mercredi 25 janvier 2017

Frais accessoires: toujours pas d'entente entre Barrette et les médecins

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Publié le 25 janvier 2017 à 12h14 | Mis à jour à 15h59
Gaétan Barrette... (La Presse Canadienne)
Gaétan Barrette
LA PRESSE CANADIENNE
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Il n'y a toujours pas d'entente entre Québec et les fédérations médicales sur l'abolition des frais accessoires. Accord ou pas, ces frais seront interdits comme prévu à compter de jeudi et les médecins récalcitrants seront sanctionnés, prévient le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.
Mercredi, à son arrivée à une réunion du conseil des ministres, il a toutefois annoncé que certains problèmes qui auraient pu entraîner une coupe dans les services sont « réglés à toutes fins utiles ». 
« Pour les optométristes, nous avons fait les adaptations nécessaires pour qu'il n'y ait aucun impact sur l'accès aux services » avec la fin des frais accessoires, a-t-il dit aux journalistes.
Il a ajouté que l'Association des pharmaciens propriétaires a « une compréhension appropriée de la réglementation actuelle et que les aménagements apportés font en sorte qu'il n'y aura pas de perte d'accès ou de changement à l'accès ». Il sera toujours possible de facturer les vaccins. Mais les tests de coagulation ne pourront plus l'être, « ce sera à notre charge », a dit le ministre.
Dans le cas des dentistes, les problèmes soulevés « sont réglés ou en voie de règlement ». « Il n'y aura pas de frais chez les chirurgiens dentistes pour les enfants », a-t-il affirmé.
Il n'y a toutefois pas d'entente avec les fédérations médicales. Dans le cas de la Fédération des médecins omnipraticiens, l'enjeu principal concerne la vasectomie. Le tarif payé par la Régie de l'assurance maladie pour une telle intervention est revu à la hausse pour atteindre 218 $ afin de compenser l'abolition des frais accessoires, a annoncé le ministre. La FMOQ demandait 250 $. Cette dépense est couverte à même la hausse, convenue dans le passé, de l'enveloppe de rémunération des médecins.
Pour le reste, « il y a encore des discussions techniques sur certains éléments à la table, mais les choses vont bon train », a soutenu Gaétan Barrette.
Selon lui, la Fédération des médecins spécialistes réclame au gouvernement 10 millions de dollars pour couvrir le coût des équipements lourds des cliniques, financés avant par le truchement des frais accessoires. M. Barrette rejette cette demande. « On a investi 21 millions de dollars dans 18 salles d'opération dans notre réseau public, et ces salles vont largement compenser pour les activités qui diminueraient au privé », a-t-il plaidé.
Pour lui, les négociations avec la FMSQ « vont bien » et « vont arriver à destination ».
Même s'il n'y a pas d'entente, la loi va s'appliquer, a-t-il prévenu. Les frais accessoires seront interdits jeudi. Si un patient est forcé d'en payer, « il doit nous le rapporter et il y aura immédiatement une enquête ». « La personne sera remboursée dans tous les cas. S'il le faut, nous relayerons l'information au Collège des médecins. Dans l'application de la Loi sur l'assurance maladie, il y aura enquête et si les faits s'avèrent, malheureusement, ou heureusement, il y aura des sanctions. Quand il n'y en a pas, il n'y en a pas des frais accessoires, point », a-t-il expliqué.
Le président de la FMOQ, Louis Godin, a confirmé que les négociations se poursuivent avec le gouvernement. «Pour la vasectomie et les petites chirurgies, je suis optimiste. Pour le reste, j'ai des réserves importantes», a-t-il dit à La Presse.
« Rien n'est réglé »
La présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), la Dre Diane Francoeur, affirme que « rien n'est réglé » dans le dossier des frais accessoires, même si les discussions « progressent beaucoup rapidement» depuis la semaine dernière. 
«Même si le dossier avance, on essaie de rattraper deux ans en une semaine », note la Dre Francoeur. Celle-ci explique que les enjeux à régler touchent pas moins de 35 associations de spécialistes et que le tout est complexe.
« La question ne concerne pas l'argent, mais bien l'organisation », dit-elle. Une rencontre de négociation est prévue demain matin avec Québec.
- Avec la collaboration d'Ariane Lacoursière

Aucune pharmacie ouverte le dimanche

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Publié le 24 janvier 2017 à 18h30 | Mis à jour le 24 janvier 2017 à 18h30
Le maire de Chénéville, Gilles Tremblay, soutient que... (Archives, Le Soleil)
Le maire de Chénéville, Gilles Tremblay, soutient que la population de la MRC Papineau mérite d'avoir accès à un pharmacien, à proximité, tous les jours de la semaine.
ARCHIVES, LE SOLEIL
La municipalité de Chénéville demande l'aide de ses voisines de la MRC Papineau afin de faire pression sur les pharmaciens détaillants de la Petite-Nation, pour obtenir des heures d'ouverture le dimanche.
Considéré comme le « centre de services » du nord de la Petite-Nation, Chénéville a fait parvenir en décembre une demande d'appui en ce sens aux 23 autres municipalités du territoire de Papineau.
Pour le moment, neuf d'entre elles ont répondu favorablement à la requête.
Une lettre demandant l'ouverture d'une pharmacie le dimanche a également été acheminée ces dernières semaines aux propriétaires des pharmacies de Chénéville, Ripon, Saint-André-Avellin, Papineauville et Thurso, de même qu'aux sièges sociaux des grandes bannières Brunet, Proxim et Uniprix.
Le maire de Chénéville, Gilles Tremblay, soutient que la population de la MRC mérite d'avoir accès à un pharmacien, à proximité, tous les jours de la semaine.
« Peut-être qu'il y aurait moyen de faire au moins une rotation dans la MRC et d'ouvrir juste trois ou quatre heures le dimanche pour offrir un service continu, dit-il. En ce moment, quand les gens de notre région ont besoin de leurs médicaments pendant la fin de semaine, ils doivent se rendre à Buckingham. »
« C'est un service essentiel, poursuit-il, surtout que nous sommes un endroit touristique et qu'il y a un nombre additionnel de personnes qui fréquentent notre coin les fins de semaine. »
Avec l'arrivée de la Coopérative santé du nord de la Petite-Nation (CSNPN) à Chénéville, ces dernières années, une plus grande accessibilité aux médicaments est devenue d'autant plus essentielle afin d'assurer une continuité dans les soins de santé, plaide le maire Tremblay, qui espère que sa démarche portera ses fruits.
Pas de sans rendez-vous
Par ailleurs, l'omnipraticien qui vient offrir des plages horaire de « sans rendez-vous » à la clinique de Chénéville, à raison d'un week-end par mois, a cessé depuis décembre dernier d'offrir le service le dimanche, notamment en raison des heures d'ouverture limitées des pharmacies, la fin de semaine.
La présidente de la CSNPN, Lise Villeneuve, affirme qu'il s'agit là de l'une des raisons ayant motivé la décision du spécialiste de la santé de réduire ses services le week-end. Le statut du CLSC de la Petite-Nation, à Saint-André-Avellin, a aussi joué dans la balance, puisque l'établissement est aussi fermé le dimanche, fait remarquer Mme Villeneuve.
« Ce n'est pas compliqué, le CLSC doit ouvrir le dimanche. Ça prend un accès au laboratoire et à la radiologie. Sinon, il y a zéro service dans la région et les conditions de pratique ne sont pas acceptables », dit-elle.
Au Centre intégré de santé et de services sociaux, la porte-parole Geneviève Côté indique que le dossier de l'augmentation des heures à l'urgence de Saint-André-Avellin progresse, mais qu'aucune annonce n'est prévue pour l'instant.
Promesse électorale
Rappelons que le député de Papineau, Alexandre Iracà, avait fait la promesse, lors de la campagne électorale 2014, que le nombre d'heures du CLSC Petite-Nation serait doublé à l'intérieur d'un premier mandat sous le règne libéral.

Gestion merdique des ressources humaines

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Publié le 25 janvier 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Patrick Lagacé... (Photo archives La Presse)
Patrick Lagacé
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

PATRICK LAGACÉ
La Presse
L'homme entre dans la pièce, mi-cinquantaine, gestionnaire de carrière, homme d'action. Mais là, ça ne va plus. Il vient voir son médecin de famille. Elle s'appelle Dre Pascale Breault.
Je ne dors plus, docteure, je suis anxieux, je ne sais pas ce que j'ai, pu le goût de rien...
Toute l'année, des patients comme cet homme viennent s'échouer dans la chaise située devant le bureau de médecins de famille comme Pascale Breault.
Et la Dre Breault écoute, elle ausculte, elle pose des questions, elle écoute encore, elle demande des analyses sanguines...
Des analyses qui ne révèleront rien.
« Je revois alors le patient, dit-elle. Performant. Jusqu'à tout récemment, chef d'une équipe comptant des dizaines d'employés... Réduite à 10, avec les coupures. Il fait le même travail, mais avec le quart des effectifs. Son boss lui a même dit qu'il devrait remplir les tablettes lui-même... »
Malade du travail ? Son patient n'y croyait pas.
« Il ne voulait pas accepter qu'ultimement, comme médecin, je n'ai pas de pilule miracle pour gommer les problèmes de ressources humaines de son entreprise, problèmes qui avaient maintenant des conséquences sur lui. »
Après quelques consultations avec la Dre Breault, l'homme a fini par parler à son boss. Réponse du boss : « Si t'es pas content, remets ta démission. »
C'est le 25 janvier aujourd'hui. Et on va causer pour la cause, la cause étant de « briser le silence entourant la maladie mentale ».
On montrera des gens, connus et moins connus, qui ont fait le geste courageux de parler de leur maladie mentale à leur entourage. De briser le tabou, comme on dit.
On parlera du réseau de la santé et des services sociaux, encore joyeusement démuni face aux dépressifs, bipolaires et autres anxieux chroniques, pour ne nommer que ceux-là.
Mais il faudra bien parler un jour de ce colossal vecteur de maladies mentales : le travail.
***
Un détour, avant de revenir à la Dre Breault. Détour par le bureau d'un autre doc.
Médecin, Serge Marquis a une maîtrise en médecine du travail du School of Hygiene and Tropical Medicine, à Londres. Consultant, conférencier, auteur : depuis 1980, sa pratique touche aux maladies causées par le travail.
Il a lu la lettre que Pascale Breault m'a envoyée. Sa réaction : « C'est représentatif de ce que beaucoup de médecins vivent, elle l'explique clairement. On diminue les ressources, il y a moins de monde pour faire plus de travail. Faire plus avec moins, ça arrête quand ? Elle est où, la limite ? On coupe dans le gras, on coupe dans l'os, on coupe dans la moelle. Peut-on encore couper, rendu dans la moelle ? »
Jusqu'à tout récemment dans l'histoire de l'humanité, rappelle Serge Marquis, la majorité d'entre nous travaillait avec son corps, nous fabriquions des choses de mains.
« En quelques décennies, ça s'est complètement renversé : 75 % des gens gagnent leur vie uniquement avec leur tête. Les problèmes de santé étaient physiques : maux de dos, tendinites, bras arrachés... »
Aujourd'hui, quand le travail blesse, il blesse la plupart du temps l'organe le plus sollicité chez le travailleur moderne : le cerveau. « Les limites sont psychiques, désormais. Et elles s'expriment à travers la fatigue physique, intellectuelle, relationnelle, émotionnelle... »
Une minorité d'entreprises, constate Serge Ménard, sont éveillées aux dangers de surcharger les employés, qui finissent par craquer, rendus malades par le travail.
***
Retour dans le cabinet de la Dre Breault. Les bureaux des médecins de famille comme le sien sont souvent le premier récif où les gens malades du travail viennent s'échouer.
Des gens qui ne pensaient jamais se taper un burn-out, devenir dépressifs, tomber dans les sables mouvants de l'anxiété...
Non, pas eux.
Mais bien sûr, eux aussi...
« On te coupe 75 % de ton staff, on te dit qu'on peut te remplacer n'importe quand. Tu te valorisais par ton travail... Et ton travail devient vide de sens. C'est dur pour l'estime de soi. Et les symptômes apparaissent, tranquillement. Anxiété, perte de plaisir, colère, impatience, irritabilité, perte de sommeil. Et ça déboule. Parfois, jusqu'au suicide. »
C'est donc le 25 janvier. Et on va causer pour la cause, d'un océan à l'autre, et Bell va financer un tas de projets en santé mentale...
Pascale Breault n'a rien contre #BellCause.
«Mais pendant qu'on rapporte à l'individu la responsabilité de sa santé mentale, on oublie le système qui, lui, ne fait pas beaucoup d'efforts pour changer et qui médicalise ce qui est un problème de ressources humaines et de gros bon sens.»Dre Pascale Breault
En lisant les mots de la Dre Breault, je faisais des recoupements avec les dizaines de témoignages que j'ai pu colliger depuis une semaine, témoignages de gens qui ont eu ces entorses du cerveau que sont les dépressions, les burn-out, les troubles anxieux, etc.
Constat : que d'hypocrisie...
On dit aux citoyens d'aller chercher de l'aide, et ils ont de la misère à en trouver. Six mois d'attente, au public. Strict minimum, si vous avez un régime d'assurances privées*.
On dit aux travailleurs de ne pas avoir honte de leur maladie mentale, mais ils sont encore accueillis comme s'ils avaient la lèpre dans trop de services de ressources humaines, tsé, tout d'un coup qu'on pourrait te pousser à démissionner, ça économiserait du fric...
Pascale Breault : « Ce qui me dérange, c'est qu'on confond problème médical et problème social. Et on fait du premier le traitement du second. Et ça, c'est un gros problème, car on ne cause pas du vrai problème. Et on ne fait rien pour le régler. »
Évidemment que Pascale Breault prescrit des pilules. Elle est d'accord quand on décrie les médecins qui prescrivent trop d'antidépresseurs, trop d'anxiolytiques, trop de somnifères...
«L'absurdité, c'est que les médicaments sont facilement accessibles et remboursés par les assurances, publiques et privées. On ne peut pas en dire autant de la psychothérapie, pourtant démontrée comme efficace, et avec de meilleurs effets à long terme...»Dre Pascale Breault
Peut-être que ceux qui font de la psychothérapie devraient embaucher les mêmes lobbyistes que Big Pharma, qui sait ?
Un autre jour, un autre patient vient s'échouer dans le bureau de la Dre Breault. Un autre qui tient un autre formulaire d'assurance qui demande à la médecin la cause de l'arrêt de travail...
Des fois, Pascale Breault a juste envie d'écrire cinq mots bien simples : « Gestion merdique des ressources humaines. »
Elle trouve autre chose, bien sûr.
* Absurde précision, mais... Demandez de l'aide malgré tout : le réseau répond de façon inégale et des fois... il répond bien.

Les psychologues s'inquiètent de la baisse des services publics

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Publié le 25 janvier 2017 à 08h26 | Mis à jour à 08h26
Alors que les Québécois sont invités aujourd'hui à « causer pour la cause » et... (Photothèque La Presse)
PHOTOTHÈQUE LA PRESSE
Alors que les Québécois sont invités aujourd'hui à « causer pour la cause » et à discuter des enjeux de santé mentale, l'Association des psychologues du Québec (APQ) déplore qu'il soit de plus en plus difficile pour les patients d'avoir accès à leurs services dans le réseau public de la province.
Après avoir mené un sondage auprès de ses membres, l'APQ conclut que « l'accès aux services psychologiques se dégrade d'année en année ». « C'est très bien de discuter des enjeux de santé mentale. Mais il faut aussi se demander ce que l'on veut offrir comme services publics. Parce qu'actuellement, l'accès n'est pas facile pour plusieurs personnes souffrant de problèmes de santé mentale », dénonce le président de l'APQ, Charles Roy.
Baisse du nombre de psychologues
L'attente pour obtenir des services psychologiques au public varie de 2 mois à 12 mois actuellement au Québec selon l'APQ. « Une personne qui ne peut voir de psychologue et qui est en détresse va voir son état de dégrader. Des gens vont tomber en arrêt de travail. Leur détresse va s'aggraver. Il y a plusieurs impacts », note M. Roy.
Au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), on explique que « ce sont les établissements du réseau qui ont la responsabilité de l'organisation des services et de l'embauche de ressources pour répondre au besoin de leur population ». Le MSSS note une « stabilité » des effectifs pour le titre de psychologue entre 2011 et 2015 alors que le nombre de travailleurs sociaux a nettement augmenté durant cette période.
Trop d'attente
Dans le sondage de l'APQ, on apprend que des postes des psychologues partant à la retraite ne sont plus toujours remplacés dans le réseau. Que plusieurs psychologues sont remplacés par des travailleurs sociaux ou d'autres professionnels. « Quand une personne demande l'aide d'un psychologue et qu'on lui offre autre chose, c'est déplorable », estime M. Roy, qui y voit un « manque de connaissances » sur ce que les psychologues apportent aux patients.
Pour M. Roy, la pression financière sur le réseau de la santé est telle « que partout où l'on peut faire des économies, on essaie de le faire » et les services psychologiques en font les frais. « C'est comme si le gouvernement n'est pas conscient qu'on est une source d'économie majeure. Un patient suivi par un psychologue a moins de chance de visiter l'urgence, de tomber en arrêt de travail, de consommer des médicaments... Il faut se rappeler que l'accès aux services psychologiques est très important », affirme M. Roy.

Metro: la baisse du prix des aliments complique les affaires

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Publié le 25 janvier 2017 à 07h40 | Mis à jour à 07h40
Par rapport à l'hiver dernier, les fruits, les... (Photo Ninon Pednault, Archives La Presse)
Par rapport à l'hiver dernier, les fruits, les légumes, la viande, les oeufs et le beurre sont plus abordables, ce qui fait le bonheur des consommateurs, mais complique les affaires chez Metro.
PHOTO NINON PEDNAULT, ARCHIVES LA PRESSE
Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Tandis que les consommateurs se réjouissent de la baisse du prix des aliments, l'épicier Metro en subit les conséquences. Mais son grand patron se veut rassurant : « On a des stratégies pour augmenter nos ventes et nos profits ».
Eric Richer La Flèche, président et chef de... (photo martin leblanc, archives la presse) - image 1.0
Eric Richer La Flèche, président et chef de la direction de Metro, a assuré avoir « des stratégies » pour augmenter ses ventes et son bénéfice net en cette période de déflation alimentaire.
PHOTO MARTIN LEBLANC, ARCHIVES LA PRESSE
Par rapport à l'hiver dernier, les fruits, les légumes, la viande, les oeufs et le beurre sont plus abordables, a énuméré le grand patron des supermarchés Metro et Super C, Eric R. La Flèche, en marge de l'assemblée annuelle des actionnaires, hier matin.
Cette déflation, a-t-il ajouté, « est une complication de plus dans le puzzle », déjà difficile en raison de l'environnement hautement concurrentiel qui sévit.
Plus concrètement, le panier chez Metro a affiché une déflation de 1 % au cours du trimestre clos à la mi-décembre. Cela se compare à une hausse de prix de 2,8 % à la même période l'an dernier.
« La première partie de 2017 représente un défi supplémentaire, car les résultats sont comparés à ceux d'une période de forte inflation en 2016 », a d'ailleurs souligné le PDG.
DE METRO À SUPER C
Malgré la déflation, les consommateurs « courent encore les aubaines » et les parts de marché des supermarchés au rabais (comme Super C et Maxi) continuent de croître, observe Eric R. La Flèche. 
Résultat, un plus grand nombre de Super C que de Metro seront inaugurés cette année. « Quelques » Metro seront convertis en Super C et quelques nouvelles épiceries seront construites. Les décisions sont prises « marché par marché en fonction de la concurrence à proximité », a précisé le PDG.
PAS JUSTE DU STEAK HACHÉ
La déflation change-t-elle les habitudes d'achat ? 
« Il n'y a pas des grands changements de comportement, a répondu le patron de Metro. Est-ce que les gens se gâtent plus ? Depuis six mois, la viande est certainement plus abordable. On vend plus de coupes de meilleure qualité, ou nobles comme on dit. Alors qu'en période d'inflation, on vend du steak haché, et le reste, c'est difficile. » 
La déflation a aussi un impact sur le marchandisage. Par exemple, le filet mignon a été mis à la une de la circulaire dans le temps des Fêtes, ce qui aurait été impensable l'année d'avant, vu son prix exorbitant.
ADONIS ET PREMIÈRE MOISSON
Le PDG de Metro affirme « travailler sur des ouvertures additionnelles » d'Adonis, autant en Ontario qu'au Québec. Il n'était pas en mesure de dire si la prochaine inauguration aura lieu cette année ou en 2018. À l'heure actuelle, il y a 11 Adonis, soit 9 au Québec et 2 en Ontario. Metro affirme qu'il y a « encore de la place au Québec » pour cette chaîne ethnique. En ce qui concerne la boulangerie Première Moisson, Metro espère en ouvrir d'autres au Québec. Il y en a 24 présentement.
ÉPICERIE EN LIGNE : PATIENCE
Depuis le mois d'octobre, trois Metro de Montréal offrent le service d'achat en ligne avec livraison à domicile ou cueillette en magasin. « C'est prometteur. [...] Les résultats de nos premiers pas sont encourageants », a indiqué Eric R. La Flèche. Ce service sera « progressivement étendu » dans la région de Montréal cette année. Le marché ontarien devra attendre en 2018, au minimum. Évidemment, on est loin de la rentabilité et il y a des ajustements à faire, en ce qui concerne l'interface et la logistique.
AIR MILES ET LA « PRESSION DES CLIENTS »
La crise qui a ébranlé Air Miles l'automne dernier pourrait lui faire perdre un important client : Metro, qui accepte la carte bleue dans ses établissements ontariens. Le PDG de Metro a admis que l'événement l'avait fait « réfléchir » sur son partenariat avec le programme de fidélisation. « Ça n'a pas été facile pour les détaillants ni pour les membres. On a ressenti la pression des clients. » Ainsi, il n'exclut pas la possibilité de proposer son programme maison metro & moi en Ontario, « quand notre contrat viendra à échéance ».

Santé Canada propose d'interdire un type de gras trans industriel

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/ Publié le 07 avril 2017 à 16h42   |  Mis à jour à 16h42 Certaines margarines recèlent des hui...