mardi 31 janvier 2017

Cannabis: davantage de risques avant 17 ans

http://www.quebecscience.qc.ca/actualites/

Par Marine Corniou - 26/01/2017
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Cannabis
Si votre ado veut fumer du pot, mieux vaut qu'il attende d'avoir 17 ans... C'est en substance ce que conclut une étude menée par des chercheurs de l'Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine, publiée dans dans la revue Development and Psychopathology  des Presses universitaires de Cambridge. 

Les chercheurs, menés par Natalie Castellanos Ryan, ont analysé les résultats de tests cognitifs de 294 adolescents, à l’âge de 13, 14 et 20 ans. "Ces derniers ont répondu à un questionnaire une fois par année, de l’âge de 13 ans jusqu’à leurs 17 ans, puis de nouveau à l’âge de 20 ans, entre 1991 et 1998", résume le communiqué

Bilan? Les adolescents qui fument du cannabis dès l’âge de 14 ans obtiennent de moins bons résultats à certains tests cognitifs passés à l’âge de 20 ans et ils sont plus nombreux à abandonner leurs études que ceux qui ne fument pas de cannabis. 

En revanche, les chercheurs n'ont pas observé de différences entre les jeunes qui ne fumaient pas de cannabis et ceux qui avaient commencé leur consommation après 17 ans. 

Retarder la consommation 

Cette étude confirme les craintes souvent avancées quant aux effets du cannabis sur le cerveau en plein développement des adolescents. Le message à faire passer aux jeunes? “Nous avons des preuves que la consommation de cannabis a des effets nocifs, surtout si vous commencez à en consommer quand vous êtes jeunes. Donc, si vous pouvez retarder autant que possible votre expérimentation du cannabis, au moins jusqu’à l’âge de 17 ans, il y aura moins de risques que cela ait des incidences sur votre cerveau”, explique la chercheuse. 

De nombreuses études visent à évaluer les effets nocifs du cannabis, surtout dans un contexte de légalisation et d'usage médical accru. Rappelons ainsi que plusieurs études ont démontré, chez l'humain et chez l'animal, que la consommation de cannabis à l’adolescence entraînait des troubles cognitifs durables persistant à l’âge adulte (même après arrêt de la consommation). La consommation régulière de cannabis est également associée à des troubles "immédiats" de la mémoire et de l'attention. 

Par ailleurs, c'est un facteur de risque important de déclenchement de la psychose (mutliplication du risque par deux ou trois) chez les adolescents. Là encore, l’effet est plus marqué en cas de consommation importante et en cas de consommation précoce, avant l’âge de 15 ans.

Se sortir de l'enfer de l'anorexie et de la boulimie

http://ici.radio-canada.ca/emissions/medium_large/

Le lundi 30 janvier 2017
François Imbeau-Dulac, Anaïs Guertin-Lacroix et Saskia Thuot
François Imbeau-Dulac, Anaïs Guertin-Lacroix et Saskia Thuot  
 Photo : Radio-Canada/Mathieu Arsenault
L'animatrice à MétéoMédia Anaïs Guertin-Lacroix et le plongeur François Imbeau-Dulac ont développé un trouble alimentaire de façon soudaine, après avoir été jugés sur leur apparence. Ils racontent à Catherine Perrin comment ils ont réussi à vaincre la boulimie et l'anorexie, avec l'aide de leurs proches. L'animatrice Saskia Thuot, qui fait l'éloge de la diversité corporelles, se joint à la conversation. 
 
La boulimie, le contraire de l'élégance 
« L'image de se faire vomir, c'est violent. J'ai accepté d'en parler parce que ça nous suit pendant de nombreuses années. » Anaïs Guertin-Lacroix considère que ses cinq années de boulimie ont été un enfer dont elle garde encore des séquelles physiques. Elle a pu retrouver un équilibre de vie grâce à sa mère, qui l'a obligée à consulter une psychologue spécialiste des troubles alimentaires. 
 
« Le regard des autres m'alimentait » 
François Imbeau-Dulac a cessé de s'alimenter normalement lorsqu'il a cru que son image corporelle pouvait avoir un rôle à jouer dans ses performances sportives. Lors des prises de sang avant les compétitions, il cachait son problème alimentaire en se bourrant de nourriture. Pour se sortir de l'anorexie, il a suivi une thérapie pendant un an. Il avoue devoir faire attention pour ne pas retomber dans ces habitudes malsaines. 
 
Nos invités : 
Saskia Thuot, animatrice, une des marraines de la 10e campagne d'anorexie et boulimie Québec (ANEB-Québec) 
Anaïs Guertin-Lacroix, animatrice à MétéoMédia 
François Imbeau-Dulac, athlète olympique

La grippe chez le chat

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