vendredi 27 janvier 2017

Le Canada pourrait contribuer au fonds sur l'avortement des Pays-Bas

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/

Publié le 27 janvier 2017 à 18h33 | Mis à jour à 18h33
La ministre canadienne du Développement international, Marie-Claude Bibeau... (PHOTO Adrian Wyld, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
La ministre canadienne du Développement international, Marie-Claude Bibeau
PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Agence France-Presse
OTTAWA
Le Canada envisage de contribuer au fonds international que veut mettre en place le gouvernement néerlandais afin de compenser l'arrêt du financement américain d'ONG internationales soutenant l'avortement, a indiqué vendredi à l'AFP le gouvernement canadien.
Le nouveau président américain Donald Trump a signé lundi un décret interdisant le financement par les États-Unis de ces organisations non gouvernementales (ONG).
Le lendemain, les Pays-Bas ont, par la voix de la ministre néerlandaise responsable de la Coopération au développement Lilianne Ploumen, pris «l'initiative d'un fonds international pour offrir aux femmes dans les pays en voie de développement l'accès à de bonnes informations, à des moyens contraceptifs et à l'avortement».
Mme Ploumen s'est entretenue mercredi avec Marie-Claude Bibeau, ministre canadienne du Développement international pour évoquer ce fonds, a indiqué à l'AFP le cabinet de Mme Bibeau.
«Les paramètres du Fond commencent à se définir donc on va analyser le dossier rapidement», a indiqué Louis Bélanger, porte-parole de la ministre canadienne.
Le gouvernement de Justin Trudeau, au pouvoir depuis un peu plus d'un an, doit prochainement présenter sa nouvelle politique d'aide au développement et «les droits sexuels et génésiques (liés à la reproduction) seront au coeur» de cette nouvelle approche, a relevé le cabinet de Mme Bibeau.
«L'approche du Canada vise à s'assurer que chaque grossesse est voulue, que chaque naissance est sans danger, et que chaque fille et femme est traitée avec la dignité et le respect qu'elle mérite». Le financement de «l'avortement sans danger» s'inscrit dans cette approche, selon le gouvernement canadien.
Selon l'organisation Marie Stopes International, citée par la ministre Ploumen, l'arrêt des subventions américaines engendreront en quatre ans 6,5 millions de grossesses non désirées, 2,1 millions d'avortements à risques et la mort inutile de 21 700 mères.

Un nouvel envol sur un nouveau site pour la Maison des Trois colombes

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/

Publié le 27 janvier 2017 à 18h15 | Mis à jour à 18h15
La générosité des familles d'André Buisson et de... (Stéphane Lessard)
La générosité des familles d'André Buisson et de Jean Chrétien permettront à la Maison des Trois colombes de prendre son envol sur un nouveau site à Shawinigan.
STÉPHANE LESSARD
GUY VEILLETTE
Le Nouvelliste
(Shawinigan) La Maison des Trois colombes ne verra finalement pas le jour sur les terrains de l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie, mais dans la vaste résidence de l'un des grands bâtisseurs de Shawinigan. Vendredi matin, la famille Buisson a annoncé que la maison familiale de la Terrasse Cascade serait cédée à l'organisme de bienfaisance, ce qui lui permettra d'accélérer son projet d'offrir huit lits aux personnes en fin de vie sur un site exceptionnel.
Une centaine de personnes ont assisté à ce dévoilement chargé en émotion, vendredi matin au club de golf Le Mémorial. L'ex-premier ministre du Canada, Jean Chrétien, faisait partie des invités d'honneur en raison d'une exceptionnelle contribution de 845 000 $ amassés dans sa famille et chez des amis proches pour cette maison de soins palliatifs. 
«Il y a environ deux ans, Lise Landry et André Garant sont venus me voir pour que je m'implique dans cette campagne», raconte M. Chrétien, toujours en très grande forme. «Je fais beaucoup de philanthropie à travers la pays mais je n'en parle pas beaucoup parce que sinon, je serais encore plus sollicité et je n'ai pas rien que ça à faire. Il faut que je gagne ma vie!»
M. Chrétien a bien connu Gabriel Buisson, fondateur de la Société Laurentide, décédé en février 2016 à l'âge de 88 ans. Comme avocat, il avait travaillé à l'incorporation de l'entreprise à la fin des années 50, en plus de s'impliquer comme secrétaire du conseil d'administration du club de golf Le Mémorial, également propriété de la famille.
L'ex-député de Saint-Maurice observe qu'il est plutôt rare qu'un service semblable puisse hériter d'une spacieuse demeure pour lancer ses opérations. Il estime qu'il s'agissait d'un endroit rêvé pour accompagner les derniers jours d'une personne.
«Le site est fantastique», assure-t-il. «C'est au-dessus du Saint-Maurice. Il y a des arbres, une entrée magnifique. On sera tous fiers de dire que nous avons ça à Shawinigan.»
Tourner la page
Pour le clan Buisson, les émotions s'entremêlent entre la fierté de poser un geste significatif pour les personnes en fin de vie de la région et la nostalgie de tourner une importante page de l'histoire familiale.
Au cours des dernières années, la famille a vécu de très près l'importance d'un accompagnement de qualité auprès des personnes en perte d'autonomie puisque Gabriel Buisson était atteint de la maladie d'Alzheimer. Son épouse, Pauline Arseneault, livre le même combat.
«La progression de la maladie a fait en sorte qu'ils avaient besoin de soins continuels», explique André Buisson. «Nous avons formé une équipe pour nous assurer que leur qualité de vie serait maintenue. Nous avons réalisé à quel point ça faisait la différence. Mon père est décédé à la maison l'an dernier et malgré que ça ait été un événement très triste, de la manière dont ça s'est déroulé, c'était un beau moment. Ça m'a fait vraiment réaliser toute l'amplitude de cette problématique (des soins de fin de vie).»
Au net, la famille et la Société Laurentide remettent 550 000 $ à la Maison des Trois colombes. André Buisson assure que le consensus est apparu assez rapidement entre les enfants concernant l'avenir de la maison.
Dans son allocution, l'homme d'affaires a souligné certaines caractéristiques de la demeure, qu'il associait volontiers à la personnalité de Gabriel Buisson: envergure, démesure, innovation, dépassement de soi et souci non négociable pour la qualité et le travail bien fait.
«Comme maison unifamiliale, ça n'avait aucun sens de penser à l'habiter», fait-il remarquer. «C'était disproportionné. On est convaincu qu'on fait la bonne chose, parce que ça répond à un besoin criant.»
La présidente du conseil d'administration de la Maison des Trois colombes, Lise Landry, flottait sur un nuage en voyant tout près de 1,4 million de dollars apparaître pour la réalisation du projet. La campagne de financement se poursuit pour atteindre un objectif de 850 000 $.
Tel qu'annoncé dans le projet initial, ce centre de soins palliatifs comptera huit chambres. Certains réaménagements sont évidemment prévus dans la résidence Buisson, dont la condamnation de la piscine intérieure pour la remplacer par des bureaux administratifs.
«Quand on regardait les avantages de cette maison, on constatait qu'elle est beaucoup plus grande que ce que nous aurions construit. Quand on dit que ce sera la plus belle maison au Québec, ça va être vrai!», promet l'ex-mairesse.
La conférence d'information a aussi permis de présenter la nouvelle signature visuelle de l'organisation et d'annoncer la mise en ligne d'un site web. 
Rappelons que l'an dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, s'était déplacé à Shawinigan pour annoncer un financement récurrent de 544 000 $ pour ce projet, correspondant aux frais d'exploitation annuels.
Mme Landry souhaite que la Maison des Trois colombes puisse ouvrir ses portes d'ici une douzaine de mois.

Le pour et le contre de la pesée des élèves

http://www.lapresse.ca/actualites/education/

Publié le 27 janvier 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
La Fédération des comités de parents du Québec... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)
La Fédération des comités de parents du Québec est fortement opposée à la pesée des élèves qui se fait dans plusieurs cégeps et aussi dans certaines écoles primaires et secondaires sans qu'on sache à quel point la pratique est répandue.
PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE
LOUISE LEDUC
La Presse
Faut-il ou pas peser les élèves au cégep, au secondaire, voire au primaire ? Étudiée ces jours-ci en commission parlementaire après avoir fait l'objet d'une pétition de 4336 signataires opposés à la pratique, la question devra être tranchée par le ministre de l'Éducation.
Dans le coin droit : la Fédération des comités de parents du Québec, fortement opposée à l'idée de cette pesée qui se fait dans plusieurs cégeps et aussi dans certaines écoles primaires et secondaires sans qu'on sache à quel point la pratique est répandue. Au cégep, la pesée et l'indice de masse corporelle sont souvent pris en compte pour évaluer la condition physique des élèves.
S'appuyant sur des experts comme l'American Academy of Pediatrics et après avoir mené un sondage auprès des parents qu'elle représente, la Fédération estime que la pesée «comporte de trop grands risques d'engendrer chez les jeunes des comportements alimentaires malsains, de la stigmatisation et de l'intimidation liée au poids».
La Fédération des comités de parents du Québec reconnaît certes que la proportion de jeunes avec un surplus de poids est préoccupante. Au nom des parents qu'ils ont sondés, l'organisme souhaite qu'à la pesée, les écoles privilégient plutôt la transmission d'informations sur les bienfaits d'un mode de vie actif et d'une saine alimentation.
De son côté, la Fédération des enseignants d'éducation physique du Québec a tenu un autre discours en commission parlementaire.
Dans son mémoire, cette fédération demande à ce que les enseignants d'éducation physique maintiennent «la prise de mesures anthropométriques sur une base volontaire et confidentielle comme moyen éducatif, à savoir comme moyen de sensibilisation des étudiants à l'image corporelle positive».
Troubles alimentaires
Les enseignants d'éducation physique font d'abord remarquer que la connaissance du poids corporel est parfois nécessaire pour évaluer la condition physique des jeunes.
Ils observent ensuite dans leur mémoire que «le passage au collégial est souvent critique. Les étudiants quittent le milieu familial, ils ont souvent moins accès à des lieux d'entraînement et ils doivent prendre en charge leur alimentation». 
«Il peut en résulter des changements importants dans la composition corporelle [des jeunes] et notre rôle est de faire prendre conscience aux étudiants de ces changements.» - Extrait du mémoire de la Fédération des enseignants d'éducation du Québec
Les enseignants d'éducation physique notent cependant que la pesée et la mesure de l'indice de la masse corporelle doivent absolument se faire sur une base volontaire et de manière confidentielle.
Sensibles à la question des troubles alimentaires, ils s'opposent à la pesée au primaire et au secondaire.
Au terme des débats, les commissaires parlementaires qui se penchent sur le sujet devront transmettre un avis au ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx.
Cet été, lorsqu'il avait été interrogé sur le sujet, le ministre s'était montré plutôt opposé à la pratique de la pesée.

La grippe chez le chat

PHOTO FOTOLIA ANNIE ROSS Vendredi, 3 novembre 2017 18:13 MISE à JOUR  Vendredi, 3 novembre 2017 18:13 En novembre, chaque ...