samedi 18 février 2017

10 millions de dollars pour combattre la crise des opioïdes en C.-B.

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PUBLIÉ LE VENDREDI 17 FÉVRIER 2017 À 12 H 05 | Mis à jour le 17 février 2017 à 13 h 00

La Colombie-Britannique, qui a signé l'entente sur la santé proposée par Ottawa, recevra 10 millions de dollars pour lutter contre la crise provinciale des opioïdes.
Un texte de Maryse Bernard
La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, et son homologue provincial, Terry Lake, ont annoncé vendredi lors d’une conférence de presse un financement de 65 millions de dollars pour aider à combattre la flambée de surdoses aux opioïdes au Canada, et un financement spécial pour la Colombie-Britannique, en raison de la sévérité de la crise dans la province.
Mme Philpott a souligné que la crise « dévastatrice » touche tout le pays, mais que la Colombie-Britannique a été la province la plus durement touchée.
Le fentanyl a la réputation d'être l'une des drogues les plus meurtrières dans la crise des opioïdes.
Le fentanyl a la réputation d'être l'une des drogues les plus meurtrières. Photo : Radio-Canada/CBC
« Plus de 900 personnes sont mortes de surdoses l’année dernière […] une augmentation de 80 % de 2015 », a-t-elle affirmé.
M. Lake a ajouté que le taux de surdoses mortelles de drogues illicites a diminué de 18 % entre décembre et janvier en Colombie-Britannique, mais que la situation demeure grave.

Santé mentale et à domicile

L'accord sur la santé signé vendredi par la Colombie-Britannique porte aussi sur les soins en santé à domicile et en santé mentale.
M. Philpott a soutenu que le gouvernement fédéral dépensera plus de 1,4 milliard de dollars dans le domaine de la santé dans la prochaine décennie.
L’investissement visera à réduire le temps d’attente pour les services de santé mentale, et permettra à plus de patients de recevoir des soins à domicile et de rester proches de leur communauté, selon Mme Philpott.
« La Colombie-Britannique se joint aux 8 territoires qui ont accepté l’offre du gouvernement fédéral », a indiqué la ministre fédérale de la Santé.
Jane Philpott, ministre fédérale de la Santé
Jane Philpott, ministre fédérale de la Santé Photo : La Presse canadienne/Sean Kilpatrick
Le Nouveau-BrunswickTerre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écossela Saskatchewanl'Île-du-Prince-Édouard et les trois territoires se sont déjà entendus avec Ottawa sur les transferts en santé.
L'Ontario, le Québec, le Manitoba et l’Alberta n'ont pas accepté l’offre du gouvernement fédéral l’an dernier, espérant une meilleure proposition.
L’an dernier, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a fait savoir qu’en l'absence d'une entente, la hausse des transferts sera de 3 % à compter du 1er avril.

Trump est-il fou ?

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Publié le 18 février 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Yves Boisvert... (PHOTO LA PRESSE)
Yves Boisvert
PHOTO LA PRESSE
YVES BOISVERT
La Presse
L'homme est vaniteux, narcissique et incohérent. Il est si émotif qu'il est inapte à gouverner.
Vous aurez sûrement reconnu ici le profil psychiatrique de Lucien Bouchard, tel que dressé par un éminent spécialiste. Le docteur Vivian Rakoff, en effet, n'était pas le premier venu, quand il a décidé de faire un diagnostic du politicien le plus populaire au Québec, il y a 20 ans. Professeur émérite, il avait dirigé 10 ans durant le département de psychiatrie de l'Université de Toronto. Depuis, il a présidé un centre de recherche et a reçu l'Ordre du Canada.
Ça ne l'a pas empêché de s'aventurer dans une sorte d'essai diagnostique à distance. Jamais, bien entendu, l'éminent psychiatre n'avait étendu Lucien Bouchard sur un divan ni ne l'avait croisé à l'épicerie.
Qu'importe, il avait saisi sa personnalité à travers certaines révélations du « patient ». La passion de M. Bouchard pour la littérature française et son indifférence à la littérature canadienne, par exemple, témoignent d'un attachement malsain à une mère patrie perdue et fantasmée, écrivait le psy. Pensez donc : l'oeuvre qu'il préfère entre toutes ? À la recherche du temps perdu !
Malade, vous dites ?
Conclusion du grand docteur Rakoff ? Lucien Bouchard souffre d'un « trouble de la personnalité esthétique ». Une affection « peu connue », selon lui. Si peu connue, en fait, qu'elle est absente du fameux DSM, ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, qui énonce le consensus scientifique en la matière.
La haine politique peut faire dérailler même les grands spécialistes de l'âme humaine, apparemment. Pour Rakoff, les souverainistes sont forcément xénophobes et leur chef devait nécessairement être atteint d'une maladie mentale. Non, mais faut-tu être fou pour vouloir briser un aussi beau pays !
***
Vingt ans plus tard, la même tentation de psychanalyser Donald Trump est irrésistible. Après des « portraits psychologiques » fascinants publiés ici et là, on a commencé à voir des psys aller plus loin et décrire des symptômes de troubles mentaux. On ne se contente plus de décrire sa personnalité, on le déclare malade.
Vision grandiose de lui-même, incapacité à tolérer la critique, difficulté ou incapacité à distinguer clairement la réalité, etc. Cette semaine, dans une lettre envoyée au New York Times, 35 psychiatres disent que les enjeux sont trop graves pour qu'ils se taisent plus longtemps.
« Ses paroles et son comportement suggèrent une incapacité profonde de faire preuve d'empathie. Les individus affectés de tels traits déforment la réalité pour qu'elle se conforme à leur état mental, s'en prenant aux faits et à ceux qui les rapportent (journalistes, scientifiques). [...] Nous croyons que la grande instabilité dont témoignent le discours de M. Trump et ses actions le rend incapable d'agir comme président de manière sécuritaire. »
Les experts ne fournissent pas de diagnostic, ça leur est interdit. Barry Goldwater (candidat défait à la présidence en 1964) s'était fait décrire comme un paranoïaque et même un schizophrène par certains psychiatres dans un magazine. Il avait poursuivi avec succès le périodique qui avait entrepris de fouiller son « inconscient ». Et depuis 1973, il est interdit aux psychiatres de faire ce genre de diagnostic médiatique.
Sauf qu'une rapide consultation du DSM-5 permet de décoder le langage des psys au sujet de Trump : on décrit les symptômes d'un « trouble de la personnalité narcissique ».
***
Il faut en finir avec cette « tendance à surdiagnostiquer pour dénoncer les attitudes qu'on n'aime pas », a répliqué dans le même journal un autre psychiatre, Allen Frances. Les politiciens devraient être dénoncés pour leurs actions et leur comportement, pas pour l'état de santé mentale qu'on leur attribue, dit-il.
Pour commencer, un diagnostic à distance ne vaut évidemment rien. Ensuite, la présence évidente de « traits » de personnalité ne permet pas de conclure à un « trouble ». On a tous des traits de personnalité et il suffit de lire la description des différents troubles de la personnalité pour finir par croire qu'on en est atteint. C'est la quantité et l'intensité de ces traits qui permettent de conclure à une « maladie ».
Sans compter qu'on insulte ceux qui souffrent vraiment de maladie mentale, et qui en arrachent pour vrai. Trump, au contraire, triomphe.
Comme si la disqualification ultime était psychiatrique : il est fou !
Il suffit pourtant que ses politiques soient exécrables.
Churchill a lutté toute sa vie avec la dépression, son « black dog », qui revenait le hanter périodiquement. Est-ce que ça le disqualifiait ?
Ce qui ne signifie nullement que Trump n'est pas dangereux. Mais à moins de le voir délirer (médicalement), la façon de lutter contre la présidence de Trump est par la contestation de son action politique. Pas en s'attaquant à sa maladie mentale supposée ou à sa personnalité - qu'un psychologue a classée probablement justement comme la plus déficiente en « agréabilité » de toute l'histoire présidentielle américaine...
«Sans compter qu'on insulte ceux qui souffrent vraiment de maladie mentale, et qui en arrachent pour vrai. Trump, au contraire, triomphe.»

Réforme Barrette: un orthopédiste forcé d'annuler des opérations

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/

Publié le 16 février 2017 à 22h20 | Mis à jour le 17 février 2017 à 07h09
Avant le 31 octobre, l'orthopédiste de l'Hôtel-Dieu de... (Le Soleil, Patrice Laroche)
Avant le 31 octobre, l'orthopédiste de l'Hôtel-Dieu de Lévis, le Dr Jean-François Bégin, faisait lui-même le tri dans les dizaines, voire les centaines de demandes de consultations qu'il recevait chaque année.
LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE
(Québec) Un orthopédiste de l'Hôtel-Dieu de Lévis, le Dr Jean-François Bégin, fulmine après avoir vu ses chirurgies annulées jeudi en raison d'une réforme du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.
Avant le 31 octobre, le Dr Bégin, qui se spécialise dans les chirurgies des membres supérieurs, faisait lui-même le tri dans les dizaines, voire les centaines de demandes de consultations qu'il recevait chaque année.
«Dans un monde idéal, on verrait tout le monde, mais on n'a pas les ressources pour le faire. On a donc instauré un système de priorisation des cas parmi ceux qui nécessitaient une chirurgie. Sur 10 consultations, on pouvait en céduler trois ou quatre qui avaient vraiment besoin d'une chirurgie», explique le médecin en entrevue au Soleil.
Or il y a quatre mois, le ministre Barrette a mis sur pied les Centres de répartition des demandes de services (CRDS) et transféré aux médecins de famille le pouvoir de déterminer ce qui est urgent ou pas, poursuit le Dr Bégin. 
«Résultat : depuis quatre mois, au lieu d'opérer 3 ou 4 cas sur 10, j'en opère 1 sur 25. Pendant deux semaines, je n'ai pas cédulé un seul rendez-vous, soit parce que la personne n'avait pas besoin de chirurgie, soit parce qu'elle n'était pas rendue au stade chirurgical, c'est-à-dire qu'elle n'avait pas d'abord été traitée en physiothérapie ou avec des anti-inflammatoires, par exemple», déplore le DrBégin.
Malgré toute leur bonne volonté, les médecins de famille n'ont pas les connaissances pointues des chirurgiens orthopédiques, explique-t-il. «Je suis incapable de voir des cas qui ont réellement besoin d'être vus parce qu'on se fait envoyer n'importe quoi. [...] Ceux qu'on peut aider sont noyés parmi des patients qu'on ne peut pas aider!» résume le spécialiste, rappelant qu'il a des cibles à respecter, à défaut de quoi il s'expose à des pénalités.
Jeudi, le médecin a vu ses chirurgies annulées parce que son programme opératoire était incomplet, rapporte-t-il. «Je suis en vacances forcées parce que j'avais juste cinq heures de chirurgie au lieu de sept. Il faut que ce soit complet pour que je puisse avoir la salle», explique le Dr Bégin.
Au cabinet du ministre Barrette, on affirme qu'après vérification auprès du CISSS de la Chaudière-Appalaches, aucune chirurgie n'a été annulée en lien avec le CRDS. L'attachée de presse du ministre, Julie White, a du reste indiqué que le ministère de la Santé s'était entendu avec l'Association d'orthopédie du Québec (AOQ), sans donner plus de détails.
Nouvelle entente
Vérification faite auprès du président de l'AOQ, le Dr Robert Turcotte, une nouvelle entente de fonctionnement avec le CRDS a effectivement été conclue en début de semaine. «Dorénavant, les demandes de consultation vont être acheminées à l'hôpital, et c'est nous qui allons sélectionner les patients en fonction de l'urgence. [...] On va avoir plus de contrôle pour s'assurer que nos ressources sont utilisées au maximum de nos capacités», a précisé le DrTurcotte, tout en convenant qu'il s'agit essentiellement du même mode de fonctionnement qu'avant la mise en place du CRDS.
Au cours des dernières semaines, le Dr Turcotte et d'autres spécialistes ont fait état de problèmes liés au nouveau système, déplorant que les places de consultation qu'ils rendaient disponibles ne se remplissaient pas.
«Nos listes d'attente ont baissé de 25 %, passant de 8000 à 6000 patients, juste parce que les patients ne venaient pas à nous, que les rendez-vous ne se donnaient pas», illustre le président de l'AOQ, selon qui les CRDS ont été mis sur pied trop vite. «Le Ministère avait été averti qu'il y aurait des ratés, mais il n'a pas retenu les commentaires. Là, il s'est rendu à l'évidence. Heureusement que ce n'est pas toutes les spécialités qui font partie du projet...»
Pénurie d'infirmières
Le Dr Turcotte note par ailleurs un autre problème dans plusieurs blocs opératoires de la province, notamment à l'Hôtel-Dieu de Lévis, lié cette fois au manque d'infirmières.
«On fonctionne avec des budgets très serrés, de sorte que quand une infirmière part en congé maladie ou de maternité, il n'y a personne pour la remplacer, on n'a pas de réserves. À Lévis, il y a des salles d'opération qui vont être coupées pour les deux prochains mois par manque d'infirmières», dénonce le spécialiste, précisant que «ça prend six mois former une infirmière au bloc opératoire». 
«À plusieurs endroits, on arrête les salles d'opération à l'heure du dîner parce qu'il manque d'infirmières. [...] Ça coûte moins cher, mais le corollaire, c'est qu'on cancelle ou retarde des chirurgies», déplore-t-il.

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