement à cause des coûts», est-il écrit dans l’étude. Et seulement neuf pour cent ont omis de prendre un médicament pour les mêmes raisons.
Bref, entre 2010 et 2016, la performance du Québec est demeurée assez stable pour la plupart des thématiques traitées dans cette enquête.
Outre le Canada, les pays participants étaient l’Australie, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis.
Le Commonwealth Fund est une organisation américaine à but non lucratif dont le mandat vise à soutenir la prise de décision dans le domaine de la santé. Chaque année, l’organisation mène une enquête internationale dans une dizaine de pays.
Quant au Commissaire à la santé et au bien-être, il a pour mission d’apporter un éclairage pertinent au débat public et à la prise de décision gouvernementale dans le but de contribuer à l’amélioration de l’état de santé et de bien-être des Québécois.

mercredi 8 février 2017

Intolérance alimentaire

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L’intolérance alimentaire, à ne pas confondre avec l’allergie alimentaire, survient lorsque l’organisme est incapable de digérer un aliment ou un certain composant présent dans cet aliment. Contrairement à l’allergie, l’intolérance alimentaire n’entraine pas une réaction du système immunitaire. Les aliments le plus fréquemment en cause sont les produits laitiers (lactose) et céréaliers (gluten)

Causes de l'intolérance alimentaire

Il existe plusieurs causes pouvant expliquer l’apparition d’une intolérance alimentaire :
  • La cause la plus fréquente est que l’organisme ne produit pas (ou pas assez) d’une certaine enzyme qui est nécessaire à la digestion d’un composant précis que l’on retrouve dans l’aliment. Il existe un grand nombre d’enzymes digestives et l’absence de l’une ou l’autre entrainera une intolérance différente.
  • Certaines personnes développent une sensibilité à certains additifs chimiques présents dans les aliments préparés industriellement (comme le glutamate).
  • Une maladie peut être à l’origine de l’intolérance alimentaire (comme la maladie cœliaque pour l’intolérance au gluten.)

Qui est touché par l'intolérance alimentaire? Quels sont les facteurs de risque?

N’importe qui peut être touché par une intolérance alimentaire, indépendamment du genre, de l’âge et de la région. On remarque que les pourcentages de personnes touchées sont plus élevés dans les pays occidentaux, mais certains scientifiques affirment que cette différence s’explique surtout par le fait que les cas sont plus souvent déclarés dans ces pays que dans les régions en voie de développement.
Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de souffrir d’intolérance alimentaire :
  • Un facteur génétique
  • Des habitudes alimentaires monotones
  • Certains médicaments
  • Des infections dans le système digestif
  • L’alcool
  • La consommation presque exclusive de produits industriellement modifiés
  • Le stress
  • Des facteurs environnementaux

Contagion

Les intolérances alimentaires ne sont pas contagieuses.

Les principaux symptômes de l'intolérance alimentaire

Dans la grande majorité des cas, les symptômes des intolérances alimentaires sont surtout digestifs, mais certaines personnes expérimentent aussi d’autres signes. Les symptômes les plus fréquents sont :
  • Maux de ventre
  • Crampes abdominales
  • Nausées
  • Diarrhées
  • Vomissements
  • Ballonnement
  • Mal-être généralisé
  • Maux de tête
  • Brulures d’estomac
  • Irritabilité
  • Nervosité
  • Sueurs froides
  • Réactions de peau : boutons, urticaire, démangeaisons, etc.

Diagnostic

Lorsque les symptômes de l'intolérance alimentaire reviennent fréquemment, il est nécessaire de noter ce que l’on mange afin de déterminer quel est l’aliment qui pourrait déclencher les signes d’intolérance. Le médecin prescrira des analyses sanguines afin de déterminer quels sont les aliments qui causent une intolérance.
Possibles risques de complications
Contrairement aux allergies, les intolérances alimentaires n’ont pas de complications graves. Lorsque la personne intolérante consomme une grande quantité de l’aliment incriminé, elle s’expose à des symptômes plus sévères pendant quelque temps, mais il n’y a pas d’autre risque en jeu.

Traitement de l'intolérance alimentaire

Il n’existe actuellement pas de traitement contre l'intolérance alimentaire. La seule manière d’éviter les symptômes consiste à ne plus consommer les aliments incriminés.

Prévention de l'intolérance alimentaire

Il n’est pas possible de prévenir l’apparition d’une intolérance alimentaire.

Note

Les informations contenues dans cette fiche vous sont fournies à titre informatif seulement et vous permettront de poser des questions éclairées à votre médecin. En aucun cas, elles ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de la santé. Notre équipe de rédacteurs et d'experts met tout en oeuvre pour vous fournir de l'information de qualité. Toutefois, Canal Vie ne saurait être tenu responsable si le contenu d'une fiche s'avérait incomplet ou désuet. Nous vous rappelons qu'il est fortement recommandé de consulter un médecin si vous croyez souffrir d'un problème de santé.

Mal de ventre

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Tout le monde a déjà eu un mal de ventre dans sa vie… Cette douleur inconfortable n’est pas une maladie, mais plutôt le symptôme que quelque chose perturbe notre abdomen.
Les maux de ventre peuvent être parfaitement bénins et disparaître d’eux-mêmes en quelques heures, mais ils sont parfois un symptôme à prendre très au sérieux. Pour s’y retrouver, voici un petit aperçu des diverses sortes de maux de ventre et de leurs causes éventuelles.

Causes du mal de ventre

La localisation, l’intensité et la fréquence de récurrence du mal de ventre sont l’unique façon de déterminer ce qui le cause. Les douleurs abdominales sont très courantes et peuvent être expliquées par de nombreuses choses :
  • Aérophagie et flatulences
  • Mauvaise digestion
  • Intoxication alimentaire
  • Ulcère d’estomac
  • Reflux gastro-oesophagien
  • Constipation
  • Diarrhée
  • Ulcère d’estomac
  • Colique néphrétique
  • Syndrome de l’intestin ou du colon irritable
  • Intolérance alimentaire
  • Douleurs menstruelles
  • Appendicite
  • Endométriose
  • Maladie de Crohn
  • Maladie cœliaque
  • Grossesse extra-utérine ou fausse couche
  • Inflammation des trompes utérines
  • Infection urinaire
  • Stress et nervosité
  • Calculs
  • Entre autres…

Qui est touché par le mal de ventre? Quels sont les facteurs de risque?

Tout le monde, depuis les plus jeunes enfants aux personnes âgées sont touchés à l’occasion par des maux de ventre d’intensité et d’origines variées.
Le mal de ventre représente d’ailleurs plus de 20 % des consultations de médecin.
Dans l’immense majorité des cas, les douleurs sont bénignes et d’origine digestive. Elles ne nécessitent donc pas de traitement à long terme.

Contagion

Le mal de ventre n'est pas contagieux.

Les principaux symptômes

Les symptômes de mal de ventre sont très différents selon la cause première, ainsi que la perception de chaque personne. Ils incluent :
  • Douleurs diffuses dans tout l’abdomen
  • Pic de douleur décelable dans un endroit précis
  • Nausées, vomissements et ballonnements
  • Forte douleur en pulsations
  • Spasmes
  • Crampes
  • Baisse d’appétit
  • Perte de poids inexpliquée
  • Sensation de brûlure

Diagnostic du mal de ventre

Lorsque vous consultez un professionnel de la santé pour un mal de ventre, celui-ci procèdera à un examen et une palpation de l’abdomen afin d’identifier la cause de votre douleur. Selon son pronostic, il faudra ensuite avoir recours à divers examens et analyses afin d’identifier la cause probable du mal de ventre.

Possibles risques de complications

Même si les douleurs abdominales sont très fréquentes, tout mal de ventre intense qui apparaît rapidement doit être prise au sérieux. Cela pourrait être causé par une appendicite ou une grossesse extra-utérine, par exemple.
De plus, lorsque les douleurs, même si elles sont supportables, reviennent très régulièrement, elles peuvent être causées par une maladie sous-jacente qu’il est souvent possible de traiter.

Traitement du mal de ventre

Le traitement préconisé par le médecin dépendra de son diagnostic final.
Pour les petits maux de ventre (digestion, brulures d’estomac, etc.), il existe de nombreux médicaments disponibles en vente libre. Demandez conseil à votre pharmacien.

Prévention du mal de ventre

Les maux de ventre qui sont causés par une maladie ou une affection sérieuse ne peuvent être prévenus, du moins au tout début. Ensuite, le personnel médical vous informera sur les meilleures façons de contrôler l’apparition de vos douleurs, si c’est possible.
Pour les maux de ventre d’origine digestive, il est possible dans certains cas de les éviter en éliminant les aliments qui sont à l’origine des douleurs (sensibilité à l’acidité, intolérances alimentaires, etc.)

Note

Les informations contenues dans cette fiche vous sont fournies à titre informatif seulement et vous permettront de poser des questions éclairées à votre médecin. En aucun cas, elles ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de la santé. Notre équipe de rédacteurs et d'experts met tout en oeuvre pour vous fournir de l'information de qualité. Toutefois, Canal Vie ne saurait être tenu responsable si le contenu d'une fiche s'avérait incomplet ou désuet. Nous vous rappelons qu'il est fortement recommandé de consulter un médecin si vous croyez souffrir d'un problème de santé.

Hypertension artérielle

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Sans être considérée comme une maladie en soi, l'hypertension artérielle (ou haute pression) est une condition de santé qui peut être à l'origine de plusieurs problèmes potentiellement graves. Elle survient lorsque la circulation sanguine exerce une pression trop forte sur les artères sans qu'il y ait stress ou effort physique. Il existe deux types d'hypertension artérielle : l'hypertension primaire (liée au mode de vie) et l'hypertension secondaire (liée à une condition de santé pré-existante).

Qui est touché par l'hypertension artérielle?

  • L'hypertension artérielle touche aussi bien les hommes que les femmes
  • Après l'âge de 55 ans, on est beaucoup plus susceptible d'en souffrir
  • Les femmes de plus de 65 ans en sont plus souvent victimes que les hommes au même âge
  • Avant l'âge de 50 ans, toutefois, l'hypertension artérielle touche beaucoup plus les hommes que les femmes
  • La proportion de personnes souffrant d'hypertension augmente rapidement dans les sociétés industrialisées en raison de notre mode de vie

Quels sont les facteurs de risque?

Dans le cas de l'hypertension artérielle primaire, le mode de vie joue un rôle primordial dans l'apparition du problème. Plusieurs facteurs peuvent être en cause, en voici quelques-uns.
  • Le tabagisme
  • L'abus d'alcool et de drogues
  • La sédentarité
  • La surcharge pondérale
  • Le gras abdominal, particulièrement chez les hommes jeunes
  • Le stress
  • Une alimentation trop riche en sodium (sel) et en gras, ou un abus de réglisse noire
  • L'âge est un facteur de risque non-négligeable pour l'hypertension primaire
  • Les personnes ayant des antécédents familiaux d'hypertension artérielle sont plus à risque d'en souffrir à leur tour
  • Dans le cas de l'hypertension artérielle secondaire, elle est souvent le résultat de troubles endocriniens, de problèmes de reins ou encore d'une malformation cardiaque
  • Certains médicaments, lorsqu'ils sont utilisés trop régulièrement, peuvent augmenter la pression artérielle : c'est notamment le cas de certains anti-inflammatoires (tels que l'ibuprofène) et de certains médicaments utilisés pour traiter les symptômes du rhume et de la grippe

Quels sont les principaux symptômes de l'hypertension artérielle?

Les personnes souffrant d'hypertension artérielle ne présentent souvent aucun symptôme. Toutefois, il arrive qu'ils expérimentent des symptômes parmi les suivants (lorsque l'hypertension est grave).
  • Vertiges, confusion, somnolence et bourdonnements
  • Saignements de nez
  • Palpitations cardiaques
  • Sensation de picotement dans les pieds, dans les mains

Diagnostic de l'hypertension artérielle

  • C'est en mesurant la tension régulièrement à l'aide d'un tensiomètre qu'un médecin pourra poser un diagnostic d'hypertension artérielle. Puisqu'il n'y a pas de symptômes en général et que l'hypertension est une condition répandue, on prend cette mesure dans les examens médicaux de routine que chacun devrait faire une fois par an.
  • Puisque la pression varie dans le temps selon différents facteurs (activité physique, stress, heure de la journée), plusieurs mesures sont nécessaires pour poser un diagnostic.
  • Les mesures de la pression peuvent être prises lors de rendez-vous médicaux successifs, ou à l'aide d'un appareil porté par le patient en permanence, ou encore à l'aide d'un tensiomètre à la maison, utilisé par le patient lui-même.
  • On commence généralement à parler d'hypertension artérielle lorsque la pression systolique dépasse 135 ou que la pression diastolique dépasse 85. En haut de 120 pour la systolique et de 80 pour la diastolique, on parle de pré-hypertension. Pour les diabétiques, on commence toutefois à parler d'hypertension dès 130 pour la systolique et 81 pour la diastolique.

Risques de complications

  • L'hypertension artérielle augmente de beaucoup les risques de souffrir de maladies cardio-vasculaires. On estime que le risque double chaque fois que la systolique augmente de dix.
  • En faisant travailler le coeur trop fort, l'hypertension artérielle augmente également les risques d'insuffisance et d'arrêt cardiaque.
  • La fragilisation des vaisseaux sanguins est parfois à l'origine d'une insuffisance rénale et de problèmes aux yeux.

Comment traiter l'hypertension artérielle?

  • Après un diagnostic d'hypertension artérielle, il est fortement recommandé d'appliquer les mesures préventives listées plus bas
  • Au besoin, certains médicaments peuvent être utilisés pour soigner l'hypertension artérielle
  • Les bêtabloquants, les inhibiteurs calciques et les médicaments qui bloquent la production ou la réception de l'angiotensine peuvent être utilisés pour leurs effets sur l'action cardiaque ou la dilatation des vaisseaux sanguins
  • Les diurétiques, qui aident à l'élimination du sel, ont eux aussi une certaine utilité

Prévenir l'hypertension artérielle

  • Une bonne hygiène de vie est essentielle pour prévenir l'hypertension artérielle
  • La pratique régulière d'une activité physique d'intensité modérée et stimulant le système cardio-vasculaire, telle que la marche ou la natation contribue à réduire les risques de souffrir d'hypertension
  • Il convient de limiter ses apports alimentaires en gras et en sel, de modérer sa consommation d'alcool et de privilégier fruits et légumes, poissons gras, et aliments riches en potassium
  • L'arrêt du tabac est primordial
  • Le maintien d'un poids santé contribue au maintien d'une tension artérielle normale
  • Il est idéal d'éviter les situations qui peuvent causer du stress : pratiquer régulièrement le yoga ou la relaxation peut favoriser une meilleure gestion du stress

Saviez-vous que...

Puisque l'hypertension artérielle est souvent asymptomatique et qu'elle pave souvent la voie a des maladies très graves, on la surnomme la « tueuse silencieuse. » De quoi donner froid dans le dos !

Note

Les informations contenues dans cette fiche vous sont fournies à titre informatif seulement et vous permettront de poser des questions éclairées à votre médecin. En aucun cas, elles ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de la santé. Notre équipe de rédacteurs et d'experts met tout en oeuvre pour vous fournir de l'information de qualité. Toutefois, Canal Vie ne saurait être tenu responsable si le contenu d'une fiche s'avérait incomplet ou désuet. Nous vous rappelons qu'il est fortement recommandé de consulter un médecin si vous croyez souffrir d'un problème de santé.

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