vendredi 3 février 2017

Mint Clopidogrel 75mg comprimé

http://famili-sante.net/fr/espace-sante/

Ce médicament est un anti-plaquettaire qui « éclaircit » le sang. Habituellement, on l'utilise pour prévenir un accident vasculaire cérébral ou en appoint dans le traitement de l'infarctus. Il produit son plein effet après quelques jours.

Mode d'emploi

En règle générale, on utilise ce produit une fois par jour. Il est possible que votre pharmacien vous ait indiqué un horaire différent qui est plus approprié pour vous. Vous devez le prendre régulièrement et de façon continue pour maintenir ses effets bénéfiques.
Il est important de respecter la posologie inscrite sur l'étiquette. N'en utilisez pas plus, ni plus souvent qu'indiqué. Si vous oubliez de prendre une dose, prenez-la dès que vous y pensez. S'il est presque l'heure de votre dose suivante, laissez simplement tomber la dose oubliée. Ne doublez pas la dose suivante pour tenter de vous rattraper.
Ce médicament peut être pris avec ou sans nourriture, sans égard aux repas ou aux collations. Évitez de prendre du pamplemousse ou du jus de pamplemousse durant tout votre traitement. Le pamplemousse peut sensiblement modifier l'effet de votre médicament.

Effets indésirables

En plus de ses effets recherchés, ce produit peut à l'occasion entraîner certains effets indésirables (effets secondaires), notamment :
  • il peut causer des maux de tête;
  • il peut causer des douleurs articulaires;
  • il peut causer un malaise général qui fait penser à une grippe;
  • il peut donner des problèmes de digestion;
  • il peut causer des étourdissements - levez-vous lentement.
Chaque personne peut réagir différemment à un traitement. Si vous croyez que ce produit est la cause d'un problème qui vous incommode, qu'il soit mentionné ici ou non, discutez-en avec votre médecin ou votre pharmacien. Ils peuvent vous aider à déterminer si votre traitement en est effectivement la cause et, au besoin, vous aider à bien gérer la situation.

Conservation

Comme la plupart des médicaments, vous devriez garder ce produit à température ambiante. Conservez-le dans un endroit sécuritaire où il ne sera pas exposé à la chaleur, à l'humidité ou à la lumière du soleil. Gardez-le hors de portée des jeunes enfants. Faites détruire de façon sécuritaire toute quantité qui vous resterait après sa date de péremption.

Information additionnelle

Ce médicament peut interagir avec d'autres médicaments ou suppléments, parfois de façon importante. Heureusement, les interactions sont souvent mineures. Il est possible d'en prévenir plusieurs en ajustant la dose de vos médicaments ou en changeant leur moment de prise. Vérifiez auprès de votre pharmacien avant d'utiliser ce produit en association avec d'autres médicaments, vitamines ou produits naturels.

Notes générales

Il est important de mentionner aux professionnels de la santé que vous consultez :
  • si vous avez des antécédents d'autres maladies, si vous fumez et, pour les femmes, si vous êtes enceinte ou désirez le devenir, ou si vous allaitez;
  • si vous avez des allergies aux médicaments ou d'autres allergies (ex. aliments, latex, etc.);
  • tous les médicaments que vous utilisez, avec ou sans ordonnance, incluant les vitamines et les produits naturels.

Études: vivre dans un milieu défavorisé fait perdre deux années de vie

http://www.lapresse.ca/actualites/sciences/

Publié le 31 janvier 2017 à 18h49 | Mis à jour le 31 janvier 2017 à 18h49

Agence Science Presse
PARIS
Vivre dans des conditions socio-économiques défavorables fait perdre deux années de vie, soit presque autant que la sédentarité, selon une étude publiée mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet.











En passant en revue 48 études effectuées aux États-Unis, en Australie et dans plusieurs pays européens, des chercheurs ont découvert que de mauvaises conditions socio-économiques -comme le fait d'avoir un travail peu qualifié ou un faible niveau d'éducation -pouvaient réduire l'espérance de vie moyenne d'une personne de 2,1 années.
Le tabagisme est pour sa part associé à une perte d'espérance de vie de 4,8 ans, le diabète de 3,9 ans et la sédentarité de 2,4 ans.
L'étude a été réalisée dans le cadre du projet Lifepath, consacré au vieillissement et financé par la Commission européenne.
«Nous savons que l'éducation, le revenu et le travail affectent la santé, mais peu d'études en ont évalué l'importance», explique le Pr Mika Kivimaki de l'University College de Londres, qui a participé à l'étude.
Des chercheurs ont découvert que de mauvaises conditions... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)
Des chercheurs ont découvert que de mauvaises conditions socio-économiques pouvaient réduire l'espérance de vie moyenne d'une personne de 2,1 années.
PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE
Les chercheurs soulignent que les conditions socio-économiques peuvent être modifiées par des politiques locales, nationales ou internationales et que l'impact de ces changements sur l'espérance de vie peut être plus important que des aides à l'arrêt du tabac ou des conseils diététiques. Ce type d'interventions bénéficiant plus aux personnes privilégiées.
«Le statut socio-économique est important parce qu'il est un résumé d'une exposition, pendant toute une vie, à des conditions et des comportements dangereux», relève de son côté Paolo Vineis, le chef du projet Lifepath.
L'objectif de Lifepath est de comprendre les mécanismes biologiques par lesquels les inégalités sociales engendrent des inégalités en matière de santé.

Tabac: la fumée imprégnée dans les objets nuirait à la santé

http://www.lapresse.ca/sciences/medecine/

Publié le 03 février 2017 à 08h43 | Mis à jour à 08h43

Agence France-Presse
Paris
Sortir pour fumer une cigarette pourrait bien s'avérer insuffisant pour protéger la santé des non-fumeurs, selon une étude effectuée chez des souris montrant qu'une exposition indirecte à la fumée du tabac, c'est-à-dire par ses résidus laissés sur les objets, serait elle aussi nocive.






On parle d'exposition indirecte (ou « third-hand smoke » en anglais) pour désigner le contact avec les résidus laissés par la fumée du tabac sur les meubles, les rideaux ou les murs par exemple.
Elle est différente du tabagisme passif qui consiste à inhaler, de manière involontaire, la fumée secondaire dégagée par un ou plusieurs fumeurs et dont les dangers sont déjà bien connus.
Peu d'études ont en revanche été effectuées à ce jour sur l'exposition indirecte à la fumée du tabac.
Dans une étude publiée dans la revue Scientific Reports, des chercheurs de l'université de Berkeley, en Californie, ont montré que des souriceaux nouveau-nés exposés à des vêtements traités avec de la fumée de cigarette pendant trois semaines présentaient un plus faible poids que ceux qui n'avaient pas été exposés.
Sortir pour fumer une cigarette pourrait bien s'avérer insuffisant pour... (Photo Shaun Best, archives Reuters)
PHOTO SHAUN BEST, ARCHIVES REUTERS
Les nouveau-nés comme les souris adultes ont également présenté des modifications de leur composition sanguine associées à des réactions inflammatoires ou allergiques.
L'effet sur le poids s'est toutefois avéré temporaire, contrairement à la modification des globules blancs qui s'est maintenue même après l'arrêt de l'exposition.
Selon Jian-Hua Mao, l'un des auteurs de l'étude, le taux de tous les types de globules blancs associés aux inflammations et aux allergies a connu des augmentations.
« Les changements ont subsisté pendant 14 semaines après la fin de l'exposition chez les nouveau-nés et deux semaines après l'exposition chez les adultes », précise-t-il.
Pour l'instant toutefois, les chercheurs ne sont pas en mesure de dire si les modifications biologiques entraînent des pathologies spécifiques.
« L'exposition indirecte est un facteur de risque sanitaire sous-estimé », relève de son côté Antoine Snijders, un autre auteur de l'étude, qui souligne que de nouvelles recherches sont nécessaires, notamment chez l'homme, avant de pouvoir proposer des mesures préventives.

Les hommes de 45 à 64 ans sont les plus vulnérables au suicide

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/

Publié le 03 février 2017 à 05h00 | Mis à jour à 08h41

SOPHIE ALLARD
La Presse
Le taux de suicide au Québec poursuit sa tendance à la baisse depuis le tournant du siècle, bien que de façon moins marquée, révèlent les plus récentes statistiques de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Alors que le Québec souligne la Semaine nationale de la prévention du suicide, la situation chez les hommes de 45 à 64 ans, qui se suicident en grand nombre, demeure toutefois préoccupante.








Trois suicides par jour
En 2014, le taux de mortalité par suicide était de 13,4 pour 100 000 personnes au Québec, pour un total de 1125 décès : 845 chez les hommes et 280 chez les femmes. « Ça équivaut à trois suicides par jour, souligne Jérôme Gaudreault, directeur général de l'Association québécoise de prévention du suicide. Il y a une stagnation du nombre de décès par année depuis 2007. Comme la population augmente, il y a tout de même un effet à la baisse sur le taux, mais même cet effet semble s'arrêter. » Selon M. Gaudreault, le ministère de la Santé doit investir davantage dans la prévention. « Les lignes téléphoniques sont surchargées, les intervenants ne sont pas assez nombreux et l'attente est de six mois pour voir un psychologue dans le réseau de la santé. »
Au Québec, les hommes de 45 à 64... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)
Au Québec, les hommes de 45 à 64 ans présentent le plus haut taux de mort par suicide, soit 33 pour 100 000 personnes.
PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE
Hommes de 45 à 64 ans
Face au suicide, les grands perdants sont les hommes de 45 à 64 ans. Au Québec, ils présentent le plus haut taux de mort par suicide, soit 33 pour 100 000 personnes. C'est trois fois plus que les hommes de 15 à 24 ans (13 pour 100 000 personnes) et que les femmes de 45 à 64 ans (11 pour 100 000 personnes). « Contrairement à la tendance à la baisse dans les autres groupes d'âge, un plateau est observé dans les dernières années », écrivent les auteurs du rapport dévoilé lundi. Le constat est le même aux États-Unis : le taux de suicide chez les hommes de 45 à 64 ans y est le plus élevé (30 pour 100 000 personnes), en hausse de 43 % entre 1999 et 2014.
Une perte de repères
« On pense à tort que tout va pour le mieux pour les hommes blancs dans la force de l'âge, en raison de leur statut privilégié. Or, les chiffres ne mentent pas : ils sont les plus nombreux à s'enlever la vie », souligne Robert Whitley, chercheur principal du Groupe d'intérêt et de recherche pour la psychiatrie sociale de l'hôpital Douglas. Un taux de divorce élevé, le recul de la religion et l'effritement de la communauté et de la famille peuvent expliquer ces chiffres, d'où les taux généralement plus bas chez les immigrants. « Traditionnellement, le rôle de l'homme, c'était d'avoir une femme pour la vie, des enfants, un bon travail, un chalet. Quand on est divorcé, sans emploi, sans soutien, il peut y avoir une perte de dignité, une perte de sens de la vie », ajoute M. Whitley.
Marasme économique
Une économie chancelante est associée à une augmentation des taux de suicide, selon diverses études. On le constate lors de fermetures d'usines, on l'a vu lors du point culminant de la crise économique en Grèce. On le voit aux États-Unis. « Quand on se sent désengagé, en perte de contrôle sur sa vie, qu'on se sent à risque d'être déclassé socialement, on peut vivre de la frustration. Certains la retournent contre eux », dit Patrice Corriveau, directeur du département de criminologie de l'Université d'Ottawa. Certains observateurs - comme le Prix Nobel d'économie 2015 Angus Deaton - voient dans l'élection de Donald Trump un symptôme de la détresse des hommes blancs instruits, qui se suicident de plus en plus. « Les suicides chez les hommes sont particulièrement nombreux en milieu rural, dans les petites villes, précise Robert Whitley. Les industries traditionnellement masculines, comme l'agriculture, la foresterie et la pêche, sont en crise. » Selon l'INSPQ (2013), le taux de suicide chez les hommes dans les milieux ruraux est de 29 pour 100 000 personnes, contre 18 pour 100 000 personnes en milieu urbain. Les autochtones sont aussi très touchés.
Laissés-pour-compte
Au milieu des années 90, les hommes de 15 à 24 ans ont été frappés par une vague de suicides, avec un taux exceptionnel de 40 pour 100 000 personnes. Depuis, la situation s'est nettement améliorée (13,2 pour 100 000 personnes). «On a investi massivement énergie, temps et argent auprès des jeunes, ça montre que la prévention fonctionne, indique Patrice Corriveau, de l'Université d'Ottawa. Or, on a sous-estimé les besoins des hommes plus âgés. On se rend compte que leur détresse est profonde, mais les ressources sont manquantes ou absentes.» «Les hommes consultent moins, en partie parce que les services ne correspondent pas à leurs besoins, ajoute Robert Whitley. On leur demande de parler, de prendre des médicaments, alors qu'ils sont plus dans l'action. Il faut revoir l'approche.»

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA


Aucun bain depuis des années pour des aînés de la Gaspésie

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/

Publié le 31 janvier 2017 à 11h05 | Mis à jour le 31 janvier 2017 à 11h05

Une vingtaine de résidants d'un Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Gaspé ne reçoivent aucun bain par semaine, et ce, depuis des années. Dans un autre centre de New Carlisle, des résidants sont réveillés malgré eux à 5 h 30 du matin afin que le personnel ait le temps de les préparer pour leur journée. Dans un rapport publié aujourd'hui, le Protecteur du citoyen présente plusieurs informations troublantes sur la qualité des soins offerts aux usagers du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie.



















À la suite d'un signalement faisant état de lacunes notamment dans les soins de longue durée en Gaspésie, le Protecteur du citoyen a mené enquête dans 10 installations du CISSS de la Gaspésie.
D'entrée de jeu, le Protecteur du citoyen note le « dévouement du personnel soignant » qui démontre un fort engagement envers les résidants, et ce, « en dépit de son importante charge de travail ».
Des infirmières surchargées
Le rapport mentionne qu'au cours des derniers mois, des changements ont été apportés à l'offre de soins infirmiers. Au Centre d'hébergement de Maria, le nombre d'infirmières a été réduit pour faire place à plus de préposés. À New Carlisle, un poste d'infirmière a été supprimé. La direction du CISSS justifie ces coupes en disant que leurs milieux d'hébergement « excèdent les ratios de personnel que l'établissement préconise ».
Dans un rapport publié aujourd'hui, le Protecteur du... (Photo André Tremblay, archives La Presse)
Dans un rapport publié aujourd'hui, le Protecteur du citoyen présente plusieurs informations troublantes sur la qualité des soins offerts aux usagers du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie.
PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE
Le Protecteur mentionne qu'aucun résidant n'est mis en danger par cette situation. Mais plusieurs infirmières disent rencontrer avec difficulté leurs obligations déontologiques.
Les préposés aux bénéficiaires sont eux aussi surchargés. Si bien que dans plusieurs centres d'hébergement, il s'écoule plusieurs minutes avant que les préposés ne puissent répondre aux cloches d'appel.
Pas le temps d'aller aux toilettes
Des membres du personnel mentionnent que des résidants qui souhaitent être accompagnés pour aller aux toilettes reçoivent une réponse à leur demande après plus de 15 minutes d'attente. « Des résidants sont contraints, en raison des délais, à uriner dans leurs vêtements et ultimement, à porter une culotte d'incontinence », est-il écrit dans le rapport.
Le Protecteur du citoyen recommande au CISSS de la Gaspésie « d'améliorer la qualité du milieu de vie offert aux résidants des milieux d'hébergement placés sous sa responsabilité », notamment en ce qui a trait au moment du réveil.
Le Protecteur estime qu'au Centre d'hébergement de New Carlisle, où les résidants sont levés à 5 h 30 du matin, « la routine du personnel a nettement préséance sur le rythme des résidants ».
Peu de recommandations
Malgré ces constats, le Protecteur du citoyen, qui a également analysé l'offre de soins de première ligne et les soins aigus en Gaspésie, mentionne que « quoiqu'il y ait place à l'amélioration sur divers éléments, dans l'ensemble l'enquête n'a pas révélé de lacunes majeures justifiant au Protecteur du citoyen de craindre pour la santé et la sécurité des usagers ».
Ce dernier note aussi avoir fait seulement 19 recommandations, ce qui est faible compte tenu du nombre d'installations visitées. Le CISSS de la Gaspésie s'est engagé à répondre à toutes ces recommandations.